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20 avril 2026
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20 avril 2026primaire à gauche, municipales… Marine Tondelier remise en cause par ses opposants internes
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Points saillants
La secrétaire nationale des Écologistes a vécu une réunion houleuse ce dimanche soir, confrontée à une fronde. Une partie des troupes des Verts ne digère pas des municipales en demi-teinte ni la volonté de Marine Tondelier d’organiser une primaire à gauche.
Marine Tondelier a beau traverser « une période très heureuse sur le plan personnel » avec l’annonce de sa grossesse fin mars, la patronne des Écologistes ne fait pas mystère que son chemin politique n’est pas bordé de roses ces derniers temps. La preuve ce dimanche lors d’une réunion du conseil fédéral du parti, sorte de parlement interne du mouvement.
Lors d’une visioconférence qui a duré presque 4 heures, la secrétaire nationale des Verts a vu remis en cause sa stratégie tant pour les municipales que pour la présidentielle de 2027.
« Vu notre bilan lors des élections, on serait sourd et aveugle de ne pas voir qu’on a vraiment merdé quelque part », s’agace ainsi un cadre écologiste auprès de BFM.
« Son bilan est mauvais »
Difficile de lui donner tort? Après une vague verte des écologistes dans plusieurs grandes villes de France en 2020, les dernières municipales ont tourné au fiasco. Que ce soit à Strasbourg avec Jeanne Barseghian, Pierre Hurmic à Bordeaux, Léonore Moncond’Huy à Poitiers ou encore Anne Vignot à Besançon, de nombreuses têtes de proue du parti ont essuyé une défaite le 20 avril dernier.
De quoi y voir pour les contempteurs de Marine Tondelier la preuve qu’elle n’est plus la femme de la situation. Elle avait pourtant pris le soin de venir en personne soutenir chaque candidat sortant.
« Je veux bien qu’on dise que les gens pas contents ne sont que des soutiens de Sandrine Rousseau (dont la candidate a perdu face à Marine Tondelier lors d’un congrès interne en 2022 NDLR), mais la réalité, c’est que son bilan est mauvais », juge ainsi l’un d’entre eux.
Quelques succès et beaucoup d’échecs
Parmi les proches de la numéro 1 du parti, on assure avoir déjà fait le « bilan des municipales à plein de moments ces dernières semaines » tout en reconnaissant un besoin de « compréhension des échecs », comme le plaide la députée Léa Balage El Mariky, membre de la direction du parti.
Même son de cloche pour la porte-parole nationale Amina Niakaté qui regrette « un backlash écologique un peu partout en Europe ».
Autrement dit, dans le camp de Marine Tondelier, on s’efforce de voir le verre à moitié plein en soulignant que plusieurs des grandes villes dans lesquelles les écologistes étaient en grand danger restent bien sous le pavillon des Verts. C’est le cas par exemple à Lyon avec Grégory Doucet ou encore à Grenoble avec Laurence Ruffin qui succède à Éric Piolle.
Mais ces arguments ne parviennent pas à convaincre ses détracteurs. « On a pris un sacré coup dans l’aile. C’est un avertissement très profond que nous lancent les électeurs », tance l’ancienne députée européenne Karima Delli et opposante interne.
L’épineuse primaire de la gauche
Mais c’est surtout sur la question de la présidentielle – et d’une éventuelle primaire de gauche sans les insoumis qui ont déjà indiqué de ne pas vouloir y participer – que les oreilles de Marine Tondelier ont sifflé.
La patronne des Écologistes plaide depuis des mois pour une compétition interne à gauche pour n’avoir qu’un seul candidat sur la ligne de départ le jour J. La manœuvre vise à éviter les dispersions des voix de gauche. Et surtout à avoir un représentant au second tour.
Mais les contempteurs de ce processus y voient plutôt une façon de faire un « cadeau en or » à Jean-Luc Mélenchon, comme l’explique l’un des farouches opposants internes à Marine Tondelier. Leur crainte? Que le candidat désigné par cette primaire ne se retire finalement au profit du candidat insoumis si sa candidature ne décolle pas.
Pour contrer l’organisation de cette primaire, pour l’instant mal engagée tant elle divise les écologistes mais aussi les socialistes, plusieurs figures de la gauche sont sorties du bois ce samedi. Le sénateur écologiste Yannick Jadot, candidat malheureux de la dernière présidentielle avec seulement 4,63% des voix s’est fendu d’un manifeste aux côtés du président des députés PS Boris Vallaud et du député européen Raphaël Glucksmann.
La guerre des tribunes
Dans une tribune intitulée « Construire 2027 » et publiée dans la presse régionale, les signataires composés notamment d’élus communistes, socialistes et écologistes appellent à « être au rendez-vous de l’Histoire » tout en se gardant bien de programme précis et d’évoquer les modalités pour désigner un candidat commun.
« On est un certain nombre à se dire que le paysage politique ne doit plus être structuré par des écuries politiques et que la gauche meurt de ça », observe le sénateur écologiste Ronan Dantec, signataire de la tribune.
Parmi les proches de Marine Tondelier, on imagine plutôt que « Yannick Jadot s’ennuie au Sénat » et que Raphaël Glucksmann, qui ne fait plus guère mystère de ses ambitions présidentielles, a tout intérêt à ne pas passer par la case primaire.
La veille de cette tribune, Marine Tondelier s’était elle-même fendue d’un courrier proposant de créer un « socle programmatique » « partagé » par tous les partis qui participeraient à cette primaire en listant 21 priorités.
Parmi ses propositions, on retrouve notamment l’augmentation du Smic (sans précision du montant auquel il serait fixé), l’augmentation du salaire des enseignants de 15% sur le quinquennat, la restauration de la police de proximité ou encore la régularisation des travailleurs sans-papiers.
« Ce sont des propositions qui peuvent être débattues et tranchées. On peut et on doit les faire évoluer et permettre aux électeurs de gauche de trancher à la fin » en votant lors d’une primaire ouverte aux sympathisants, espère la porte-parole écologiste Aminata Niakaté.
En attendant, la direction du parti compte bien sortir prochainement des tracts appelant à la primaire dans l’espoir de « mettre la pression aux autres partis ». Suffisant pour convaincre? « Cette campagne va être la plus importante et la plus difficile de nos vies », a déjà reconnu devant ses troupes Marine Tondelier.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : L’équipe continuera à observer la situation pour mieux informer nos lecteurs.

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