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Quelques points clés à retenir concernant « la défense de Keir Starmer provoque des “éclats de rire” ».
Les points essentiels à retenir
Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a essuyé la “colère” et la “dérision” de la Chambre des communes le 20 avril, raille le tabloïd Daily Mail. Quatre jours après la communication d’informations embarrassantes concernant sa décision de nommer le controversé Peter Mandelson au poste d’ambassadeur à Washington au début de 2025, le dirigeant travailliste a pris la parole pour s’expliquer devant la représentation nationale.
Au cœur des révélations, signées du quotidien The Guardian : Mandelson, ponte du Labour mais surtout proche du pédocriminel Jeffrey Epstein et coutumier des scandales politiques, n’avait pas obtenu l’habilitation de sécurité nécessaire à sa prise de fonctions (pour des raisons inconnues à ce stade). En réaction à ces révélations, Downing Street assure que le ministère des Affaires étrangères aurait choisi d’enterrer cette information cruciale. Au moment de confirmer la nomination de Mandelson – qui a fini par quitter l’ambassade, huit mois plus tard, en raison de révélations supplémentaires sur ses liens avec Epstein –, Starmer n’aurait donc pas été au courant de l’avis défavorable émis par les services de sécurité.
“Starmer l’incurieux”
Face aux députés, l’ancien procureur de 63 ans a persisté sur cette ligne de défense et justifié sa décision de limoger, dès le 16 avril, le plus haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères, Olly Robbins. “Je sais que nombre d’entre vous trouveront cette histoire incroyable, mais c’est la vérité, a martelé Starmer. Cela défie l’entendement que les responsables du ministère aient décidé de ne rien dire.”
Comme le relève le Daily Mail, la déclaration du Premier ministre a été “noyée dans les éclats de rire de l’assistance”. Personne ou presque, ni à Westminster ni dans les colonnes de la presse, ne paraît croire la version du travailliste. “Starmer l’incurieux n’a jamais songé à demander à Robbins si Mandelson avait obtenu l’habilitation de sécurité”, se moque le Guardian, titre généralement favorable au Labour.
“On ne comprend d’ailleurs toujours pas bien pourquoi il fallait absolument nommer Mandelson à ce poste. Les risques associés à son profil étaient évidents.”
La propension de Starmer à rejeter la faute sur les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères passe mal, alors que le Parti travailliste avait promis d’exercer le pouvoir avec probité, dans la foulée des chaotiques années Boris Johnson. En un mot, résume le Daily Mail sur sa une du jour : le chef de l’exécutif “dit que c’est la faute de tout le monde, sauf de lui”.
Robbins riposte
Interrogé par une commission d’enquête parlementaire, le 21 avril, Olly Robbins a riposté, assurant que ses services s’étaient retrouvés sous la pression constante de Downing Street au sujet de l’habilitation de sécurité de Mandelson. “Nous recevions des lettres nous demandant d’en finir au plus vite, souligne le haut fonctionnaire. Dans ces conditions, il était très difficile pour nous de dire que nous n’accordions pas l’habilitation.”
Pour l’heure, les appels à la démission de Starmer, de plus en plus insistants sur les bancs de l’opposition, semblent vains. En l’absence de remplaçant évident au sein du Parti travailliste, l’ex-avocat devrait pouvoir rester à Downing Street encore quelque temps, prédit la presse londonienne. Dans l’intervalle, se gausse The Daily Telegraph, “s’accrocher au pouvoir va devenir son travail à plein temps”.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Nous restons vigilants sur les évolutions de cette information.

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