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30 juin 2026Trump a profité de ce meeting pour les 250 ans des États-Unis pour (encore) s’auto-célébrer
Analyse : Un rapide aperçu des faits pour mieux suivre cette actualité.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « Trump a profité de ce meeting pour les 250 ans des États-Unis pour (encore) s’auto-célébrer ».
Ce qu'il faut connaître
JIM WATSON / AFP
Donald Trump a lancé mercredi les festivités pour les 250 ans des États-Unis par un discours davantage politique qu’historique, sans oublier de mentionner longuement ses chantiers.
Par un discours pour parler de lui, lui, mais aussi de lui, Donald Trump a lancé ce mercredi 24 juin les festivités pour les 250 ans des États-Unis. L’intervention du président américain, bien que plus brève et plus mesurée que ses meetings de campagne, y a tout de même ressemblé, lancée par la chanson God bless the USA et conclue avec le slogan Make America Great Again, puis l’obligatoire petite danse présidentielle au son du tube YMCA.
Les principes de la déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776, marquant la rupture de la jeune nation américaine avec la monarchie absolue britannique, y ont semblé bien secondaires. Le milliardaire de 80 ans a préféré vanter son bilan et étriller ses prédécesseurs, mais sans aller jusqu’à lancer des insultes personnelles.
« Je suis ravi de vous dire que l’Amérique est de retour. Comme vous le savez très bien, il y a peu de temps, nous étions un pays mort. Maintenant nous sommes le pays le plus excitant du monde », a-t-il clamé, en assurant que son gouvernement livrait « une victoire après l’autre pour le peuple américain. »
Des combats que les Américains ne voient pas se répercuter sur leur quotidien. Alors même qu’il avait fait du pouvoir d’achat le pilier de son programme lors de sa campagne, l’économie du pays reste en berne. Les prix ont explosé depuis l’offensive israélo-américaine en Iran, ce qui vaut à Trump une cote de popularité particulièrement faible.
« Tout ce que nous voulons, c’est vous, moi, quelques enceintes »
Mais puisque le locataire de la Maison Blanche ne s’avoue jamais vaincu, il a tout de même pris le temps de vanter sa « victoire » en Iran. « Pour la première fois en 3 000 ans, nous allons enfin avoir la paix au Moyen-Orient », a-t-il déclaré à la foule. Il a même osé l’ironie en promettant que le prix de l’essence descendra bientôt sous la barre des 2,50 dollars (2,20 euros), en référence à l’anniversaire du pays.
Il a évidemment eu un mot pour l’intervention américaine au Venezuela et la capture du président Nicolas Maduro. Puis, sur le ton de la confidence, a affirmé : « Nous avons d’autres projets en réserve, mais nous ne voulons pas nous laisser emporter. » Une référence à Cuba, pays dont il n’a pas caché qu’il était dans son viseur ?
Par ailleurs, un grand concert était initialement prévu, mais face aux défections en cascade des artistes invités, Donald Trump avait décidé d’être lui-même la tête d’affiche. « Nous ne voulons pas de chanteurs sans talent, mais avec des cachets exorbitants pour vous endormir ; nous leur avons tous dit de rester chez eux. Tout ce que nous voulons, c’est vous, moi, quelques enceintes et la meilleure musique jamais jouée, celle que vous écoutez depuis des années ! », avait-il écrit sur Truth Social.
« Votre président préféré prendra la parole, alors venez nombreux ! »
L’ancien promoteur immobilier s’est particulièrement animé en évoquant les multiples travaux qu’il a lancés à Washington, dont la salle de bal qu’il fait construire à la Maison Blanche, son projet de grande arche rappelant l’Arc de triomphe de Paris, et le chantier le plus commenté du moment : la laborieuse réfection d’un vaste bassin jouxtant le monument dédié à Abraham Lincoln. Ces projets sont critiqués par l’opposition démocrate, qui reproche au républicain de vouloir marquer physiquement la capitale et de s’accaparer les célébrations du 250e anniversaire des États-Unis, au lieu d’en faire un moment d’unité nationale.
Pour clore son discours, Trump n’a pas oublié de rappeler sa personne. En annonçant la fête du 4 juillet avec le grand feu d’artifice qui aura lieu sur le National Mall le 4 juillet, il s’est exclamé : « Votre président préféré prendra la parole, alors venez nombreux ! »
Et il s’adressait à un public déjà conquis. Mercredi soir, le public groupé sur le Mall, immense esplanade qui traverse la capitale américaine, était composé pour bonne part de partisans convaincus du président américain. Donald Trump « se bat pour le rêve américain », a dit à l’AFP Barbara Van Riper, 57 ans, technicienne en mammographie, qui reviendra l’écouter pour son discours du 4 juillet. Lynette Coates, mère au foyer de 48 ans, dit qu’elle est venue « pour le président » et « pour les avions ». Elle n’a pas été déçue.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

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