Les Bourses européennes résistent au contexte géopolitique
21 avril 2026Reuters.com
21 avril 2026« Le gouvernement pourrait se dire qu’il n’a plus les moyens d’indexer l’intégralité des pensions de retraite sur le niveau d’inflation », selon une économiste – franceinfo
Analyse : Un rapide aperçu de cette information selon nos journalistes.
Selon notre équipe, l'article intitulé « « Le gouvernement pourrait se dire qu’il n’a plus les moyens d’indexer l’intégralité des pensions de retraite sur le niveau d’inflation », selon une économiste – franceinfo » mérite un regard attentif.
Points importants
Le gouvernement prévoit six milliards d’euros d’économies pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient, répartis entre l’État et la sphère sociale . Dans l’esprit de l’exécutif, « les aides supplémentaires doivent être compensées par des baisses de dépenses », estime l’économiste Stéphanie Villers, du cabinet de conseil PWC France.
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Le gouvernement a annoncé mardi 21 avril, à l’issue d’une réunion du Comité d’alerte des finances publiques à Bercy, 6 milliards d’euros d’économies pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient. Selon le ministre des Comptes publics David Amiel, 4 milliards porteront sur l’État et 2 milliards sur la sphère sociale. D’autres annonces de Matignon sont attendues sur les aides face à la flambée des carburants. « Je pense que l’idée, c’est de demander un effort aux Français », assure l »économiste Stéphanie Villers, du cabinet de conseil PWC France.
Franceinfo : Sébastien Lecornu demande quatre milliards d’économies, sur les six que pourrait selon lui coûter la crise au Moyen-Orient. Est-ce que ces chiffres peuvent évoluer ?
Stéphanie Villers : oui, ces calculs dépendent de ce qu’a déjà coûté la guerre en Iran. Les perspectives de reprise de l’inflation ont déclenché des hausses de taux d’intérêt, donc des intérêts de la dette, de deux à quatre milliards à la date d’aujourd’hui. Il faut faire ces économies. Pour autant, ça ne veut pas dire que l’histoire s’arrête là. Si la guerre en Iran se prolonge, le niveau très élevé des cours du pétrole aura un influence sur l’économie globale, en particulier sur la croissance.
Il n’y a pas d’autre solution que ces économies ?
Notre déficit public s’élève à environ 5% du PIB. Notre situation est beaucoup plus dégradée que celle de nos voisins européens, qui ont pourtant connu les mêmes crises et les mêmes contraintes et sont autour de 3%. Ce qui fait que nos marges de manœuvre sont beaucoup plus faibles que par le passé.
« Notre situation budgétaire est beaucoup plus dégradée que celle de nos voisins européens. »
Stéphanie Villers, économiste au cabinet de conseil PWC Francefranceinfo
Comment vont se traduire ces économies ? Est-ce que des ministères comme ceux de l’Éducation nationale ou de la Santé doivent s’attendre à des coupes budgétaires ?
Certains crédits avaient été votés pour certains ministères et vont vraisemblablement être gelés, comme ceux du ministère de la Défense. Je pense que l’idée, c’est de demander un effort aux Français. Mais étant donné qu’il n’y aura pas de bouclier tarifaire comme en 2022, qu’il y a beaucoup moins d’aides et qu’elles ne bénéficient qu’à certains secteurs, le gouvernement ne va pas pouvoir demander davantage d’efforts aux ménages français. C’est pour ça que, vraisemblablement, l’effort de réduction des dépenses de quatre milliards va être concentré sur les différents ministères.
« Nos marges de manœuvre sont beaucoup plus faibles que par le passé. »
Stéphanie Villers, économiste au cabinet de conseil PWC Francefranceinfo
Sébastien Lecornu a promis d’élargir les aides, qui sont pour le moment limitées aux pêcheurs, aux agriculteurs et aux routiers. Là aussi, sa marge de manœuvre sera extrêmement limitée ?
Pour le gouvernement, les aides supplémentaires doivent être compensées par des baisses de dépenses. Les minima sociaux sont indexés sur l’inflation, qui est plus forte que prévu, et ça va peser lourd sur les comptes publics. En 2024, l’indexation des retraites a coûté 18 milliards, c’est ce poste-là qui coûte le plus cher. Le gouvernement pourrait se dire qu’il n’a plus les moyens d’indexer l’intégralité des pensions sur le niveau d’inflation. Ça peut-être une piste d’économies, même si politiquement elle serait très impopulaire.
On pense à d’autres pistes comme un rabot sur les exonérations de cotisations patronales. Est-ce que cette mesure est sur la table, et est-ce faisable ?
L’abaissement des allégements de charges sociales a déjà été évoqué. Cette mesure revient en fait à augmenter les cotisations patronales. Tout dépend du pourcentage qui va être annoncé. Le marché de l’emploi risque d’être potentiellement pénalisé, ce qui se traduirait par la hausse taux de chômage. Donc il y a là aussi peu de marge de manœuvre.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Nous restons attentifs aux développements futurs de cette actualité.

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