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21 avril 2026Lescure détaille l’aide pour les «grands rouleurs» face à la flambée des prix du carburant
Analyse : Voici quelques points à considérer selon notre équipe éditoriale.
Voici ce que notre équipe pense de l'article « Lescure détaille l’aide pour les «grands rouleurs» face à la flambée des prix du carburant ».
Points clés à retenir
Réservée aux ménages modestes parcourant de longues distances, la nouvelle aide gouvernementale doit compenser une partie de l’augmentation des prix.
Alors que les espoirs d’un cessez-le-feu rapide au Moyen-Orient s’amenuisent, le gouvernement ne peut plus jouer la montre. Chaque jour qui passe fragilise un peu plus les millions de Français qui ont besoin de leur véhicule pour se déplacer. Ce mardi, Sébastien Lecornu a annoncé un renforcement des aides destinées à amortir le choc des prix des carburants. Aux dispositifs déjà accordés aux pêcheurs, agriculteurs et transporteurs s’ajoutera, dès le mois de mai, une aide à la pompe ciblant près de «3 millions» de «grands rouleurs» aux revenus modestes. Mais de quoi s’agit-il concrètement et comment en profiter ?
Invité du JT de 20 heures de Franceinfo, le ministre de l’Économie Roland Lescure a précisé les contours de ce nouveau dispositif. Un peu comme en 2023, mais de façon plus restrictive, le gouvernement entend alléger la facture des Français contraints. Premier critère pour être éligible à cette aide : «disposer de revenus inférieurs à la médiane des revenus imposables», détaille le ministre, autrement dit appartenir à la moitié des foyers les moins aisés. Les seuils varieront selon la composition du foyer : environ 17.000 euros annuels pour une personne seule, jusqu’à 50.000 euros pour un couple avec deux enfants. Au total, près de 2,9 millions de Français pourraient en bénéficier.
15 kilomètres de son lieu de travail
À cette condition de ressources s’ajoute un critère d’usage. Pour être considéré comme «gros rouleur», il faudra résider à au moins 15 kilomètres de son lieu de travail, soit un minimum de 30 kilomètres parcourus chaque jour. Pour certaines professions fortement dépendantes de la voiture – infirmiers libéraux, aides-soignants notamment -, un seuil annuel sera retenu : il faudra justifier d’au moins 8000 km par an pour des activités professionnelles.
Pas question pour le gouvernement de mesurer les kilomètres parcourus à grand renfort de justificatifs : la demande se fera sur un mode déclaratif. «On va vous demander de déclarer votre kilométrage», précise-t-il. Les démarches s’effectueront en ligne, via une interface dédiée sur le site impots.gouv. «Une application spécifique est en cours de développement», a indiqué Roland Lescure, qui espère la voir opérationnelle «d’ici la fin du mois de mai, le temps qu’elle soit développée et paramétrée». Pas d’inquiétude toutefois : l’aide sera rétroactive, souligne-t-il, et couvrira les mois d’avril, mai et juin.
Préserver les finances publiques
Reste la question la plus importante : quel sera le montant de cette aide ? Comme pour la plupart des professions concernées par les mesures de soutien publiques, son montant s’élèvera «en moyenne» à 20 centimes d’euro par litre de carburant. Le montant total, forfaitaire, sera versé en une seule fois au bénéficiaire. L’objectif du gouvernement : apporter un soutien «aussi équitable que possible» aux Français les plus exposés, tout en «préservant nos finances publiques», a fait valoir Roland Lescure.
Il n’empêche, la guerre au Moyen-Orient a un coût pour l’économie tricolore : «cette crise va nous coûter probablement autour de 6 milliards d’euros en frais d’endettement, en aides et en indexation sur l’inflation d’un certain nombre de prestations», estime le ministre de l’Économie. Pour y faire face, le gouvernement a réuni les partenaires sociaux afin d’annoncer des «mesures de précaution», consistant à geler une enveloppe équivalente dans le budget. Objectif : absorber le choc sans recourir ni à l’endettement supplémentaire ni à une hausse des impôts. À ce stade, insiste Roland Lescure, un budget rectificatif n’est «absolument pas nécessaire». L’exercice ne serait pas une partie de plaisir, au vu de l’état des finances publiques.
Source : www.lefigaro.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons informés des prochaines évolutions.

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