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La guerre au Moyen-Orient a toujours de grosses conséquences sur le transport aérien. En effet, de nombreux vols au départ, à l’arrivée ou en transit via Dubaï, le Qatar et d’autres pays de la zone ont été annulés. Et de nombreux ressortissants se retrouvent sans solution pour rentrer en France.
La situation au Moyen-Orient a d’importantes conséquences en France. S’il y a bien sûr la question du prix du carburant à la pompe, pour beaucoup de Français, il y a aussi la problématique de rentrer en France. En effet, nombreux sont ceux qui voyageaient au début du conflit qui a débuté il y a près d’une semaine.
Et en raison des fermetures des espaces aériens, ils se retrouvent bloqués. Parfois sur place, le Moyen-Orient étant un gros hub de transfert de vols, et parfois même dans le pays où ils passaient leurs vacances.
C’est le cas de Louise, 31 ans. Elle se retrouve bloquée sur l’Île Maurice. Un petit bout de paradis dans l’océan Indien, mais dans une situation de plus en plus problématique pour elle depuis que son vol retour a été annulé.
Jusqu’à 3500€ le billet d’avion
« Mon retour ce ne sera pas pour tout de suite ou alors ce sera à mes frais. Les compagnies aériennes l’ont bien compris, il y a beaucoup de gens qui veulent rentrer et peu de vols disponibles. Du coup, je n’ai pas du tout les moyens de me reprendre un vol. Les Maurice-Paris les moins chers, ils vont être à partir de 1800 euros et ça monte jusqu’à 3500 euros. C’est le prix d’une semaine de vacances”, appuie-t-elle sur RMC.
Elle ajoute: “Je devais transiter par Dubaï, c’est pour ça que je me retrouve bloquée. Là où je ne me plains pas, c’est que l’hôtel est pris en charge par la compagnie. Mais par contre, ils ne savent vraiment pas me donner de perspectives”.
De son côté, Léo est bloqué à Bangkok en Thaïlande depuis que son vol avec la compagnie Etihad, a été annulé à cause d’une escale à Abou Dhabi, impossible à faire: « Certains ont pris des billets à 3000-5000€ pour rentrer en urgence », déplore-t-il. Lui a choisi d’attendre en espérant « avoir des nouvelles de la compagnie ».
Des prises en charges très réglementées
Une situation déjà connue par les compagnies aériennes et les professionnels du tourisme, mais difficilement anticipable par son ampleur selon Jean-Pierre Mas, Médiateur du Tourisme et du Voyage. Alors qui est responsable de la prise en charge dans ces cas-là?
“En premier lieu, c’est le rôle de la compagnie. Mais cela dépend aussi de savoir si la compagnie est européenne ou pas. Cela dépend aussi de si la personne a réservé par l’intermédiaire d’un professionnel du tourisme. Dans ce cas, il a l’obligation de l’assister et de prendre en charge les trois premières nuits de son séjour prolongé”, pointe-t-il sur RMC ce jeudi.
Mais attention après trois nuits, la réglementation change. “Au-delà de trois nuits, c’est à la charge du consommateur sauf dans le cas où la compagnie qui la transporte est une compagnie européenne. Dans ce cas, elle doit prendre en charge le passager pendant toute la durée du retard et assurer son réacheminement”, explique-t-il.
Angélique, elle, ne voyageait pas avec une compagnie aérienne européenne, mais avec Qatar Airways. Et pourtant, cette dernière assume la prise en charge de son groupe depuis samedi. “On rentrait du Sri Lanka avec une association humanitaire et on passait par Doha au Qatar. On a décollé samedi. Au bout de deux heures, on a dû faire demi-tour et depuis, on est bloqué ici. On a été très bien pris en charge par la compagnie qatarienne qui nous a trouvé un hébergement. Donc on est en sécurité, bien logé, bien nourri et très bien informé par la société qui vient nous voir tous les jours”, souligne-t-elle.
Léo, coincé à Bangkok n’a pas cette chance: « On a eu les 3 jours puis on nous a dit qu’on ne pouvait plus rester dans l’hôtel que ce n’était plus pris en charge par la compagnie ».
La France a aussi affrété des vols pour rapatrier un certain nombre de touristes et ressortissants français. Un premier avion a atterri dans la nuit de mardi à mercredi 4 mars à l’aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle.

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