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Selon nos experts, « Burkina Faso: 359 associations suspendues par le gouvernement » mérite une attention particulière.
Récap des faits principaux
Au Burkina Faso, quelques jours après la dissolution d’une centaine d’associations, pour la plupart engagées dans la défense des droits humains, ce sont cette fois plus de 350 associations qui ont été suspendues depuis lundi 21 avril. La raison invoquée par le ministre de l’Administration territoriale et de la mobilité, Emile Zerbo : le non-renouvellement de leur statut et du règlement intérieur. Après avoir appris la nouvelle, certains responsables doutent de l’avenir de leur association, quand d’autres n’ont pas été prévenus de leur présence sur la liste.
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« Si l’État me demande de payer une cotisation, alors je vais fermer l’association. Nous n’avons aucune aide, l’argent sort de notre poche pour développer l’association », confie un responsable à RFI qui a voulu garder l’anonymat. Avec des enfants à charge parmi ses adhérents, l’homme regrette l’absence de soutien pour faire perdurer son projet. Prévenu il y a trois jours par le ministère de l’Administration territoriale, le président de cette association sportive indique vouloir se rendre sur place dans les prochains jours afin de régler le problème, même si le montant de la cotisation peut être un frein pour la suite de ses activités.
L’inquiétude est également présente pour un autre responsable, non pas sur le montant de la cotisation, mais plutôt sur l’avenir de son projet : « Le rendement n’est pas celui que j’imaginais. On n’avance pas comme prévu, mais j’espère qu’on pourra renouveler », admet ce responsable, également contacté par le ministère en amont, en pleine réflexion avant de mettre à jour les statuts de son association, la faute à un manque de projection concrète pour l’année à venir.
Contactés par RFI, d’autres responsables ont avoué ne pas être au courant de la suspension de leur association : « Je suis surpris, je n’ai pas reçu d’appel du ministère, mais nous allons nous mettre en conformité », concède un président qui s’apprête à convoquer une assemblée générale avant de prendre une quelconque décision.
L’ensemble des personnes jointes confirment que leur activité n’a pas cessé depuis lundi et l’arrêté de suspension, mais sont prêtes à la mettre en suspens à tout moment : « Nous avons pris l’engagement de nous constituer en association, c’est à nous de travailler pour nous mettre en règle, nos adhérents iront ailleurs en attendant », explique un autre responsable d’une association sportive qui a appris la nouvelle sur internet. Son récépissé, signé en 2020, a expiré depuis maintenant deux ans, sans que le ministère ne soit revenu aux nouvelles. Mais selon lui : « Ce n’est pas leur rôle de nous interpeller. Les membres de l’association doivent faire une revue introspective pour comprendre qu’ils auraient dû se mettre à jour plus tôt ».
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : Les développements à venir permettront de compléter notre point de vue.

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