
économie, Ormuz, Taïwan… ce que l’on sait sur leur discussion
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21 mai 2026Analyse : Quelques éléments à retenir de cette information pour nos lecteurs.
Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « Internet vingt mille lieues sous les mers ».
Résumé pour le lecteur
Parce que les chiffres sont quelque peu vertigineux. Celui-ci, par exemple : combien de kilomètres de câbles sous-marins à travers la planète ? Réponse : aux alentours d’un million et demi. Et encore, l’estimation que je vous donne sera sans doute obsolète dans quelques mois, tant le réseau se développe à vitesse grand V.
Grosso modo, plus de 650 câbles. J’ai consulté une carte, un planisphère, qui les recense régulièrement. L’image est impressionnante, comme une toile d’araignée, un gigantesque réseau autoroutier, vingt mille lieues sous les mers.
Vous pensiez, peut-être, comme moi que les données de vos téléphones et ordinateurs circulaient comme par magie. Au contraire, tout cela est très concret : plus de 95% du trafic mondial numérique passe par ces câbles sous-marins, autant dire la quasi-totalité.
C’est évidemment vital pour l’économie mondiale
Vital, d’où la menace de l’Iran dans le détroit d’Ormuz. L’Iran lance l’idée d’une taxe, un droit de passage pour les exploitants de ces câbles dans la région. Il s’agit des opérateurs télécoms mais aussi, désormais, de nouveaux acteurs : les mastodontes de la tech comme Google, Meta et autre Amazon.
Pas sûr que ce soit réalisable mais certains médias évoquent aussi un risque de sabotage qui pourrait bloquer ou ralentir le flux numérique dans la zone.
Car oui, un tel réseau est, de facto, vulnérable. Et je ne parle pas seulement d’actes malveillants. Il y a aussi les accidents (avec les ancres des bateaux, par exemple), les séismes naturels, les attaques de requin (oui, c’est arrivé). Des réparations ont lieu chaque semaine sur le globe. Un spécialiste me précise que c’est l’une des raisons pour lesquelles les câbles sont si nombreux. Pour que les uns pallient les éventuelles défaillances des autres. C’est la redondance. Il faut également préciser que les opérations en milieu aquatique peuvent être complexes et que certains câbles reposent par 6000 mètres de profondeur.
A quoi ressemblent ces câbles sous-marins ?
Les professionnels les comparent volontiers à des tuyaux d’arrosage. Remplis de fibre optique de l’épaisseur d’un cheveu, recouverte de plusieurs couches de protection, avec du cuivre également.
Pour l’installer, il faut des bateaux spéciaux, des navires « câbliers ». Ils suivent une route précise, après étude topographique, entre l’Amérique, l’Europe, l’Asie, l’Afrique. Plus on approche des côtes et moins il y a de fond, plus il faut enfouir le matériel, question de sécurité.
Je note, d’ailleurs, sur le site du journal Le Monde, qu’au mois de février dernier, l’Union européenne a décidé d’investir 347 millions d’euros pour développer et mieux sécuriser les infrastructures. Avec de nouveaux câbles ainsi que des « modules de réparation ». Assurer une meilleure maintenance et surveillance de ces câbles sous-marins, devenus, plus que jamais, un enjeu géopolitique majeur.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

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