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21 avril 2026
ONU
21 avril 2026« Dans mes bandes dessinées, j’essaie de faire sauter les verrous » : un auteur audois brise les tabous de notre société
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Notre rédaction partage quelques remarques sur « « Dans mes bandes dessinées, j’essaie de faire sauter les verrous » : un auteur audois brise les tabous de notre société ».
Faits marquants
La bande dessinée sert à Jean-Louis Tripp de miroir de l’intime. De la perestroïka aux tabous familiaux, l’auteur des Corbières explore sans détour la liberté d’assumer ce que l’on tait encore. Nous l’avons rencontré alors que se tiendront à partir de ce vendredi 24 avril les rencontres de la bande dessinée de Gruissan.
Installé dans les Corbières, l’auteur de bande dessinée Jean-Louis Tripp entraîne ses lecteurs dans des récits profondément humains. « J’ai commencé à 16 ans, à une époque où la bande dessinée était en train de devenir un médium pour adultes », raconte-t-il. Très vite, il se distingue par des sujets engagés. « Dans les années 1980, j’ai traité de la perestroïka ou de l’apartheid. On était peu nombreux à faire de la bande dessinée politique. »
Après une parenthèse de plus de dix ans loin du neuvième art, il revient au début des années 2000. Le succès arrive avec Magasin général, co-créé avec Régis Loisel. « On a vendu environ 1,5 million d’exemplaires. Ça m’a donné une grande liberté pour la suite. »
J’essaie de faire sauter ces verrous
Une liberté qu’il utilise pour explorer des récits plus personnels. « Je travaille sur des thèmes universels : le père, le deuil, la sexualité. Ce ne sont pas des sujets importants que pour moi, ils concernent tout le monde. » Dans ses romans graphiques, l’auteur s’attaque à ce qui reste souvent tu. « La mort ou la sexualité sont encore des tabous. Moi, j’essaie de faire sauter ces verrous. »
La honte est sociale
Contrairement à ses œuvres de fiction, son travail autobiographique se construit sans scénario. « Je connais déjà l’histoire, donc j’écris et je dessine en même temps. » Son approche directe suscite de nombreuses réactions. « On me dit souvent que c’est courageux. Mais si je parlais de cuisine, personne ne me dirait ça. Le problème, c’est qu’on n’ose pas parler de certains sujets. » Pour lui, tout repose sur l’acceptation. « À partir du moment où on assume, ça devient simple. La honte est sociale. »
Ses livres touchent profondément les lecteurs. « Je reçois beaucoup de témoignages. Des gens qui me disent qu’ils se reconnaissent, même si leur histoire est différente. » Certains messages l’ont particulièrement marqué. « Un père m’a écrit après avoir lu Un père, avec son fils. L’enfant lui a demandé de fabriquer un pistolet en bois comme dans le livre. C’est très émouvant. »
Attaché au territoire où il vit, Jean-Louis Tripp revendique aussi ses racines locales. « Ma famille paternelle est narbonnaise. Mon arrière-grand-père avait les briqueteries Coudonne. » Un ancrage qui pourrait inspirer un futur projet. « J’aimerais raconter l’histoire de mes parents. »
Source : www.lindependant.fr
Conclusion : Cette situation fera l’objet de mises à jour régulières par nos journalistes.

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