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Notre équipe met en lumière les éléments clés de « l’addiction aux écrans des jeunes s’aggrave-t-elle? ».
Récapitulatif des informations
Poser leur téléphone est devenu pour certains adolescents une véritable problématique. Certains témoignent d’une véritable addiction qui les oblige à être suivi psychologiquement.
La semaine dernière, face à des collégiens et lycéens, Emmanuel Macron a appelé à une « journée mensuelle sans connexion ». Un appel alors que les ados passent entre 3h30 et 5h par jour devant les écrans, parfois jusqu’à l’addiction. Une addiction qui inquiète les professionnels de l’éducation et de la santé. Et qui peut aller jusqu’à en rendre certains agressifs.
Il est en effet difficile pour les adolescents de se détacher des réseaux sociaux, en particulier de TikTok. Certains détournent le contrôle parental pour s’éterniser sur les écrans. C’est le cas d’Issra, 14 ans. Elle est en 4e dans un collège à Paris et se dit elle-même « accro » à son smartphone.
“Même quand je prends les transports en commun, je suis dessus. Quand je n’ai rien à faire, je suis dessus. Je peux rester sur mon téléphone jusqu’à 2 heures du matin. Mon temps d’écran le week-end peut monter jusqu’à 16 heures par journée”, assume-t-elle.
Et si les élèves passent autant de temps sur leur téléphone, c’est qu’ils doivent le consulter au collège, alors que c’est interdit. Marie Tamboura est principale d’un collège à Montreuil, membre du syndicat SNPDEN. Ses élèves sont de plus en plus scotchés à leur smartphone, et le confisquer déclenche des crises.
“J’ai plusieurs exemples très précis avec parfois des jeunes filles ou de jeunes garçons qui ont pleuré. Avec beaucoup de colère, de l’agressivité et parfois des élèves qui refusent de lâcher l’objet en disant ‘je ne peux pas le faire, je n’y arrive pas, c’est trop dur’”, appuie-t-elle.
Elle demande même aux surveillants de ne pas prendre le téléphone si la tension monte. “Le conseil que je donne à mes collègues, c’est de ne pas se mettre en opposition trop forte pour justement ne pas se mettre en danger quand ils sont dans ces situations-là, mais plutôt de passer par un entretien qui va se faire dans mon bureau. Ça nous arrive de plus en plus souvent de réorienter vers des spécialistes”, appuie-t-elle.
un réaction sur le sommeil, le moral et la forme physique
Dans les cas les plus sévères, elle conseille aux familles de se rendre dans un service d’urgence psychiatrique. Il y a des centres médico-psychologiques proposant des consultations gratuites. Nicolas, lycéen de 17 ans, est suivi dans celui de Meung-sur-Loire près d’Orléans.
Son addiction a démarré il y a trois ans sur la plateforme de jeux en ligne Roblox. Sa mère Séverine s’en souvient.
“Il en était arrivé à un critère ou il se réjouissait seulement quand il savait qu’il allait avoir les vacances avec plus de temps pour pouvoir jouer. »
« On avait vraiment la sensation qu’il n’y avait plus que ça qui pouvait le réjouir dans la vie. Quand nous on a fini par exiger qu’il arrête, il pouvait s’énerver, crier, claquer des portes. Et finalement, on le laissait jouer plus longtemps”, appuie cette maman.
Un engrenage qui plonge Nicolas dans une grande souffrance.
“Je n’avais plus envie de faire autre chose. On en était à un tel point qu’il fallait faire appel à quelqu’un d’autre que la famille pour régler ça”, pointe-t-il.
Il s’en sort grâce à une interdiction totale de jouer sur l’ordinateur. Elle a été mise en place par la psychologue du centre Sabine Duflo, qui regrette que l’addiction aux écrans ne soit pas reconnue par l’Organisation mondiale de la santé comme l’alcool ou la drogue afin de multiplier les structures qui accompagnent les patients pendant le sevrage.
« Pourquoi les enfants d’un enfant qui se drogue n’arrivent pas à limiter? Ce n’est pas parce que ce sont des mauvais parents, c’est parce que le produit qu’il consomme est une drogue. Là, c’est la même chose. Il faut un sevrage. C’est la seule solution. lls passent par une phase de manque et après ça, ce que les parents notent, c’est une amélioration du comportement. L’enfant devient sympa quoi. Il se réintéresse à son entourage”, appuie-t-elle.
Et ce n’est pas tout puisque le sommeil, la forme physique, le moral s’améliorent aussi.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Les prochaines informations compléteront notre analyse.

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