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20 avril 2026
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20 avril 2026Le parti du Tigré va restaurer l’administration d’avant-guerre, mettant en péril la paix dans le nord de l’Éthiopie
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Un regard de nos journalistes sur l'article « Le parti du Tigré va restaurer l’administration d’avant-guerre, mettant en péril la paix dans le nord de l’Éthiopie ».
Ce qu’il faut garder en tête
NAIROBI, 20 avril (Reuters) – Le principal parti politique du Tigré a déclaré qu’il reprenait le contrôle du gouvernement de la région, annulant ainsi un accord de paix avec le gouvernement fédéral éthiopien qui a mis fin à l’un des conflits les plus meurtriers du siècle.
Le Front populaire de libération du Tigré (TPLF) a fait cette déclaration dimanche dans une article sur Facebook, accusant le gouvernement fédéral de violer l’accord de Pretoria, qui a mis fin à la guerre de deux ans. Le communiqué « indique que le gouvernement a provoqué un conflit armé » au sein du Tigré, retenu des fonds pour payer les fonctionnaires régionaux et prolongé le mandat du président de l’administration intérimaire sans consulter le parti.
« Il (le gouvernement fédéral) est pressé de lancer à nouveau une guerre sanglante », indique le communiqué.
Cette annonce a incité Getachew Reda, ancien porte-parole du parti et conseiller du Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, à écrire dimanche sur X que la déclaration du TPLF constituait « un rejet clair » de la structure d’après-guerre créée par l’accord de Pretoria.
« La communauté internationale doit (…) agir pour conjurer la menace d’un conflit catastrophique dans une région qui ne peut pas se le permettre », a déclaré Getachew, qui a été président de l’administration intérimaire du Tigré avant de se brouiller avec le TPLF et d’être remplacé à ce poste l’année dernière.
Le porte-parole du Premier ministre Abiy, Billene Seyoum, n’a pas répondu à une demande de commentaires sur les affirmations du TPLF.
Les responsables du TPLF n’ont pas pu être contactés dans l’immédiat pour commenter.
La guerre civile de 2020 à 2022 entre les forces dirigées par le TPLF et l’armée nationale éthiopienne a tué des centaines de milliers de personnes à cause de la violence directe, de l’effondrement des soins de santé et de la famine, selon les chercheurs.
La guerre découle d’une rupture des relations entre le TPLF, un mouvement de guérilla devenu parti politique qui a dominé la politique éthiopienne pendant près de trois décennies, et Abiy, dont la nomination au poste de Premier ministre en 2018 a mis fin à la domination du TPLF.
La guerre a pris fin fin 2022 avec l’accord de Pretoria, négocié par l’Union africaine, qui appelait à une administration intérimaire pour le Tigré, établie grâce au dialogue entre les deux parties, pour remplacer les organes élus de la région jusqu’à ce que de nouvelles élections puissent être organisées.
Malgré certains progrès dans la mise en œuvre de l’accord, celui-ci a été mis à rude épreuve ces derniers mois, avec des escarmouches armées qui ont éclaté depuis janvier entre les forces du TPLF et l’armée fédérale et les combattants alignés sur le gouvernement.
Le TPLF POUR RENFORCER LES LIENS RÉGIONAUX
En réponse aux violations présumées du gouvernement, le TPLF a déclaré dans son communiqué qu’il rétablirait l’exécutif et le législatif tigréens à la place de l’administration intérimaire et renforcerait les amitiés avec les habitants des régions et pays éthiopiens voisins.
Le gouvernement fédéral a précédemment affirmé son attachement à l’accord de Pretoria et accusé le TPLF de comploter contre cet accord avec l’Érythrée, qui a obtenu son indépendance de l’Éthiopie en 1993. Les deux pays ont mené une guerre frontalière de 1998 à 2000.
Reuters n’a pas pu vérifier de manière indépendante les affirmations du TPLF concernant les violations présumées de l’accord de paix par le gouvernement.
Le porte-parole de l’Union africaine, Nuur Mohamed, n’était pas immédiatement disponible pour commenter la décision du TPLF de restaurer l’administration précédente.
Le TPLF et l’Érythrée ont nié avoir travaillé ensemble. L’Érythrée, qui a signé son propre accord de paix avec l’Éthiopie en 2018, a combattu aux côtés de l’armée éthiopienne pendant la guerre civile au Tigré, mais s’est plus récemment hérissée de ce qu’elle considère comme des commentaires menaçants d’Abiy affirmant que l’Éthiopie, enclavée, a droit à l’accès à la mer.
(Reportage d’Aaron Ross ; édité par Sharon Singleton et Daniel Wallis)
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Source : www.usnews.com
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