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A Strasbourg, un tramway percute un mur de la gare et fait deux blessés légers – franceinfo
21 avril 2026Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « sur les pistes cyclables, le succès du fat bike irrite cyclistes et élus ».
À ne pas oublier
Les fat bikes envahissent les pistes cyclables et irritent les autres usagers. Ces gros vélos électriques prennent de la place et sont souvent débridés, leur permettant d’atteindre des vitesses largement supérieures au maximum autorisé. Mais leur succès pourrait avoir un observation positif sur la pratique du vélo en ville.
Vous les avez sûrement remarqués avec leurs pneus très larges et leurs assises basses les fat bikes électriques, littéralement gros vélo en anglais, envahissent les pistes cyclables. Loin des chemins enneigés pour lesquels ils ont été conçus à l’origine, les fat bikes voient leurs ventes exploser dans les grandes villes. Gabarit très large, vitesse parfois excessive, l’omniprésence de ces vélos électriques commence à inquiéter associations et élus.
Si l’on en voit de plus en plus, c’est parce que le fat bike est devenu le moyen de transport des livreurs à vélo. C’est ce confirme à RMC entre deux courses, Abou, livreur qui possède un modèle équipé de deux grosses batteries rechargeables: « C’est très confortable et il y a une très bonne autonomie, ça peut tenir toute la journée alors que je fais jusqu’à 150 kilomètres par jour ».
Plusieurs milliers d’euros le vélo
150 Km d’autonomie, des grosses roues, une selle de moto et un style tendance qui attire maintenant un plus large public. C’est ce qu’affirme à RMC Story Gaspard Giraud, le responsable de la boutique les Hauts Vélos à Paris qui a vu ses ventes de fat bike augmenter de 50% en un an: « On en a à 2200€ et on en a qui peuvent monter jusqu’à 3600€ ».
Ses clients, ce sont des parents, avec une moyenne d’âge autour de 40 ans, des actifs qui veulent un fat bike pour se rendre au travail: « Avoir des grosses roues apporte énormément de confort. La grosse selle, c’est confortable aussi mais la rapidité pas du tout. Les modèles qu’on vend sont tous limités à 25 km/h ».
Certains cherchent pourtant à débrider ces vélos, à en augmenter la vitesse: « Monter à 45-50 km/h sur les pistes cyclables, c’est impensable », assure Gaspard Giraud.
Deux fois la vitesse autorisée sur piste cyclable
La réglementation interdit de rouler à plus de 25 km/h mais pour certains modèles de fat bikes, une simple manipulation permet de gagner de la vitesse. Si certaines boutiques refusent, d’autres proposent de débrider pour un prix allant de quelques dizaines d’euros à 500 euros selon les modèles.
C’est ce qu’a constaté RMC Story chez un vendeur de vélo en se faisant passer pour un propriétaire de fat bike qui souhaitait gagner quelques km/h: « Ce n’est pas sûr mais on peut le pousser au maximum à 50 km/h », assure un vendeur.
Les fat bike peuvent donc monter jusqu’à 50km/h, le double de la vitesse autorisée. Résultats, de nombreux vélos de ce type sèment la pagaille sur les pistes, ce qui commence à agacer les autres cyclistes: « On en voit de plus en plus;, c’est la jungle », confie l’un d’eux. « Ils arrivent derrière nous à fond les ballons, ce ne sont pas des vélos électriques mais des scooters, c’est extrêmement dangereux », alerte un autre.
« Je pense qu’ils ont moins peur parce que ce sont des vélos plus stables là où on est plus vulnérable avec un vélo classique. C’est un peu le SUV des vélos, ça prend la place sur les pistes cyclables et ça fait un peu peur », confie une autre cycliste.
Des villes en lutte contre les fat bikes
Un phénomène qui inquiète les associations et les élus et certains prennent même des mesures. C’est le cas à Bordeaux où la Mairie a déjà renforcé les contrôles. Depuis une semaine, les policiers municipaux scrutent la vitesse de ces fat bikes. Sur les trois premiers jours de l’opération, 33 véhicules ont été saisis pour avoir dépassé la limite de 25 Km/h.
L’adjointe en charge de la sécurité Géraldine Amouroux s’en félicite: « Cela prouve que ce que l’on ressent est réel. Avec la vitesse excessive, le danger est important et le résultat peut être dramatique. Les premiers chiffres nous font dire qu’il faut poursuivre ».
Pas question d’interdire tous ces vélos électriques pour ne pas punir tout le monde dit l’adjointe, surtout que certains respectent les règles. Mais à l’étranger, d’autres municipalités prennent des décisions plus radicales. Une ville de l’Est des Pays-Bas a décidé d’interdire totalement les fat bikes.
Reste que les fat bikes peuvent avoir un effet positif sur la pratique du vélo en ville en faisant office de produit d’appel: « Il y a un côté style qui plaît, les gens sont attirés par la position confortable et tant mieux », constate Etienne Demur, porte-parole et co-Président de la FUB (Fédération française des Usagers de la Bicyclette). « Si ça met des gens sur les vélos, à la fin on y gagne d’avoir des gens sur les vélos plutôt que seuls en voiture », conclut-il.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

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