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22 avril 2026Guerre au Moyen-Orient : les marges des raffineurs ont-elles vraiment été multipliées par quatre depuis le début du conflit ?
Analyse : Quelques éléments à retenir de cette nouvelle selon nos journalistes.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « Guerre au Moyen-Orient : les marges des raffineurs ont-elles vraiment été multipliées par quatre depuis le début du conflit ? ».
À retenir
En pleine flambée des prix du carburant due à la guerre au Moyen-Orient, le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé, mardi 21 avril, une aide de 20 centimes d’euros le litre pour les « travailleurs modestes ». Le gouvernement demande aussi des efforts aux industriels du carburant. En début de semaine, il a annoncé que les distributeurs, les stations-service, devraient lui remettre un note sur leurs marges. Mais l’État se trompe en réalité de cible, selon Manuel Bompard, le coordinateur de La France insoumise. « Le problème, ce ne sont pas les marges à la distribution, ce sont les marges à la production et au raffinage, affirme-t-il. Ces marges ont été multipliées par quatre depuis le début de la crise. »
**Les marges des raffineurs ont effectivement été multipliées par quatre depuis le conflit au Moyen-Orient, nous apprennent les chiffres de l’UFIP. L’Union Française des industries pétrolières, qui calcule le coût de raffinageOuverture dans un nouvel onglet ou marge brute de raffinage, c’est-à-dire la différence entre le prix de vente du pétrole raffiné, le gazole et l’essence notamment, que les raffineurs vendent aux stations-service, et le prix auquef ces mêmes raffineurs ont acheté le pétrole brut. Selon les données les plus récentesOuverture dans un nouvel onglet, le 17 avril 2026, les marges des raffineurs s’élevaient en moyenne à 123 euros la tonne. Deux mois auparavant, le 17 février, avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient donc, ces marges s’élevaient à 32 euros la tonne. Elles ont donc bien été multipliées par quatre.
Une flambée du prix du gazole importé en Europe
Cela s’explique, comme l’analyse l’économiste spécialiste de l’énergie Thierry Bros, par la flambée des prix des carburants importés en Europe, notamment du gazole. Il faut savoir que les raffineries européennes, détenues par TotalEnergies, Eni ou encore Shell, ne produisent pas suffisamment de gazole pour couvrir tous les besoins des clients. Il faut donc en faire venir. Avec la guerre, il n’était plus possible d’importer du gazole du Moyen-Orient. Les acheteurs européens ont donc dû se tourner vers d’autres pays, d’Asie notamment. Comme le gazole est devenu une ressource rare, ces raffineurs asiatiques l’ont vendu plus cher. Or en Europe, c’est un marché, celui de Rotterdam, qui fixe le prix des produits pétroliers, quelle que soit leur provenance. Le prix du gazole issu des raffineries européennes s’est donc aligné sur celui du gazole issu des raffineries asiatiques et il a grimpé en flèche. Il y a donc eu un effet d’aubaine pour les raffineurs.
Avec ces marges, les raffineurs français ont fait des superprofits, selon un examen de GreenpeaceOuverture dans un nouvel onglet. Durant les trois premières semaines du conflit, l’ONG estime que les raffineurs français ont engrangé chaque jour près de 12 millions d’euros de bénéfices. La France arrive en deuxième position derrière l’Allemagne, où les raffineurs ont fait près de 24 millions d’euros de profits par jour.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les évolutions seront analysées par notre équipe pour vous tenir informés.

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