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21 avril 2026cessez-le-feu prolongé, engagement français au Liban… Ce qu’il faut retenir de la journée du mardi 21 avril – franceinfo
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Un point rapide sur l'article « cessez-le-feu prolongé, engagement français au Liban… Ce qu’il faut retenir de la journée du mardi 21 avril – franceinfo » selon nos journalistes.
Ce qu’il est utile de savoir
Donald Trump a annoncé la prolongation du cessez-le-feu avec l’Iran afin de donner plus de temps à Téhéran pour négocier, tout en maintenant le blocus des ports iraniens.
Publié
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A quelques heures de la fin du compte à rebours, Donald Trump s’est résolu à prolonger jusqu’à nouvel ordre la trêve observée avec l’Iran, mardi 21 avril. Téhéran a, de son côté, menacé de s’en prendre à nouveau à ses voisins du Golfe, en anéantissant leur production pétrolière. Franceinfo fait le aspect clé sur ce qu’il faut retenir des informations de cette journée.
Donald Trump prolonge la trêve
Deux semaines après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu le 8 avril, l’Iran avait averti que la trêve arriverait selon lui à échéance dès la nuit de mardi à mercredi heure de Téhéran, tandis que le président américain évoquait mercredi soir, heure de Washington. Invoquant des divisions au sommet du pouvoir iranien, le milliardaire républicain a annoncé in extremis sur son réseau Truth Social qu’il prolongeait l’arrêt des combats à la demande des médiateurs pakistanais, jusqu’à « ce que l’Iran présente une proposition visant à mettre fin au conflit ». Pas plus tard que lundi, le locataire de la Maison Blanche avait jugé « hautement improbable » une prolongation du cessez-le-feu. En attendant, le blocus des ports iraniens va se poursuivre, a-t-il souligné.
L’Iran menace les pays du Golfe
Téhéran a menacé de son côté de reprendre les frappes en direction des pays du Golfe, mettant en péril l’approvisionnement pétrolier mondial. « Nos voisins du Sud doivent savoir que si leur territoire et leurs installations sont mis au service des ennemis pour attaquer la nation iranienne, ils peuvent dire adieu à la production pétrolière au Moyen-Orient », ont averti les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de Téhéran. Avant ces menaces, les cours du pétrole, mis sous tension par le bouclage du détroit d’Ormuz, par où transite d’ordinaire un cinquième de l’approvisionnement mondial, étaient déjà repartis à la hausse, gagnant environ 3%.
L’Iran sait comment « résister aux intimidations », a prévenu son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, dénonçant le blocus américain des ports du pays, « un acte de guerre et donc une violation du cessez-le-feu ». Téhéran refuse pour l’heure de renvoyer une délégation au Pakistan pour des pourparlers avec les Etats-Unis, après une première session infructueuse le 11 avril.
Au Liban, Israël et le Hezbollah s’accusent de violer la trêve
Sur l’autre front de la guerre qui a embrasé le Moyen-Orient, de nouvelles discussions directes entre Israël et le Liban doivent avoir lieu jeudi à Washington, a annoncé la diplomatie américaine. Un fragile cessez-le-feu de 10 jours est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, que les deux parties se sont accusées de violer.
L’armée israélienne a annoncé mardi avoir frappé une position dans le sud du Liban en riposte à des tirs de roquettes vers ses soldats déployés dans cette région. Le mouvement pro-iranien a dit pour sa part avoir mené une attaque dans le nord d’Israël en riposte à des violations « flagrantes » du cessez-le-feu. Selon l’armée israélienne, des sirènes ont retenti dans deux localités du nord du pays après qu’un drone lancé depuis le Liban a été intercepté. Selon un nouveau bilan officiel, 2 454 personnes ont été tuées au Liban en six semaines de guerre.
Le Liban réclame le « retrait total » des forces israéliennes de son territoire, mais aussi le retour des prisonniers et des déplacés libanais, dans le cadre des négociations engagées avec Israël, a affirmé à Paris le Premier ministre Nawaf Salam. Le pays a besoin « de 500 millions d’euros pour faire face à la crise humanitaire au cours des six prochains mois », selon Nawaf Salam.
La France est « prête à maintenir son engagement » au Liban après le départ de la Finul
Emmanuel Macron a assuré que la France était « prête à maintenir son engagement sur le terrain » après le départ de la Finul, la mission de l’ONU au sud du Liban, programmé pour la fin de l’année, « aux côtés de ses partenaires les plus mobilisés, dans un cadre qu’il nous faudra définir ensemble ». Constatant « avec joie et satisfaction que les Etats-Unis d’Amérique se penchent sur le berceau libanais », il les a appelés à aider la France « à négocier une nouvelle résolution » pour reconduire la Finul ou en définir « une nouvelle version ». Lors d’une conférence de presse avec Nawaf Salam, Emmanuel Macron a également défendu qu’Israël devait « renoncer à ses visées territoriales » et que le Hezbollah devait être désarmé « par les Libanais ».
Les 27 de l’UE ne trouvent pas d’accord sur de nouvelles sanctions contre Israël
Les pays de l’Union européenne ne sont pas parvenus à prendre de nouvelles sanctions contre Israël, en dépit des appels lancés en ce sens par plusieurs d’entre eux, dont l’Espagne, a reconnu la cheffe de la diplomatie de l’UE Kaja Kallas. Au cours d’une réunion mardi des ministres des Affaires étrangères des Etats membres à Luxembourg, l’Espagne et l’Irlande ont réclamé la suspension totale de l’accord d’association entre l’UE et Israël. Mais des pays comme l’Allemagne et l’Italie s’y sont opposés. « Il n’y avait pas dans la salle de soutien à cette mesure », qui requiert l’unanimité des 27 pour être prise, a déclaré devant la presse Kaja Kallas, à l’issue de cette rencontre. « Nous devons parler des questions cruciales avec Israël », mais « cela doit se faire dans un dialogue critique et constructif avec Israël, c’est que nous défendons », a déclaré le chef de la diplomatie allemande, Johann Wadephul.
Emmanuel Macron a, de son côté, reconnu une « interrogation légitime » sur la possibilité de suspendre l’accord d’association, si ce dernier « continue cette politique qui contrevient à son histoire », notamment au Liban.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L’équipe éditoriale continuera à analyser les faits.

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