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21 avril 2026la relation privilégiée entre Paris et Beyrouth à l’épreuve de la guerre au Moyen-Orient – franceinfo
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À retenir absolument
Le Premier ministre libanais est reçu par Emmanuel Macron, mardi, alors que les négociations entre le Liban et Israël doivent s’ouvrir dans les prochains jours.
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Au Liban, le cessez-le-feu est toujours aussi fragile. Ces dernières heures, les affrontements se sont multipliés dans le sud du pays, entre l’armée israélienne et le Hezbollah. Et c’est dans ce contexte que des négociations de paix bilatérales doivent se tenir dans les prochains jours entre Beyrouth et Tel-Aviv. En attendant, le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, est reçu mardi 21 avril à l’Éysée par le président Macron. La population libanaise compte sur la France, pays ami, pays influent au Liban, pour peser de tout son poids dans les futures négociations.
Quand, en tant que Français, vous croisez des inconnus dans la rue à Beyrouth, voilà ce que vous pouvez entendre : « On aime beaucoup la France. » « Vive la France ! » Au Liban, la France jouit d’une grande popularité. « Malgré toutes les guerres, il n’y a que la France qui a toujours été là », selon Maurice El Beiano, entrepreneur. Il fait partie de la communauté maronite, historiquement très proche de la France. « La France est omniprésente, reprend-il, que ce soit par la Finul [la Force intérimaire des Nations unies au Liban], donc il y a du sang français qui est tombé, ou que ce soient toutes les aides humanitaires. Vous allez voir que c’est la France qui est principalement là. »
« Le seul pays sur lequel on peut compter dans la durée et dans le temps, c’est la France. »
Maurice El Beiano, entrepreneur libanaisà franceinfo
Il existe une relation privilégiée entre les deux pays. Même si ces dernières années, certains Libanais estiment que la France s’est parfois montrée trop timorée dans ses prises de position, notamment à propos de Gaza. C’est ce que pense Louis, un jeune franco-libanais : « Quand la France a attendu des années en observant les citoyens libanais, Gazaouis et autres se faire massacrer, être très timide à propos de ce sujet, oui, elle a perdu beaucoup d’influence et de hauteur morale. Donc il faut de nouveau de l’humanisme pour qu’elle gagne de nouveau cette hauteur morale et qu’elle puisse être un bon arbitre dans la région. »
Mais pour être cet arbitre, encore faut-il que la France soit invitée à la table des négociations. Pour le moment, elle en est écartée par Israël au profit d’un autre médiateur, les États-Unis. Et c’est un problème d’après Rizk Zgheib, professeur de Sciences politiques à l’Université de Beyrouth. « La France doit être là pour assurer que les éléments d’équité de cette solution soient remplis, explique-t-il. On craint que si c’est laissé uniquement aux États-Unis, l’équité peut-être ne serait pas là, ce qui se répercutera nécessairement sur la situation interne au Liban, puisque toute position maximaliste, que le Liban serait obligé de prendre, se répercutera sur sa politique interne, rendant la situation intenable pour la région. »
En clair, la France doit être au cœur des négociations, comme va sans doute le rappeler le Premier ministre libanais au président Emmanuel Macron.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Cette information sera réévaluée à mesure que de nouveaux éléments apparaissent.

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