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Si les socialistes refusent une alliance nationale, dans plusieurs dizaines de villes, des listes conjointes sont en lice pour le premier tour du scrutin. Une ligne de crête qui fait grincer des dents.
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A l’approche des municipales, le débat s’enflamme à gauche. La joute verbale entre La France insoumise et le Parti socialiste a atteint, mercredi 4 mars, un niveau de violence inédite autour de la figure clivante de Jean-Luc Mélenchon, accusé d’antisémitisme, avec le risque d’affaiblir les chances de la gauche aux élections municipales.
Le bureau national du PS a exacerbé mardi soir une situation déjà explosive en estimant que le leader insoumis avait véhiculé des « caricatures complotistes et propos antisémites intolérables » lorsqu’il a ironisé ou plaisanté sur la prononciation des patronymes juifs Epstein et Glucksmann. Ces reproches, que le parti à la rose n’avait jamais formulés aussi directement, ont provoqué la colère de Jean-Luc Mélenchon, qui se défend de tout antisémitisme et les a jugés « intolérables« .
Sur le terrain, si les socialistes ont redit leur refus d’un accord national au second tour des municipales avec les insoumis, cette formule, volontairement vague, n’exclut donc pas des accords locaux au cas par cas. Et pour cause : dans plusieurs dizaines de villes – entre 40 et 60 selon différents décomptes -, les socialistes et les insoumis sont déjà ensemble sur des listes, comme à Bagneux, en banlieue parisienne, à Fréjus, à Beauvais, à Fécamp… De très rares alliances qui exaspèrent certains socialistes : « C’est une minorité irritante, des branquignoles », s’emporte ainsi un cadre PS hostile à LFI.
De son côté, le chef du PS, Olivier Faure, fait face au mécontentement d’une large partie de ses troupes qui veut couper pour de bon les liens avec les Insoumis. Mais un de ses proches explique que, face au risque d’une victoire de l’extrême droite, de telles alliances peuvent se justifier au cas par cas, dès le premier tour. La direction du PS exclut donc toute sanction.
Les Insoumis, eux, s’amusent de ces divisions, persuadés que le PS ne peut plus gagner seul. Comme cette mise en garde d’un cadre LFI : « Sans nous, les socialistes perdent Paris« .

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