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21 mai 2026Contrainte de télétravailler à cause de complications liées à sa grossesse, elle se fait licencier par SMS : la salariée fait condamner son entreprise et empoche 100 000 euros
Analyse : Un regard rapide de nos rédacteurs sur cette information.
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À savoir
Licenciée par un simple SMS alors qu’elle souffrait de violentes nausées de grossesse, une salariée a fait condamner son employeur pour discrimination. La justice britannique a accordé plus de 108 000 € de dommages et intérêts à la future maman.
Une employée a été licenciée alors qu’elle se trouvait en télétravail en raison d’un problème de santé directement lié à sa grossesse. Cette affaire a finalement trouvé son dénouement devant les tribunaux, qui ont condamné l’entreprise à lui verser la somme de 93 616,74 £, soit plus de 108 000 €, au titre de dommages et intérêts.
L’employée occupait un poste de conseillère en investissements pour une société basée à Birmingham (Angleterre) depuis mars 2022. C’est au cours de cette même année qu’elle est tombée enceinte et a commencé à souffrir de fortes nausées dès le début de sa grossesse. Ces symptômes ont persisté et se sont même aggravés au fil du temps, la contraignant un jour à quitter son poste plus tôt que prévu.
À la suite d’une consultation médicale, la salariée a informé l’entreprise qu’on lui avait conseillé de télétravailler, « car les deux prochaines semaines correspondent généralement au pic des nausées matinales dues aux hormones », comme le relate The Independent. La jeune femme a donc poursuivi ses missions à distance pendant plusieurs jours.
Licenciée par SMS
Le 26 novembre, son supérieur lui a demandé par écrit comment elle se sentait. L’employée a alors répondu qu’elle se sentait « très mal » et subissait des nausées quotidiennes. Malgré cette réponse, son supérieur lui a demandé si elle pouvait faire l’effort de venir travailler quelques jours au bureau la semaine suivante. La future maman l’a alors informé qu’elle serait dans l’incapacité totale de travailler durant la semaine à venir en raison de nausées de plus en plus violentes. « Je ne pense même pas pouvoir travailler de chez moi, encore moins aller au bureau. » Elle a même souligné que si son état continuait de se détériorer, elle devrait être hospitalisée.
La communication s’est finalement brutalement interrompue le 1er décembre avec un message particulièrement ambigu de son supérieur, qui actait en réalité son licenciement. Dans ce SMS, ce dernier écrivait : « Salut, j’espère que tu vas bien. Tu as sans doute déjà remarqué que nous devons trouver quelqu’un pour venir au bureau, car nous avons du retard. Je voulais juste te dire que j’espère que tu ne le prendras pas mal et que tu ne nous considéreras pas comme de mauvaises personnes, mais nous traversons une période difficile. À part ça, je vais essayer de voir quelles autres opportunités s’offrent à toi pour nous rejoindre… Envoie-moi un message quand tu iras mieux […]. J’espère te revoir bientôt. On a plein de choses à se raconter en dehors du travail. »
L’arrêt immédiat du versement de son salaire le jour même a confirmé le licenciement, bien que le supérieur ait ensuite soutenu devant la justice que l’employée n’avait jamais été formellement licenciée. Le tribunal a balayé cet argument. Se rangeant du côté de la plaignante, les juges ont estimé que le message écrit du manager constituait clairement et objectivement la « rupture du contrat de travail ». Après avoir examiné l’ensemble des arguments de la travailleuse, les magistrats ont déterminé qu’il y avait bel et bien eu une discrimination caractérisée en raison de sa grossesse, déclarant le licenciement abusif.
Source : www.lindependant.fr
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