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Voici l'avis général de nos rédacteurs sur « Roumen Radev sera-t-il “l’homme de Moscou” en Bulgarie ? ».
Résumé à retenir
Le nouvel homme fort de la Bulgarie est-il prorusse ? La question s’est posée durant toute la carrière politique de Roumen Radev. Ancien président (de 2017 à 2026), il a vu sa coalition, Bulgarie progressiste, remporter une victoire éclatante aux législatives anticipées du 19 avril. Il devrait sans nul doute s’installer dans le fauteuil de Premier ministre, s’assurant une “domination totale” sur la scène politique locale, note le quotidien en ligne Dnevnik.
Sa coalition ayant remporté près de 45 % des voix, il pourra ainsi composer un gouvernement majoritaire – ce qu’aucun de ses prédécesseurs n’a réussi à faire depuis une bonne dizaine d’années. Il pourra aussi compter sur le soutien sans faille de la présidente du pays, Iliana Iotova, qui n’était autre que sa colistière pendant ses deux mandats à ce poste. “Il aura les pleins pouvoirs dans le pays”, a mis en garde l’ancien Premier ministre conservateur Boïko Borissov, dont le parti Gerb fait partie des grands perdants de ce scrutin.
La question de son allégeance présumée au Kremlin se pose donc avec d’autant plus d’acuité. Reste à savoir pour qui. À en croire la presse bulgare, toutes tendances confondues, ce sujet préoccupe surtout les fonctionnaires de Bruxelles et les médias occidentaux. Un chroniqueur du tabloïd Troud, plutôt eurosceptique, a ainsi listé tous les titres des grands journaux européens, de Politico à Die Welt en passant par le Financial Times et La Stampa, dans lesquels les expressions “prorusse” ou “favorable à la Russie” sont présentes. “Il s’agit là de médias influents britanniques, allemands, italiens et français, qui orientent l’opinion publique en Europe occidentale et dressent un portrait – pas vraiment flatteur pour la majorité de leurs lecteurs – du politicien et de son parti choisis par près de la moitié de nos compatriotes.”
Euroscepticisme à “usage interne”
Plus loin, il affirme que ces journaux n’ont envoyé personne pour couvrir ces élections et ne font que reprendre une seule et unique dépêche, celle de l’agence Reuters, qui a bien un bureau à Sofia. C’est de là que viennent les expressions “cheval de Troie à Moscou à Bruxelles” et “victoire du Kremlin” en Bulgarie, s’indigne-t-il. En concluant que “le chœur des calomnies contre Roumen Radev est dirigé depuis Sofia”.
L’accusation de ce tabloïd bulgare, aux accents complotistes, est aussi partagée par Nadia Mladenova, qui n’est autre que la cheffe de cabinet de la présidente Iliana Iotova. Si l’on y ajoute les expressions “nouvel Orban” et “eurosceptique”, le tableau des “calomnies” est ainsi complet, estime-t-elle dans une bulletin sur Facebook. “L’idée selon laquelle Roumen Radev changerait l’orientation géopolitique du pays est tout aussi ridicule et fausse que celle selon laquelle il serait une ‘taupe russe’. Et elle est inversement proportionnelle à la vérité”, écrit-elle. L’intéressé lui-même a toujours nié ces accusations. Pourtant, jusqu’au jour du scrutin, il a plaidé pour la reprise d’un “dialogue pragmatique” avec Moscou, ce qui a fait “chaud au cœur” au porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, cité par la presse russe.
Au-delà des voix eurosceptiques qui s’élèvent pour défendre Radev, deux expertes bulgares du Conseil européen pour les relations internationales (ECFR), Vessela Tcherneva et Maria Simeonova, sont persuadées aussi que Roumen Radev ne sera pas un “nouvel Orban” à Bruxelles et qu’il gardera ses critiques sur l’aide à l’Ukraine et les sanctions russes pour un “usage interne”. “La priorité du gouvernement de Radev ne sera pas la politique étrangère, mais plutôt la libération des institutions bulgares de l’emprise de l’oligarchie”, rappelle la première, citée par le magazine libéral Mediapool.
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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