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23 avril 2026Analyse : Notre équipe propose une synthèse rapide de cette actualité.
Notre équipe met en lumière les éléments clés de « Des porcelets tués et castrés sans anesthésie en Bretagne, L214 saisit la justice ».
À retenir absolument
Capture d’écran d’une vidéo filmée dans un élevage de porcs de Kergrist, situé près de Pontivy, en Bretagne.
Un élevage porcin du Morbihan est visé par une plainte, déposée ce jeudi 23 avril, par l’association animaliste L214. Celle ci accuse l’élevage de « sévices graves » sur des porcelets. Des images filmées fin février dans cette « maternité collective » comptant un millier de truies ont en effet révélé que la castration sans anesthésie, interdite en France depuis 2022, y est pratiquée. Certains porcelets ont aussi été « claqués » au sol lorsqu’ils ont été jugés trop faibles.
« Ce que révèlent les images constitue donc une infraction pénale caractérisée, passible de poursuites pour sévices graves », assure L214. Sollicité par l’AFP, l’élevage situé à Kergrist, près de Pontivy, n’a pas souhaité réagir à ces accusations.
L’association accuse en outre l’élevage de laisser au milieu des vivants des « cadavres en décomposition » et de laisser sans soins des « truies gravement blessées » dans des enclos recouverts de lisier. Elle indique avoir déposé plainte le 20 avril auprès du parquet de Lorient pour « sévices graves et mauvais traitements » et avoir demandé « l’intervention immédiate des services vétérinaires du Morbihan ».
La coopérative bretonne Eureden pointée du doigt
Cette exploitation a fait l’objet le 17 avril d’une inspection par les services de l’Etat et « les irrégularités constatées ont justifié d’une mise en demeure au titre du respect des normes applicables en matière de protection animale », sans qu’aucun élément « ne motive à ce jour la fermeture immédiate de l’exploitation », a fait savoir la préfecture du Morbihan dans un communiqué.
L214 fustige également la coopérative bretonne Eureden (marques d’aucy, Paysan Breton…) qui selon elle « conseille cet élevage et commercialise sa production ». Eureden « se présente comme un acteur engagé pour le “bien-être animal”, en contradiction avec la réalité de ses élevages de cochons montrée par les images de l’enquête », écrit l’association dans un communiqué. Contacté par l’AFP, Eureden n’a pas souhaité faire de commentaires.
Avec 485 éleveurs adhérents et plus de 1,3 million de cochons commercialisés par an, Eureden a pour L214 « une responsabilité majeure dans le maintien d’un système à l’origine de souffrance quotidienne et intense des animaux ». L’association demande à la coopérative de s’engager sur un référentiel de règles minimales prévoyant notamment l’abandon des cages individuelles pour les truies et la fin des mutilations dont la castration.
En mars 2025, Inaporc, qui représente les professionnels de la filière porcine française, avait jugé ce référentiel « totalement impossible à appliquer pour les éleveurs et les transformateurs » car il « imposerait de détruire et reconstruire l’ensemble des élevages français de porc » avec un surcoût de plus de 7,7 milliards d’euros.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Un regard constant de notre équipe permettra d’éclairer cette situation.

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