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10 mai 2026« Un burn-out ne survient pas du jour au lendemain », souligne un médecin du travail qui alerte sur des symptômes progressifs – franceinfo
Analyse : Une analyse rapide pour comprendre cette actualité.
Un regard de nos journalistes sur l'article « « Un burn-out ne survient pas du jour au lendemain », souligne un médecin du travail qui alerte sur des symptômes progressifs – franceinfo ».
Les points essentiels à retenir
En France le burn-out concerne « 12 à 15% de la population active » soit « plusieurs millions de personnes en situation de stress chronique » souligne Clément Duret, médecin du travail et chef de l’unité des pathologies professionnelles de l’hôpital de Garches.
L’épuisement professionnel, ou burn-out, est parfois difficile à comprendre, notamment en ce qui concerne ses causes. Quels sont les signes qui doivent alerter, pour soi comme pour ses proches ? Quels sont les métiers à risque ? Comment s’en sortir ? Ce sont notamment les questions posées à Clément Duret, médecin du travail, chef de l’unité des pathologies professionnelles de l’hôpital de Garches, dans les Hauts-de-Seine. Un rendez-vous en partenariat avec l’AP-HP (Assistance publique – Hôpitaux de Paris).
Comment est-ce qu’on définit le burn-out ?
Clément Duret : Le burn-out est un processus qui correspond à une accumulation de symptômes dans le temps, sur plusieurs mois en général. Il se manifeste par un épuisement physique, psychologique et moral, suite à une exposition prolongée à une situation stressante, notamment professionnelle. Mais on peut aussi s’épuiser dans des situations familiales, par exemple.
Combien de personnes sont concernées chaque année en France ?
On serait autour de 12 à 15% de la population active. C’est très hétérogène, avec des secteurs plus concernés que d’autres. Mais globalement, cela représente plusieurs millions de personnes en situation de stress chronique, voire d’épuisement caractérisé.
Existe-t-il des métiers plus à risque que d’autres ?
Tout à fait. C’est vraiment une maladie du surengagé, l’épuisement professionnel. Ce n’est pas la maladie d’une personne fragile, c’est même plutôt l’inverse. Certains milieux sont particulièrement surexposés : le milieu du soin, les environnements où le rythme de travail est très élevé, avec de grandes charges de responsabilité.
Les métiers passion sont-ils également à risque ?
Oui. Si une personne est désinvestie ou désintéressée de son travail, elle a beaucoup moins de risque de s’épuiser, puisqu’elle n’ira pas au cran d’après. Elle ne sacrifiera pas ses nuits ou ses week-ends pour son activité, alors que lorsqu’on est passionné, on peut risquer d’aller un cran trop loin.
« L’enjeu, c’est l’équilibre entre les contraintes qui nous consument et les ressources que cela nous apporte. »
Clément Duret, médecin du travail, chef de l’unité des pathologies professionnelles de l’hôpital de Garchesà franceinfo
Quels sont les premiers symptômes du burn-out ? Comment peut-on le reconnaître ? Est-ce qu’il y a d’autres choses à faire quand on repère ces signes-là ?
Un burn-out ne survient pas du jour au lendemain. La rupture peut être sévère, mais les symptômes, eux, se sont accumulés depuis plusieurs mois.
Le premier signe est le changement : changement de comportement, de manière d’être. On observe alors une irritabilité, des changements de rapports aux autres, un repli possible, ainsi que des difficultés de concentration. Le sommeil est souvent perturbé, malgré un épuisement caractérisé.
Tous ces éléments constituent des premiers signaux à prendre en compte et, lorsqu’ils apparaissent, à s’interroger sur l’équilibre global de la personne.
L’idée est de repérer ces signes aussi bien sur le plan professionnel que personnel puisqu’il existe un seul et même réservoir psychique. Lorsqu’on est à l’équilibre, les ressources physiologiques et sociales disponibles, comme le sommeil, le temps passé avec les autres ou les moments de plaisir, viennent compenser l’énergie dépensée dans la tâche professionnelle.
Comment peut-on aider un proche que l’on soupçonne de faire un burn-out ?
Ce qui est important, c’est de savoir que, chez une personne en burn-out, il existe parfois un critère de non-reconnaissance des troubles. Autrement dit, elle ne se rend pas compte de ce qui est en train de se passer, ou du moins minimise : elle se dit que c’est temporaire, que cela va passer, que les choses iront mieux pendant les vacances.
Il faut donc y aller doucement. On ne peut pas secouer quelqu’un sur cette question. L’idée est d’y aller progressivement en s’appuyant sur des éléments factuels et visibles.
« Il est important de toujours ouvrir par une question, afin d’inviter la personne à se questionner sur elle-même et sur son état global. »
Clément Duret, médecin du travail, chef de l’unité des pathologies professionnelles de l’hôpital de Garchesà franceinfo
Dès lors qu’on a atteint une ligne de fracture du burn-out, comment s’en sort-on ?
Il y aura nécessairement un arrêt maladie, qui constitue un premier temps de repos. Puis, après un ou deux mois de repos, il faut rapidement engager une psychothérapie spécialisée dans ces questions professionnelles afin de comprendre ce qui s’est passé : quels ont été les facteurs professionnels responsables, mais aussi pourquoi la personne n’a pas su s’en protéger ou prendre du recul face à un rythme qui l’a épuisée.
Ce facteur professionnel, peut être lié à l’organisation du temps de travail ou à une pression trop importante. Les personnes ayant fait un burn-out, peuvent-ils craindre de reprendre le travail et de retrouver les mêmes conditions qu’avant ?
Tout à fait. Le monde du travail n’étant pas forcément très régulé, il s’agit de se dire : « J’ai chuté une fois, Qu’est-ce qui me garantit que je ne serai pas concerné dans six mois, dans un an ou dans deux ans ? » Il y a donc ce travail à faire à la fois sur les conditions de travail, pour comprendre précisément ce qui s’est passé, et sur la mise en place d’un système de régulation personnel. Ensuite, une fois bien accompagnées, les personnes peuvent reprendre une activité professionnelle tout aussi intense qu’auparavant, mais avec une autre façon de la gérer.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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