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21 mai 2026INFOGRAPHIES. Leader d’une Europe en souffrance pour la 7e année consécutive, la France reste le pays qui reçoit le plus d’investissements étrangers (mais ils ont chuté de 32% depuis 2022)
Analyse : Voici les points saillants relevés par nos journalistes.
Un point rapide sur l'article « INFOGRAPHIES. Leader d’une Europe en souffrance pour la 7e année consécutive, la France reste le pays qui reçoit le plus d’investissements étrangers (mais ils ont chuté de 32% depuis 2022) » selon nos journalistes.
Les faits essentiels
L’Hexagone reste considéré comme le pays européen le plus attractif dans le classement annuel du cabinet EY qui a recensé 852 investissements étrangers l’an passé. Mais la tendance est à la baisse et chaque projet ne crée en moyenne que 34 emplois.
La France est restée le pays européen attirant le plus d’investissements directs étrangers (IDE) en 2025, pour la septième fois consécutive, selon le classement annuel établi par le cabinet EY. 852 implantations ou extensions de sites détenus par des acteurs étrangers ont été recensées en France, contre 730 au Royaume-Uni et 548 en Allemagne. L’Hexagone est également le pays le plus souvent cité comme étant le plus attractif, selon une enquête réalisée auprès de 500 dirigeants internationaux. Parmi les atouts du pays, les sondés pointent la taille de son marché intérieur, son potentiel d’innovation, la qualité de ses infrastructures, son électricité bas-carbone et la qualité de ses travailleurs.
Toutefois, la France reste leader au sein d’une Europe en perte de vitesse, considérée par EY comme « la région du monde la plus touchée par le recul mondial des investissements internationaux ». Dans l’Hexagone, comme ailleurs, le nombre d’investissements recensés l’an passé par EY recule ainsi très nettement (-7% en moyenne en Europe et -17% pour la France). Par rapport au pic atteint en 2022, la chute est brutale (-32%). Le nombre de projets venant des États-Unis et d’Allemagne, les deux premiers investisseurs, est en nette baisse.
EY explique ce ralentissement par la faible croissance des principales économies européennes et des « interrogations persistantes » sur leur capacité à résister à la concurrence américaine et chinoise. Le contexte international et l’instabilité politique en France ont également joué.
« 2025 aura été l’année de la prudence », observe Marc Lhermitte, associé chez EY.
Et cela ne devrait pas changer tout de suite. 69% des dirigeants d’entreprises interrogés par le cabinet n’envisagent pas d’amélioration de la situation politique et économique en France avant deux ou trois ans. Ces derniers attendent notamment un « cap économique et politique clair ».
Des créations d’emplois très concentrées
Si elle caracole en tête du classement en ce qui concerne le nombre d’investissements, la France n’est que deuxième si l’on regarde le nombre d’emplois créés par ces projets (27.921 contre 28.867 au Royaume-Uni). Ces chiffres sont d’ailleurs relativement faibles.
Chaque investissement étranger ne crée en moyenne que 34 emplois dans l’Hexagone. Et encore, « moins de 5% des projets d’IDE représentent à eux seuls 50% des emplois. Cette concentration traduit une moindre intensité en emplois au sein des projets restants, reflet de la prudence des entreprises », explique EY.
Le cabinet pointe en outre un coût du travail comparable à l’Allemagne, mais plus élevé que la moyenne européenne. Les classements d’EY montrent une progression de l’attractivité de certains pays où les coûts du travail sont nettement inférieurs (Pologne, Espagne, Roumanie, Turquie).
« Partout, les entreprises cherchent des marges. Et dans un contexte de faible croissance, elles regardent la masse salariale », observe Marc Lhermitte.
Autre raison: deux tiers des investissements étrangers en France correspondent à des extensions de sites existants. Par principe, elles créent donc moins d’emplois que des pures créations.
Dans ce contexte, les investissements dans l’industrie sont en recul. EY n’en recense que 345 en 2025 (-15%), contre 547 lors du pic atteint en 2022. « Les volumes s’inscrivent en net retrait dans plusieurs secteurs historiques, notamment la chimie, la métallurgie et l’automobile », constate EY. Dans ce secteur, les créations d’emplois ont chuté de 45% par rapport à 2023.
La logistique crée le gros des emplois
La plupart des nouveaux postes sont en fait à chercher dans le secteur de la logistique. Amazon a annoncé la création de près de 5.000 emplois dans trois plateformes différentes et l’enseigne Action devrait créer 600 postes dans un centre de logistique situé dans l’Oise.
EY note également une très nette baisse des IDE dans les centres de recherche et développement (R&D), l’une des faiblesses structurelles de l’économie française. C’est une mauvaise nouvelle, alors que les dépenses de R&D ne représentaient que 2,18% du PIB en 2023, loin de l’objectif de 3% fixé par l’UE, et loin derrière l’Allemagne (3,1%), le Japon (3,4%), les États-Unis (3,5%), la Suède (3,6%) et la Corée du Sud (5%), comme le notait l’ancien haut fonctionnaire François Ecalle sur son site Fipeco.
Au contraire, les activités de logiciel et de services informatiques restent un moteur important et le premier pourvoyeur d’IDE dans le pays. « En 2025, 104 entreprises étrangères ont choisi d’implanter ou d’étendre leurs activités en France » dans ce secteur, ce qui devrait générer 3.300 emplois, selon EY.
Le cabinet cite notamment le cas de Kyndryl, une société américaine, qui a annoncé un plan d’investissement de 100 millions d’euros sur trois ans, en particulier sur le site de Sophia-Antipolis (Alpes-Maritimes). La France reste également le principal pôle d’attraction européen pour l’intelligence artificielle, avec 53 IDE (+24%). Une dynamique positive est également rapportée dans le secteur de la défense, en restant toutefois peu pourvoyeur en emplois.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Un regard constant de notre équipe permettra d’éclairer cette situation.

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