
Marine Le Pen rejugée… et déjà « grand remplacée » dans son électorat – L’éditorial de Sébastien Crépel – 13 janvier 2026
5 mars 2026
après des prises de profits au plus haut historique, nos seuils pour se replacer
5 mars 2026
BYD auto se lance en France avec des superchargeurs. Ce constructeur chinois de voitures électriques est de plus en plus populaire et veut conquérir l’Europe, avec des tarifs très compétitifs. RMC décrypte l’engouement autour de ces modèles chinois.
Retenez bien ces lettres: BYD. Ce sont les initiales d’un fabricant chinois de voitures électriques, très populaire auprès des chauffeurs de taxis. Arrivé sur le territoire français en 2023, le constructeur a multiplié par 6 son chiffre d’affaires français en 2024, passant de 29 à 167 millions d’euros.
En 2025, 14.000 véhicules ont été vendus dans le pays, soit 1% de part de marché. Et la marque représente aujourd’hui plus de 3% des ventes, devant l’américain Tesla (0,9%).
Un succès tel que la marque prévoit d’installer 300 stations de recharges sur le sol français au cours de l’année, pour permettre à certains véhicules d’obtenir 400 kilomètres d’autonomie en 5 minutes. De quoi rivaliser avec son concurrent direct, Tesla. RMC a tenté de comprendre l’engouement autour de ces modèles chinois.
« Il y en a partout »
Jean est chauffeur VTC. Il y a 5 mois, il décide de troquer sa voiture de marque européenne contre une BYD chinoise. Et quand on lui demande pourquoi, il répond sans hésiter: « le rapport qualité-prix. »
« Le prix franchement a été très décisif, ça m’est revenu à 34.000 euros », explique le chauffeur.
34.000 euros contre 40.000 euros pour un modèle similaire de la marque Tesla, explique à RMC Story Jean. Alors, il n’est pas le seul à avoir été convaincu: « Il y a en a partout. Avant on rigolait des voitures chinoises, aujourd’hui sincèrement on rigole moins. »
Des tarifs bientôt très compétitifs
Et ce succès devrait encore s’accélérer dans les années à venir, explique Arnaud Aymé, spécialiste automobile chez SIA Partners. Car, comme il l’explique, jusqu’à présent, le constructeur chinois émergent « subit des droits de douane pour l’import en Europe. »
Mais, demain, « avec leur développement de leur capacité industrielle en Europe, et notamment en Hongrie, ils ne subiront plus les droits de douane », affirme le spécialiste.
« On peut imaginer des tarifs qui soient encore plus compétitifs et donc inquiétants pour les constructeurs occidentaux », détaille-t-il.
L’an dernier, les ventes du géant chinois ont bondi de 268% en Europe, selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles.

9999999
