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21 avril 2026Quelles indemnités vont percevoir le maire de Sète Hervé Marquès et ses élus de la majorité municipale ?
Analyse : Notre équipe vous propose une synthèse de cette information.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « Quelles indemnités vont percevoir le maire de Sète Hervé Marquès et ses élus de la majorité municipale ? ».
Récapitulatif des informations
Le conseil municipal a voté lundi une hausse de 65,2 % au profit du maire Hervé Marquès. L’opposition s’en saisi, le maire répond.
C’est une sorte de ritournelle à chaque début de mandat. Partout en France. Les indemnités des élus, et celles du maire en particulier. Sète n’a pas échappé au refrain, lundi soir, à la faveur du premier conseil municipal post-installation.
« Un choix choquant, celui d’une mairie déconnectée »
Sur le sujet, il est évident que l’opposition municipale ne laisserait passer sans broncher la fameuse délibération. La majorité a fixé l’indemnité de fonction du maire de Sète à 6 001,36 € brut. Une augmentation de 65,2 % si on la compare à son indemnité lors des 10 mois précédents, entre sa prise de fonction en mai 2025 (3 632,86 € bruts) et sa réélection. De quoi faire bondir l’opposition et Stella Morenas (Nouvelles Pages). « Vous faites le choix du niveau maximum d’indemnités, fait-elle remarquer. On nous exhorte à l’économie toute l’année. Vous faites un choix choquant, celui d’une mairie déconnectée. D’autres solutions existent, plus respectueuses des deniers publics. Vous préférez des pratiques datées. Dans le contexte actuel, les élus ne doivent pas se servir. C’est indéfendable. »
Une fois n’est pas coutume, Sébastien Pacull (RN) a emboîté le pas de l’élue de gauche. « Vous faites le choix de quasi-doubler cette rémunération. C’est un choix trop élevé dans une ville où l’endettement est déjà fort. Vous auriez pu augmenter votre revenu, mais pas autant. Ou, peut-être, une fois que la dette aurait été rétablie. Ce sont 436 000 € sur sept ans qui auraient pu être dépensés autrement. »
« Grâce à ces indemnités, je serai maire à plein temps »
Hervé Marquès n’a pas, ou peu, sourcillé. « Ces indemnités ont été instituées pour que des gens comme moi puissent accéder à ces fonctions », a-t-il d’abord répondu, en rappelant son « obsession » pour « le déterminisme social » et « l’égalité des chances ». Le premier édile l’assure : « Grace à cette indemnité, je serai maire à plein temps. Vous verrez la somme qui restera (4 577 € nets), sachant que je paye des impôts et que j’en suis fier (4 050 € après impôts). Je ne voulais pas que cet engagement ne soit obstrué par autre chose que le droit d’accéder à cette fonction, et que cette fonction ne soit réservée qu’à des gens qui, eux, peuvent cumuler des revenus. »
Une « régularisation » justifie la Ville
« Cette augmentation n’est dans les faits qu’une régularisation. » Dans un communiqué transmis à notre rédaction lundi soir, la Ville de Sète précise la décision du maire et apporte des explications à cette augmentation brute de 65,2 %. Un choix « qui s’explique par la différence de situation personnelle entre Hervé Marquès et son prédécesseur François Commeinhes », écrit la collectivité.
« Ce dernier (au titre de ses cumuls de mandats et fonctions, NDLR) ne pouvait recevoir pour l’ensemble de ses fonctions un montant total de rémunération et d’indemnités supérieur à 1,5 fois l’indemnité parlementaire dite de base. Ce plafond est égal à 8 897,93 €/mois. Lorsque ce plafond est dépassé, les indemnités font l’objet d’un écrêtement. François Commeinhes y était soumis et ne pouvait donc percevoir plus de 3 632,86 € bruts pour sa fonction de maire. »
En prenant ses fonctions au printemps 2025, Hervé Marquès s’est ainsi vu allouer la même indemnité que François Commeinhes, soit 3 632,86€ brut, « alors qu’il aurait dû percevoir l’indemnité complète d’un maire » d’une commune de la strate de Sète. « Il a choisi de régulariser la situation, dans le respect du droit. » L’enveloppe globale allouée aux indemnités des élus évolue, elle, de + 2,14 %.
Pas de quoi convaincre l’opposition de gauche. Gabriel Blasco a eu une autre interprétation. « Vous n’avez pas obtenu la présidence de l’Agglo, vous répercutez cela sur le budget municipal. Vous êtes gagnant à tous les coups », a asséné celui qui est aussi élu départemental (PCF), sachant qu’Hervé Marquès percevra une indemnité d’environ 1 700 € bruts en tant que premier vice-président de l’Agglo.
« L’impression du “J’ai gagné, je fais main basse sur les indemnités” »
Silvain Pastor en a remis une couche. « Entre la promotion républicaine et arriver aux 8 000 €, il y a un écart. On est sur une question de mesure. Pour ne pas donner l’impression du “J’ai gagné, je fais main basse sur les indemnités”. » Remarquant, dans le même temps, la légère baisse des indemnités des adjoints (1 254,12 € bruts, – 2,11 %) et des conseillers délégués (723,45 € bruts, – 2,38 %), Laura Seguin s’est aussi émue de cette « disproportion » entre élus. « L’enjeu, c’est aussi la répartition entre vous, élus de la majorité. Entre un conseiller et le maire, c’est multiplié par huit. Cela questionne sur le partage des responsabilités et du temps d’investissement. Nous aurions préféré une répartition plus équitable, pour dire que les choses ne reposent pas dans les mains d’un seul homme. » La majorité a voté unanimement la délibération.
Source : www.midilibre.fr
Conclusion : Un suivi attentif permettra de compléter notre point de vue.

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