L'Europe poursuit sa temporisation avant plusieurs rendez vous clés
21 mai 2026Reuters.com
21 mai 2026Analyse : Cette actualité a retenu notre attention et mérite quelques remarques.
Voici notre analyse rapide sur « les seniors dénoncent une discrimination à l’emploi ».
Points importants
Face au développement de l’intelligence artificielle et un marché du travail assez restreint, les seniors, ces employés de plus de 45 ans, dénoncent une discrimination à l’embauche mais également des préjugés tenaces sur leur âge. Sur le plateau d’Estelle Midi, on revendique un combat noble.
« Je suis vieux et je vous emmerde ». Un post LinkedIn fait des millions de vues. Celui de Jean-Jacques Richard, un cadre quinquagénaire. Il dénonce le traitement infligé aux plus de 50 ans, qu’ils soient au chômage ou en entreprise.
Des seniors qui pourtant sont de plus en plus employés en France. Le problème c’est qu’ils sont souvent moqués et discriminés. Cela s’appelle l’âgisme. Des blagues, remarques, discriminations envers les collègues plus âgés. Et ça commence dès 45 ans, l’âge à partir duquel on vous classe comme un senior.
Sur le plateau d’Estelle Midi, l’avis est unanime: il faut défendre le travail des seniors. Ces derniers avouent que les dernières années de travail ne sont pas les plus plaisantes, selon une enquête du Défenseur des droits. Un senoir sur deux a connu des relations de travail dévalorisantes au cours des 5 dernières années de sa vie professionnelle.
1,5 million de seniors au chômage
Ce qui est le plus dur à supporter, ce sont les préjugés des collègues plus jeunes, qui pensent qu’ils sont dépassés par les nouvelles technologies, qu’ils ont une santé plus fragile ou encore qu’ils coûtent trop cher à l’entreprise.
Invité sur RMC, Jean-Jacques Richard fait le constat d’une situation bien trop commune en France: « Avec ces posts sur LinkedIn, j’ai eu des milliers de commentaires, d’histoires qui sont absolument dramatiques. J’ai échangé avec des personnes qui vivent véritablement un calvaire. Et c’est là tout mon engagement. »
Lui a retrouvé un post « avec beaucoup de difficultés » après sa publication, mais l’a quitté récemment. Il est donc de nouveau en recherche d’emploi, « j’aime l’aventure » dit-il.
« J’ai mis pratiquement un an mais ce n’est pas le cas de tout le monde. Le taux de chômage des 50-64 ans est très élevé. Il représente 1,5 million de personnes en France », dénonce-t-il.
Selon lui, les entreprises sont « frileuses », et puis la France est « le paradis des étiquettes »: « aux jeunes parce qu’ils sont trop peu expérimentés, et aux vieux parce qu’ils sont trop peu agiles ou flexibles. »
« Rien ne remplace l’expérience »
En effet, les seniors qui cherchent un emploi font face à des préjugés tenaces. Selon un sondage Ipsos, un tiers des recruteurs ont déjà écarté d’office une candidature senior. 45% avouent même que leur direction leur a conseillé de choisir des profils plus jeunes. Une expérience qui n’est donc pas valorisée lors des recrutements.
Pourtant, Juliette Briens loue cette expérience de ses collègues plus âgés: « tout ce que j’ai appris dans la vie, je l’ai appris de personnes plus vieilles que moi qui ont voulu me transmettre des choses. »
« En entreprise, rien ne remplace l’expérience, d’avoir vécu plus longtemps. Ils amènent de la sagesse, un peu de calme, de recul, une éthique de travail. Le combat pour l’emploi senior est un combat noble », défend la chroniqueuse.
Avis partagé par Florence, auditrice. Elle est responsable d’agence intérim et explique faire « travailler des compétences et des gens motivés. » Dans son agence, un quart des intérimaires ont plus de 50 ans. Et elle l’avance avec certitude: ce sont les meilleurs employés.
« Ils ne sont jamais absents, jamais malades, ils ont 4 enfants mais ne sont jamais en retard, ils se débrouillent toujours. Ils sont extrêmement motivés », martèle-t-elle.
Elle décrit un travail qui est « toujours impeccable », des employés « toujours charmants, bien élevés. » Mais Florence confie également être elle-même âgée de 61 ans, et subir des réflexions en tant que directrice: « tu n’es pas prioritaire, tu es bientôt à la retraite. »
« Un silo des âges »
Alors qui serait prioritaire? Les jeunes qui arrivent sur le marché du travail? Le cadre Jean-Jacques Richard révèle qu’en réalité la problématique du « turn over », le renouvellement des employés, est un faux débat: « les jeunes de 18-24 ans restent en moyenne 2,5 ans dans leur entreprise. Il n’y a pas photo. »
« Un senior qui retrouve un emploi à 60 ans va s’y accrocher, il sera à l’heure, déterminé, engagé. Il va apporter un souffle à l’entreprise que toute entreprise a besoin », détaille-t-il.
Alors, il martèle pour trouver un « équilibre », sans « clivage » entre jeunes et seniors: « on parle dans l’entreprise de pyramide des âges, je voudrais qu’on parle de silo des âges, il y a de la place pour tout le monde. »
« L’opposition c’est la pire des choses. Si on veut continuer à ruiner ce pays, on a qu’à opposer les jeunes avec les vieux, avec les expérimentés, et là on va vraiment y arriver », conclut-il.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Notre rédaction vous tiendra informés des changements importants.

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