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5 mars 2026Olivier Compagnon : « En Amérique latine, les extrêmes droites partagent le même agenda néolibéral »
Le 11 mars, José Antonio Kast, chef de file de l’extrême droite, sera investi président du Chili. Sa victoire en décembre 2025 a constitué un séisme politique. Elle survient aussi après une série de succès électoraux de dirigeants de droite, conservateurs, illibéraux dans la région. Assiste-t-on à un nouveau cycle politique de la réaction et de l’extrême droite en Amérique latine ?
Nous assistons clairement à un virage à droite. En Bolivie, par exemple, vingt ans de gouvernement du parti de gauche MAS se sont évaporés à la présidentielle à l’automne dernier avec la victoire de Rodrigo Paz et de son slogan, « Le capitalisme pour tous ». Il y a également le Honduras de Nasry Asfura, avec une intervention importante des États-Unis dans la proclamation des résultats électoraux. Au Chili, José Antonio Kast incarne ce point de basculement, mais il n’est pas seul puisque le premier tour a pu être perçu comme une primaire des droites – avec des candidats comme Johannes Kaiser, le Milei chilien, qui a obtenu 13,9 % des suffrages devant la candidate de la droite traditionnelle.
Deux enjeux importants se profilent pour 2026 : les élections présidentielles en Colombie et au Brésil et on imagine mal la Maison-Blanche ne pas intervenir dans ces deux scrutins. Si ces deux pays basculaient à droite, on aurait une carte politique de l’Amérique latine, comme nous ne l’avons peut-être pas connue depuis les années 1960 et 1970.
Quelle est la nature des nuances idéologiques et culturelles qui distinguent l’anarcho-libertarien argentin Javier Milei de son homologue chilien ?
Il y a à la fois de grandes différences, mais aussi de nombreux points de contact. On le voit très bien entre Javier Milei…

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