La verrue du quartier de l’hôpital disparaît enfin à Narbonne : d’autres immeubles restent à déconstruire
Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Voici les éléments principaux de « La verrue du quartier de l’hôpital disparaît enfin à Narbonne : d’autres immeubles restent à déconstruire » pour nos lecteurs.
Résumé des éléments principaux
Au grand soulagement des riverains à proximité de la place des Pyrénées à Narbonne, certains immeubles qui manquaient de s’effondrer sont déconstruits par la mairie. Celle-ci projette d’aménager un parking végétalisé sur l’emplacement laissé libre.
Entre 2012 et 2014, on a sans doute évité le pire sur tout un pâté de maisons de la rue Mazagran : alors que d’importantes fissures se faisaient jour, un habitant ne parvenait plus à fermer la porte d’entrée de son immeuble. Peu de temps auparavant, une partie de la chaussée et un égout s’étaient effondrés sous le passage d’un bus. Un expert avait alors exigé la mise en sécurité des numéros 2 et 4 de la rue Mazagran, tandis que les occupants devaient quitter les lieux en urgence. Depuis, les immeubles en péril ont été condamnés, formant une dangereuse verrue dans le quartier de l’hôpital.
Deux immeubles qui manquaient de s’effondrer sont déconstruits par l’entreprise Cutillas pour le compte de la mairie. Independant – PHILIPPE LEBLANC
Le maire Bertrand Malquier et le directeur des bâtiments de la Ville David Delbourg expliquent le chantier. Independant – PHILIPPE LEBLANC
Après douze années de bataille d’experts, un long volet judiciaire et autant de démarches auprès des propriétaires, ça bouge enfin du côté de l’îlot Mazagran. La mairie étant parvenue à acquérir une partie des immeubles, elle a décidé de lancer les travaux de déconstruction pour un montant de 200 000 euros. Le chantier a débuté en mars et devrait s’achever en mai. « Nous rendons à l’espace public ces bâtiments qui menaçaient ruine, ainsi que la sécurité des passants et des personnes à proximité », explique le maire Bertrand Malquier.
Si la municipalité n’est pas propriétaire de la totalité des bâtiments, « nous avons commencé la déconstruction en attendant que le tribunal administratif tranche et nous permette de récupérer l’intégralité de l’îlot. On veut aller plus vite car on a un besoin impérieux de récupérer de l’espace ». Un contentieux oppose en effet la mairie et les propriétaires de l’immeuble donnant sur l’avenue Leclerc : « Nous ne sommes pas d’accord sur le prix de l’expropriation par rapport à un arrêté de péril », ajoute le maire.
La mairie est en contentieux pour acquérir le dernier immeuble de l’îlot. Independant – PHILIPPE LEBLANC
Il faudra encore patienter pour déconstruire le tout dernier immeuble de l’îlot Mazagran. Independant – PHILIPPE LEBLANC
Un futur parking végétalisé
À la place des immeubles déconstruits, la Ville souhaite « aérer cet espace comme nous l’avons fait à proximité immédiate sur le square Arago, avec une désimperméabilisation des sols, de la végétalisation et du stationnement ». Il faudra se montrer patient, car ces aménagements n’interviendront qu’une fois l’ensemble de l’îlot déconstruit. D’ici là, l’entreprise Cutillas mènera à bien le chantier de déconstruction de deux immeubles jusqu’au mois de mai. Pour éviter de fragiliser les habitations voisines, certaines parties de murs mitoyens seront conservées et serviront de contreforts. Un enduit sera posé sur la partie supérieure des maçonneries et des appuis en bois viendront compléter le dispositif.
Pour aménager un parking végétalisé, la mairie souhaite acquérir le dernier immeuble qui donne sur l’avenue Leclerc. Independant – PHILIPPE LEBLANC
Le dernier immeuble donne sur l’avenue Leclerc. Independant – PHILIPPE LEBLANC
Des riverains soulagés
Le trottoir sera ensuite rendu à la circulation des piétons, en toute sécurité. « Les gens sont soulagés ! Forcément, les riverains ont peur car c’est inquiétant de voir ces immeubles qui ne sont pas très droits. Et ce n’est pas très agréable à l’œil non plus. Il tardait que l’on commence cette déconstruction ». Et ce n’est que le début : une fois le contentieux réglé avec les derniers propriétaires de l’îlot, la mairie espère bien acquérir l’immeuble contigu dans la rue Mazagran. Celui-ci « fait également l’objet d’un arrêté de péril », souligne Bertrand Malquier. La Ville disposerait alors d’un espace suffisant pour « réaliser un projet d’intérêt public d’envergure ».
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