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30 juin 2026États-Unis et Iran échangent des frappes alors que les négociations pour la paix avancent au Liban
Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide et concise.
Nos rédacteurs considèrent que « États-Unis et Iran échangent des frappes alors que les négociations pour la paix avancent au Liban » est un article à suivre.
Faits marquants
Bloomberg / Bloomberg via Getty Images
Après avoir dénoncé une « violation stupide » du cessez-le-feu, Donald Trump (ici le 27 mai) a ordonné des frappes de l’armée américaine contre l’Iran qui a ensuite répliqué.
Officiellement, le cessez-le-feu tient toujours entre les États-Unis et l’Iran. Cela n’a pas empêché les deux pays de se livrer à des frappes dans la nuit du vendredi au samedi 27 juin. « Si l’agression se répète, notre réponse sera plus large que ça », ont averti les Gardiens de la révolution à l’issue de leur riposte. « La violence n’engendrera que la violence », avait prévenu de son côté le vice-président américain JD Vance.
Pour Washington, tout est parti de l’attaque (survenue jeudi) d’un cargo dans le détroit d’Ormuz. « Une violation stupide du cessez-le-feu », avait donné Donald Trump laissant en suspens une éventuelle riposte. Celle-ci est donc intervenue quelques heures plus tard avec des tirs visant « des lieux de stockage de missiles et de drones et des sites radar côtiers en Iran ».
Ces frappes « constituent une violation flagrante » de « la Charte des Nations unies » et « du protocole d’accord », a déclaré dans un communiqué le ministère iranien des Affaires étrangères. La réponse de Téhéran n’a pas tardé avec des frappes contre des cibles américaines dans la région du Golfe.
Cette poussée de fièvre n’a cependant pas empêché la poursuite de l’évacuation du détroit d’Ormuz puisque 29 navires commerciaux ont pu le franchir vendredi. La veille, l’attaque contre le cargo avait suspendu le processus de sortie des 600 navires (plus d’une centaine ont déjà pu reprendre la mer) qui sont bloqués depuis le début de la guerre fin février.
« Le début du début » de la paix au Liban
Autre illustration de la ligne de crête sur laquelle les acteurs évoluent au Moyen Orient, au moment où États-Unis et Iran échangeaient des frappes, Israël et le Liban faisaient un vrai pas vers la paix. Un accord-cadre visant à trouver « une paix durable » a ainsi été signé à Washington sous l’égide des États-Unis. Il s’agit d’un « premier pas » vers la restauration de la souveraineté du Liban, sans « occupation », « subordination », ni « tutelle », a déclaré de son côté le président libanais Joseph Aoun.
Le texte prévoit de confier progressivement à l’armée libanaise le contrôle de deux « zones pilotes », qui ont vocation à se multiplier jusqu’à ce que les forces étatiques aient la main sur tous les secteurs concernés, devant y permettre à terme le retour des civils. L’une des deux premières zones est située au sud et l’autre au nord du fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres de la frontière avec Israël. Le retrait israélien devrait être limité puisque Benjamin Netanyahu a répété que son armée resterait dans le sud du Liban jusqu’à ce que le Hezbollah « soit désarmé ».
La disparition de cette menace « éliminera toute nécessité future d’une intervention militaire ou d’une présence des Forces de défense d’Israël au Liban », et « le gouvernement israélien déclare n’avoir aucune ambition territoriale au Liban », dispose ainsi l’accord.
Mais, a tempéré le secrétaire d’État américain Marco Rubio, ce texte n’est que « le début du début ». Le plus dur, à savoir sa mise en œuvre et son respect par toutes les parties, ne fait que commencer.
Source : www.huffingtonpost.fr
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