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20 avril 2026Analyse : Voici une vue d’ensemble des faits selon notre équipe.
L'équipe propose un aperçu synthétique de « le mis en cause assure avoir été sanctionné, la CGT juge qu’il a au contraire été protégé ».
Ce qu'il faut retenir
Sanctionné pour une trentaine de likes sur LinkedIn jugés contraires à la déontologie, Hervé Gonsard conteste toute accusation de racisme ou d’extrême droite, tandis que la CGT dénonce une sanction insuffisante et une atteinte à la neutralité de la Banque de France.
Un haut responsable de la Banque de France assure avoir été sanctionné après avoir liké sur LinkedIn plusieurs publications relayant des idées d’extrême droite. L’affaire, révélée en février, continue de provoquer de fortes tensions au sein de la Banque de France.
En cause: les activités en ligne de Hervé Gonsard, directeur général des services à l’économie et du réseau (DGSER), accusé par le syndicat d’avoir soutenu publiquement des contenus « racistes, sexistes, anti-service public et promouvant l’idée d’une guerre de civilisation ».
Dès le 17 février, la Banque de France avait annoncé l’ouverture d’une enquête interne. L’institution précisait alors que « ce qui est en cause, ce ne sont pas les opinions privées de chacun et leur diversité, c’est le réalité de les exprimer publiquement sur un réseau social professionnel. »
Dans une lettre ouverte adressée au gouverneur François Villeroy de Galhau, la CGT demandait la suspension d’Hervé Gonsard. Le syndicat dénonçait « un usage particulièrement préjudiciable à l’image de la Banque de France » et affirmait que les publications concernées étaient incompatibles avec les obligations de neutralité imposées aux agents.
Une trentaine de likes jugés contraires à la déontologie
Le 8 avril, Hervé Gonsard a adressé un mail à plusieurs milliers d’agents pour s’expliquer sur les conclusions de l’enquête menée par l’Inspection générale.
Dans ce courrier, il affirme que le parution n’a retenu aucun contenu « de nature délictueuse » parmi les publications qu’il avait likées.
« Je ne soutiens évidemment pas de contenu raciste, xénophobe, antisémite ou haineux envers une minorité quelle qu’elle soit », écrit-il dans un mail dévoilé par L’Informé et consulté par BFM Business.
Il reconnaît cependant qu’une trentaine de ses likes ont été considérés comme « une sérieuse erreur de jugement » et comme un manquement aux règles de déontologie de la Banque de France.
« Celui-ci a été sanctionné, ce que je comprends et accepte », ajoute-t-il, en regrettant « profondément cette erreur ainsi que le trouble qui a pu en résulter à l’intérieur voire à l’extérieur de la Banque ».
Le directeur de la DGSER assure également s’être engagé à respecter à l’avenir « une stricte réserve et neutralité. » Pour autant, le directeur ne précise pas la nature de la sanction
Des publications liées à Reconquête, au RN ou au collectif Némésis
Parmi les contenus mis en avant par la CGT figurent des publications de Sarah Knafo, candidate de Reconquête à la mairie de Paris, du député européen RN Matthieu Valet, ou encore des hommages à Napoléon relayés par Christine Kelly et le général Bruno Clermont.
Le syndicat cite également un like sur une vidéo faisant apparaître Alice Cordier, présidente du collectif identitaire Némésis, ainsi qu’un soutien à une chronique félicitant Vincent Bolloré.
Pour la CGT, ces réactions ne relèvent pas d’opinions privées mais traduisent une orientation idéologique incompatible avec les fonctions exercées par un membre du comité de direction.
Dans sa réponse au mail d’Hervé Gonsard, le syndicat estime que la procédure disciplinaire qu’il qualifie de « mascarade » a été insuffisante et dénonce « une immense protection » dont aurait bénéficié le dirigeant.
« Loin d’avoir été réellement sanctionné, l’envoi de cet email prouve que M. Gonsard se sent suffisamment conforté dans ses pratiques pour user abusivement et à des fins d’auto-défense personnelles d’une liste de diffusion professionnelle », écrit le syndicat dans un courrier.
La CGT accuse également la direction de la Banque de France d’avoir laissé s’installer « une atmosphère viriliste, sexiste et raciste au plus haut sommet » de l’institution.
Menaces de poursuites et accusations de diffamation
Dans son mail, Hervé Gonsard rejette fermement certaines accusations portées par le syndicat.
Il affirme avoir été accusé à tort « d’avoir commis des infractions pénales » et dénonce des accusations « aussi graves que mensongères », relevant selon lui de la diffamation.
« J’entends dorénavant faire valoir mes droits autant que de besoin », écrit-il.
La CGT maintient de son côté que certains contenus relayés relevaient du racisme, de l’islamophobie ou du complotisme. Le syndicat affirme également que plusieurs agents auraient été pris pour cible sur les réseaux sociaux après cette affaire.
L’organisation syndicale évoque notamment le cas d’un salarié renvoyé sur X à sa supposée judéité ou à ses origines algériennes, ainsi qu’un autre agent ayant reçu des messages d’intimidation sur son téléphone personnel.
Une affaire embarrassante pour la Banque de France
Cette polémique intervient alors que la charte déontologique de la Banque de France impose à ses agents d’exercer leurs fonctions avec neutralité et de ne manifester « aucune opinion politique, philosophique ou religieuse ».
Pour la CGT, le maintien d’Hervé Gonsard au sein du comité de direction affaiblit la crédibilité des règles internes et nourrit un sentiment de « deux poids, deux mesures » selon le niveau hiérarchique des personnes concernées.
Malgré la sanction disciplinaire, Hervé Gonsard a indiqué vouloir poursuivre sa mission « avec détermination et esprit de responsabilité » à la tête de la DGSER, après plus de 35 ans passés au service de la Banque de France.
Source : www.bfmtv.com
Conclusion : Nous restons attentifs aux développements futurs de cette actualité.

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