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21 mai 2026Lundi de Pentecôte 2026 : ceux qui doivent travailler pour cette journée de solidarité… et les autres
Analyse : Quelques observations de notre équipe sur cette actualité récente.
Quelques points clés à retenir concernant « Lundi de Pentecôte 2026 : ceux qui doivent travailler pour cette journée de solidarité… et les autres ».
Résumé rapide
Le lundi de Pentecôte reste un cas particulier. Selon les accords, il peut devenir journée de solidarité avec sept heures de travail non payées. Né après 2003, le dispositif pèse aujourd’hui plusieurs milliards pour l’autonomie.
Le lundi 25 mai 2026, jour de Pentecôte, peut être travaillé au titre de la journée de solidarité selon l’accord d’entreprise, de branche ou la décision de l’employeur. Cette journée finance l’autonomie des personnes âgées et handicapées via la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).
Ce que dit le Code du travail
La journée de solidarité correspond à 7 heures de travail supplémentaire non rémunéré pour un temps plein, selon les articles L. 3133-7 à L. 3133-12 du Code du travail. Créée en 2004 après la canicule de 2003, elle impose un double mécanisme : les salariés travaillent 7 heures gratuites, tandis que l’employeur verse une contribution patronale de 0,30% sur la masse salariale brute à l’Urssaf.
Depuis 2008, le lundi de Pentecôte n’est plus imposé comme date unique. Les modalités sont fixées par accord d’entreprise, convention de branche ou, à défaut, par décision de l’employeur après consultation du CSE. Seul le 1er mai reste obligatoirement chômé : tous les autres jours fériés peuvent être travaillés.
Qui doit travailler ?
Les salariés à temps plein effectuent 7 heures non rémunérées si leur entreprise a désigné ce jour comme journée de solidarité. Pour les temps partiels, la durée est réduite proportionnellement au contrat. Les salariés au forfait jours travaillent une journée maximum. Les mineurs ne peuvent travailler un jour férié, sauf exceptions (hôtellerie, boulangerie). Dans la fonction publique, les règles sont similaires avec des adaptations selon les services.
Si vous ne vous présentez pas alors que votre entreprise a fixé la Pentecôte comme journée de solidarité, il s’agit d’une absence injustifiée passible de sanction et de retenue sur salaire.
3,48 milliards d’euros en 2025
En 2023, la journée de solidarité a rapporté 2,26 milliards d’euros via la contribution salariale (CSA) et 769,7 millions d’euros via la contribution des retraités imposables (CASA). Pour 2025, la CNSA prévoit 3,48 milliards d’euros de recettes destinées à financer l’aide à domicile, l’hébergement en Ehpad et les aides techniques pour personnes handicapées.
En pratique, environ 60% des entreprises du secteur privé ont conservé le lundi de Pentecôte comme date de référence, tandis que d’autres fractionnent cette journée sur plusieurs RTT ou choisissent un autre férié. Sans désignation explicite dans votre accord d’entreprise, le lundi de Pentecôte reste un férié ordinaire, chômé ou travaillé selon les règles habituelles de votre établissement.
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : L’analyse sera enrichie dès que de nouvelles données seront disponibles.

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