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20 mai 2026En entreprise, des salariés font appel à des conseillères en stylisme pour soigner leur apparence – franceinfo
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette nouvelle selon nos journalistes.
Un regard de nos journalistes sur l'article « En entreprise, des salariés font appel à des conseillères en stylisme pour soigner leur apparence – franceinfo ».
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Temps de lecture : 2min – vidéo : 4min
C’est un peu la question que tout le monde se pose en se réveillant le matin : « Comment je m’habille ? » 97 % des Français estiment que l’apparence compte en entreprise. Bien s’habiller peut booster votre carrière et votre confiance en vous. Certains font appel à des conseillères en stylisme.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
À nouveau poste, nouvelle garde-robe. À 50 ans, Séverine Guizard, cadre dans la banque, vient d’être nommée au comité de direction de son entreprise. Pour endosser ses nouvelles responsabilités, elle a fait appel à une conseillère en image qui habille les cadres supérieurs. « Je n’avais pas les codes, je n’ai pas été élevée dans un monde hyper féminin. C’est surtout dans un but de gagner confiance en moi », justifie Séverine Guizard. « On n’a pas la même envie de se dépasser dans tel vêtement ou tel autre vêtement », affirme Chloé Crespin, conseillère en image, Echlosion.
Le constat est sans appel. Une bonne partie des vêtements de Séverine va disparaître de son placard. Et pour les remplacer, la conseillère table sur un grand classique de la femme d’affaires : le tailleur. « L’habit ne fait pas le moine. Ça permet quand même d’entrer au monastère. Le blazer, ça fait partie des codes corporate, qui sont évidents », indique Chloé Crespin. Le tailleur, à 500 euros tout de même, aidera-t-il Séverine dans sa carrière ?
Les Français, en tout cas, en sont persuadés : 97 % pensent que l’apparence compte en entreprise. Une étude américaine l’a chiffrée en espèces sonnantes et trébuchantes. Plus 2 152 euros par an pour les cadres plus apprêtés par rapport à leurs collègues moins soignés. Bien se présenter est associé à rigueur et compétence. Certaines entreprises imposent même un code vestimentaire légal. Encore faut-il le justifier.
Mariam Laben a raté un contrat parce qu’elle refusait de porter des talons. C’était jusque-là un outil de travail pour cette hôtesse d’accueil dans l’événementiel. Mais il y a deux ans, à cause de problèmes de santé, elle a demandé à porter des chaussures plates. « C’est juste inconfortable, surtout quand vous êtes debout toute la journée », lance-t-elle. L’entreprise décide de ne plus la faire travailler. La jeune femme écrit aux défenseurs des droits, qui lui donnent raison. C’est une discrimination physique liée au sexe. « C’est une tenue qu’on ne demande qu’aux femmes. On ne demanderait jamais ça à un homme », compare-t-elle. Mariam en est restée là, mais elle aurait pu porter plainte. En France, la discrimination à l’embauche fondée sur l’apparence physique est un délit passible de 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende.
L’apparence en entreprise, toujours un diktat ? Les temps commencent à changer, même dans les banques. Un établissement traite avec ses clients exclusivement en ligne. « Il y a vraiment eu un avant et un après Covid, peut-être aussi la mise en place du télétravail qui est passée par là », observe Brigitte Barré, responsable marketing assurances BoursoBank.
Derrière cette apparence décontractée, il y a bien un code plus subtil, détendu certes, mais soigné. « C’est un enjeu d’intégration, de communication. Savoir s’adapter aux codes de l’entreprise, c’est montrer qu’on comprend l’entreprise dans laquelle on travaille, qu’on est d’accord avec la manière de faire », détaille Lucie Petyst de Morcourt, DRH BoursoBank. Une bonne présentation reste donc essentielle en entreprise. Un recruteur forge en grande partie son opinion dans les 30 premières secondes.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Notre équipe restera attentive aux prochains développements.

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