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10 mai 2026Ce luthier fabrique des guitares électriques écoresponsables artisanales et rêve de voir Matthieu Chedid et David Gilmour jouer avec sa « Céleste »
Analyse : Notre équipe propose une synthèse des points importants.
Un résumé concis de « Ce luthier fabrique des guitares électriques écoresponsables artisanales et rêve de voir Matthieu Chedid et David Gilmour jouer avec sa « Céleste » » selon notre équipe.
Ce qu’il faut garder en tête
Quel parcours pour Adrien Painco, qui depuis son enfance dans l’Aude s’est construit sur sa débrouillardise. Un « touche à tout », qui est entré en lutherie, après avoir créé un micro pour guitare. Un premier succès, puis une rencontre avec un guitariste professionnel qui a donné naissance à Céleste, une guitare électrique écoresponsable au design unique fabriquée dans son atelier à Rivesaltes.
Comment la musique est-elle entrée dans votre vie ? À 33 ans, l’Audois Adrien Painco se plonge dans ses souvenirs : « je devais avoir 2 ans, c’était à la fête de Nébias dans la Haute-Vallée de l’Aude. Pendant que mes parents dansaient, j’étais assis sur la scène, à côté des retours, pendant que Toone et Olivier Le Millour (NDLR : soldat Louis, guitariste de Cali) du groupe les Toons gardaient un œil sur moi ». Biberonné donc avec des passionnés, à 5 ans Adrien s’initie au solfège et la batterie, avant même de savoir lire. Mais à l’adolescence c’est la guitare qui prend le dessus avec pour références Jimi Hendrix, David Gilmour, Jeff Beck… Une amorce pour la suite !
Sans jamais lâcher sa guitare
En décalage avec ses ambitions, il quitte le lycée à 16 ans, en quête d’aventures. Des petits boulots dans la restauration, le bâtiment et l’électronique, le conduisent à tout juste 18 ans, à monter sa première boîte de boutons-poussoirs ! Adrien poursuit sa vadrouille, sans jamais lâcher sa guitare, jusqu’à décrocher un CAP-BEP d’ébénisterie à Rivesaltes et apprendre auprès d’un luthier expérimenté, meilleur ouvrier de France : « Jean-Yves Alquier est un maître en la matière, durant cinq ans je fais mes armes à ses côtés, j’apprends la rigueur, la précision et la cohérence artisanale ».
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D’un micro est né Céleste
En 2020, le temps du Covid est un déclencheur, pour Adrien qui développe LMC Pickups : « le micro c’est le cœur de la guitare, je dépose ma marque. Je rencontre à Monaco, un guitariste, youtuber des plus suivis, Florent Garcia (213 000 abonnés) qui apprécie un set de micro sur mesure que j’ai réalisé pour lui. C’est la naissance d’une amitié et d’une vision commune, pour créer un instrument complet entre un musicien professionnel et un artisan ».
Le corps utilise des bois de la montagne Noire
En 2021, après plusieurs dizaines d’esquisses conjuguant design, ergonomie, pratique et esthétique, un prototype coche toutes les cases de l’écoresponsabilité : « le corps utilise des bois de la montagne Noire, le manche est en érable jurassien, les touches sont en bambou. Il n’y a pas de plastique j’utilise des fibres de cellulose vulcanisée, les pontets en laiton sont usinés à froid et découpés au laser, les chanfreins sont micrométriques. Cette première série de dix guitares est innovante notamment par sa forme épurée, la précision de son micro ».
La Céleste MC1 pose ainsi les bases d’un design signature, qui depuis n’a fait que s’améliorer : « notamment sur la position des boutons de volume qui sont sous le pouce, tout comme le sélecteur qui permet d’accéder aux aigus jusqu’à la 22e case ». Effectivement tout s’emboîte avec élégance, la guitare Céleste offre un accastillage entièrement maîtrisé, avec un vibrato inox de haute précision, très fonctionnel.
La maîtrise totale
Et c’est bien ce qui fait toute la différence, la volonté d’Adrien est déterminée à fabriquer en France avec des partenaires locaux partageant ses valeurs : « nous avons parcouru les Pyrénées et les Alpes pour sélectionner des bois sourcés, l’objectif est la cohérence, la durabilité et l’ancrage territorial ». D’ailleurs la marque est aujourd’hui accompagnée par la Région Occitanie, la mairie de Rivesaltes et la chambre des métiers.
Céleste est une aventure, plus passionnelle que rentable !
Cinq ans après le premier prototype, aujourd’hui la gamme Céleste est aboutie, car à la MC1 s’ajoutent deux propositions supplémentaires (MCS et MCS +) avec l’objectif de pérenniser la marque sur le long terme en restant fidèle à l’approche artisanale et une production maîtrisée. En effet, Adrien ne peut produire qu’un maximum de 15 guitares par trimestre, qui sont réalisées à la suite de trois annonces annuelles : « Céleste est une aventure, plus passionnelle que rentable ! Avec Florent, nous avons réussi, suite au retour de nos clients, à réaliser une guitare qui nous ressemble à prix accessible. Ma grande satisfaction vient au moment de l’accordage, je sais que cette guitare que j’ai créée, va vivre sa vie dans d’autres mains, et oui sans prétention, j’en suis fier ! ».
Un plaisir (sur commande) qui démarre à 1 900 euros et peut dépasser les 4 000 € en fonction de la personnalisation. Et lorsque l’on demande à Adrien Painco, quel pourrait être son rêve en lien avec Céleste, il répond en souriant : « de voir un Matthieu Chedid ou un David Gilmour (avec son toucher légendaire) jouer sur Céleste ». Et pourquoi pas ?
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Les artisans de l’Aude et des Pyrénées-Orientales regorgent de talents reconnus dans le monde entier. L’Indépendant en a rencontré certains d’entre eux.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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