
À Albi, des militants identitaires condamnés pour violences
22 avril 2026
Bonjour Lyon du mercredi 22 avril 2026
22 avril 2026Analyse : Voici une vue d’ensemble des faits selon notre équipe.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « Immigration, les leçons de l’exception espagnole ».
Récap des faits principaux
Alors de quoi parle l’ex-ministre de l’Intérieur, désormais candidat présidentiel investi par LR ? Du mouvement de régularisation massif lancé par le Premier ministre socialiste Pedro Sanchez, qui pourrait bénéficier à un demi-million de sans-papiers.
Ces régularisés pourraient-ils s’installer en France, comme semblent le craindre Bruno Retailleau, et avant lui Jordan Bardella ? Non, le permis de séjour leur donne le droit de travailler en Espagne, de circuler dans le reste de l’Europe, mais pas de s’y établir. Et on ne voit pas pourquoi un travailleur légal en Espagne choisirait une vie de clandestin en France. D’autant que la grande majorité de ces sans-papiers sont des hispanophones, des Latinos arrivés par avion depuis l’Amérique du Sud : Venezuela, Colombie, Pérou. Et que la plupart travaillent déjà dans les secteurs en manque de bras : bâtiment, tourisme, hôtellerie-restauration. Au point que plus de la moitié des emplois créés sont pourvus par des étrangers.
L’Espagne va quand même à contre-courant de ses voisins européens.
Pas tous ! L’Italie de Georgia Meloni a aussi ouvert les bras à des centaines de milliers de travailleurs étrangers. Mais comme c’est la droite de la droite qui œuvre à Rome, RN et LR ne le crient pas sur les toits. Bruno Retailleau n’a pas demandé la mise au ban de la Botte. Et le leader de LR devrait plutôt s’interroger sur la nature du vent qui pousse le socialiste Sanchez et la libérale Meloni dans la même direction.
Réponse ?
Le pragmatisme. Le besoin de compenser le marasme démographique par un afflux de main d’œuvre. Ce qui fait que l’économie espagnole est devenue la plus dynamique d’Europe, avec une croissance insolente l’an dernier, +2,8 %, le double de la zone euro. Et un taux de chômage au plus bas depuis 18 ans. Le pays que le patron de LR veut bannir est devenu, en partie grâce à ses immigrés, l’un des plus prospères d’Europe. La France, toujours aussi frileuse sur l’immigration de travail, pourrait en tirer quelques leçons.
Rien n’est simple sur ces sujets. Mais les solutions simplistes le sont encore moins.
Figurez-vous que Bruno Retailleau est le héros cette semaine d’un livre de politique-fiction – pardon, on dit une dystopie – qui imagine que l’union des droites au pouvoir, avec Retailleau à Matignon, est arrivée à ses fins : avoir fait de la France, un pays sans immigrés. Ou presque sans. Ceux qui sont encore là sont devenus des « contributeurs non bénéficiaires », c’est-à-dire qu’ils travaillent et cotisent, mais n’ont pas accès aux mêmes droits. Et donc : ceux qui peuvent partir s’en vont et ceux qui pourraient venir vont ailleurs. Pendant que dans tout le pays, les cuisines, les chantiers de construction, les hôpitaux, les EHPAD, les services de propreté, et même les églises se vident. Le pays ne fonctionne plus. Et les Français médusés découvrent la vie « sans eux ». C’est le titre de cette dystopie stimulante qui parait demain aux Petits matins. Par le même trio qui avait imaginé Marine Le Pen présidente : Guillaume Hannezo, Hakim El Karoui, Thierry Pech. Sans eux, la France sans immigrés.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Nous restons vigilants sur les évolutions de cette information.

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