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L'équipe met en lumière les points essentiels de « Aurore Bergé pointe les arguments « fallacieux » de l’avocat de Patrick Bruel ».
Points clés à connaître
Capture d’écran X (@RTLFrance)
« Il va trop loin » : Aurore Bergé pointe les arguments « fallacieux » de l’avocat de Patrick Bruel
• La ministre dénonce une « inversion accusatoire » et appelle à respecter la parole des victimes.
• Elle insiste aussi sur la présomption d’innocence et la nécessité de laisser la justice trancher.
L’affaire Patrick Bruel n’a pas fini de faire réagir la sphère politique. Après Emmanuel Grégoire et Maud Bregeon, c’est Aurore Bergé qui s’est exprimée ce jeudi 21 mai sur le cas du chanteur, accusé de viols et d’agressions sexuelles par plusieurs femmes, visé par des enquêtes en France et en Belgique, mais aussi par des appels au boycott de ses concerts – dont plusieurs ont déjà été annulés au Canada.
Au micro de RTL, la ministre déléguée chargée de l’Égalité femmes/hommes est revenue sur ces questions, mais elle a également critiqué les arguments de défense de l’avocat de Patrick Bruel, Me Christophe Ingrain. « Ce qui m’interpelle, et je suis en capacité de le dire parce que ce n’est pas porter un jugement sur cette affaire, c’est la manière avec laquelle son avocat se comporte vis-à-vis des victimes », a pointé Aurore Bergé.
Après avoir rappelé que « chacun a le droit à une défense » et « choisit la défense qu’il souhaite », la macroniste a mentionné une phrase de Me Christophe Ingrain qui « l’interpelle » beaucoup – et qui avait d’ailleurs été soulignée par Le HuffPost. Évoquant les accusations de Flavie Flament sur un viol présumé en 1991, l’avocat avait précisé que Patrick Bruel « faisait beaucoup moins que 32 ans » – son âge à l’époque des faits dénoncés.
« C’est la victime qui devient la coupable »
« La question n’est pas là », a fustigé Aurore Bergé – dont vous pouvez réécouter l’interview ci-dessous – en rappelant que l’enjeu « n’est pas de savoir si elle faisait plus âgée ou si lui faisait plus jeune ». « À la fin, on retourne une part d’accusation et c’est ça qui est souvent insupportable dans le cas […] de plaintes qui sont déposées pour violences sexuelles », a dénoncé la ministre, évoquant une « inversion accusatoire » où « c’est la victime qui devient la coupable ».
« On verra ce que dira la justice », a poursuivi Aurore Bergé, répétant que ce n’est pas à elle d’« énoncer » la « vérité judiciaire ». « En revanche, je considère qu’il y a des propos, y compris de la part de la défense, qui ne devrait pas être tenus », a insisté la ministre. Cette dernière a mentionné le cas de l’avocat de Gérard Depardieu dont la défense agressive – considérée comme de la « victimisation secondaire » par les associations féministes – lui avait valu une plainte devant l’Ordre des avocats.
« Je suis là pour défendre les droits des femmes […] et donc ça veut dire être en capacité d’entendre, d’écouter la parole des victimes présumées, de respecter le temps des victimes », a développé Aurore Bergé. Selon elle, Me Christophe Ingrain « va trop loin et il emploie des arguments qui sont absolument fallacieux sur l’âge ou le élément que [Patrick Bruel] ferait plus jeune ou plus âgé ».
Sur les concerts, Bergé choisit de ne pas choisir
La ministre chargée de l’Égalité femmes/hommes a aussi été interrogée sur les appels à annuler les concerts de Patrick Bruel, qui ont notamment été repris par les maires de Paris, Emmanuel Grégoire, et de Marseille, Benoît Payan. « C’est une décision qui lui appartient, à lui [à Patrick Bruel], et qui ne m’appartient pas, à moi, ni à vous, a répondu Aurore Bergé, c’est lui qui doit décider s’il souhaite continuer à être sur scène. »
« Si j’appelle solennellement Patrick Bruel à annuler ces concerts, vous imaginez bien l’interprétation immédiate qui en sera faite : il n’y a plus de présomption d’innocence », a estimé la ministre, rappelant qu’« il n’y a pas de condamnation » dans cette affaire. Au micro de RTL, Aurore Bergé a aussi évoqué la « liberté individuelle » d’« aller ou pas » au concert, affirmant « comprendre l’émoi de celles et ceux qui considèrent que ce serait inapproprié » ou « qui n’ont pas envie de s’y rendre ».
Adoptant, comme sa collègue Maud Bregeon, une position strictement légaliste, Aurore Bergé a appelé à « s’inscrire » dans le « temps judiciaire ». « Il faut arriver à entendre les deux [parties], a déclaré la ministre, à entendre évidemment la parole des victimes » – encore trop souvent « disqualifiées » ou « mises en accusation » – mais sans « piétiner la présomption d’innocence ». « On est dans l’injonction de choisir un camp », a regretté la macroniste, martelant qu’il n’y a pas d’autre camp que « celui de la justice ».
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

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