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L’augmentation des prix à la pompe liée à la guerre contre l’Iran fait craindre une nouvelle hausse du coût du permis de conduire. Qu’en est-il vraiment ?
L’augmentation marquée des prix de l’essence, consécutive au déclenchement de la guerre israélo-américaine en Iran, menace de se répercuter sur le coût du permis de conduire. C’est Patrice Bessone, président de la branche auto-écoles du syndicat Mobilians, qui agite la menace ce jeudi 5 mars sur franceinfo : « L’augmentation aura obligatoirement une répercussion de 1, 2 ou 3 euros de plus » par heure de conduite.
« On utilise beaucoup de carburant. C’est un métier où c’est une matière première », rappelle-t-il. Et comme toujours dans ce secteur, « ces coûts in fine sont toujours répercutés sur le consommateur ». Le gazole s’affiche désormais à 1,88 euro le litre, contre moins de 1,68 euro il y a à peine deux semaines et dépasse même le SP95, qui atteint 1,83 euro contre 1,73 euro auparavant. Le SP98, lui, frôle les 1,89 euro, contre moins de 1,80 euro le 20 février.
Les enseignements de 2022
Comme d’autres, ce n’est pas la première fois que les auto-écoles se retrouvent face à une crise énergétique. En mars 2022, au lendemain de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le prix du carburant avait déjà franchi la barre des 2 euros le litre, avec une hausse de 39 % pour le gazole en moins de trois mois. Les gérants avaient alors été contraints d’augmenter leurs tarifs dans l’urgence : « On a dû ajouter 1 euro à l’heure de conduite et 20 euros à nos forfaits », témoignait Philippe Colombani au Monde, alors président du syndicat UNIC.
Face à cette situation, les syndicats professionnels avaient multiplié les demandes auprès du gouvernement : suspension temporaire des dispositions du contrat-type gelant les prix pendant la durée de la formation, déblocage d’aides spécifiques à hauteur de 100 millions d’euros sur trois ans, ou encore création d’un « chèque permis » de 30 euros pour les formations en cours.
En 2022, le gouvernement s’était limité à une remise générale de 15 centimes par litre à la pompe, sans aucune mesure spécifique pour les auto-écoles. Ce 5 mars, le ministre de l’Économie Roland Lescure reçoit distributeurs de carburant à Bercy, pour s’assurer que les prix à la pompe reflètent fidèlement la réalité du marché, sans envisager, à date, de mesure de soutien.

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