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20 mai 2026Le septuagénaire à l’origine d’un incident rare à l’Assemblée nationale écope d’une amende
Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide et concise.
Quelques points clés à retenir concernant « Le septuagénaire à l’origine d’un incident rare à l’Assemblée nationale écope d’une amende ».
Analyse rapide
Après avoir interrompu une séance de questions au gouvernement depuis les tribunes de l’Assemblée nationale, un retraité de 75 ans a été condamné, ce vendredi 16 mai, à une amende par le tribunal correctionnel de Paris. Il a écopé d’une peine de 120 jours-amendes à 8 euros.
« On en a marre de vous ! », s’était-il écrié le 12 mai dernier dans l’hémicycle. Invité par une députée socialiste, cet habitant de Nancy avait interrompu la séance vers 15h30 alors que la ministre de la Santé Stéphanie Rist venait de répondre à une question sur le hantavirus. L’incident avait immédiatement provoqué agitation et brouhaha dans l’hémicycle.
Le septuagénaire comparaissait pour outrage sur des personnes chargées de l’autorité publique, en l’occurrence les députés et la présidente de l’Assemblée nationale. À l’audience, il a reconnu les faits tout en revendiquant une « action militante et citoyenne ». Selon Le Parisien, il a expliqué vouloir « réveiller les consciences des hommes politiques ».
« Il a souhaité exprimer ses opinions politiques »
Le retraité avait également jeté dans l’hémicycle des papiers manuscrits détaillant ses revendications. Il y accusait Emmanuel Macron de « crime contre l’humanité française » et de « totalitarisme », tout en annonçant qu’il « destitu[ait] le président » et « dissolv[ait] l’Assemblée nationale ».
Face à lui, le président du tribunal l’a interrogé sur la portée de sa démarche : « C’est un coup d’État ? », lui a-t-il demandé, ajoutant que cela semblait « digne de la dictature » qu’il prétendait dénoncer. « En France, il y a de gros problèmes. Et personne ne fait rien. J’ai 75 ans et je souhaite réveiller les consciences des hommes politiques », a assuré le prévenu. Un expert psychiatre a statué sur la bonne santé mentale de l’homme.
Le procureur avait requis une peine de quatre mois de prison avec sursis et 1 500 euros d’amende, rappelant que le prévenu « a été condamné pour viol et agression sexuelle par la cour d’assises a aussi écopé de plusieurs peines pour outrage à magistrat ». Il avait terminé l’exécution de sa peine criminelle en 2023. Et d’ajouter : « Il faut mettre un coup d’arrêt ».
Son avocate, Me Elsa Mora, a assuré que « cet homme ne déteste pas les députés, il a souhaité exprimer ses opinions politiques et attirer l’attention. Il n’est pas violent ». Selon elle, les faits sont à la limite du principe de la liberté d’expression, et elle a donc plaidé, durant l’audience, pour une peine symbolique.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Quelques points à garder à l'esprit selon notre rédaction.

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