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23 avril 2026Reuters.com
23 avril 2026« La France ne sera pas intimidée », prévient Benjamin Haddad, ministre chargé de l’Europe – franceinfo
Analyse : Une équipe d'experts a étudié cette information et partage son avis général.
Nos rédacteurs considèrent que « « La France ne sera pas intimidée », prévient Benjamin Haddad, ministre chargé de l’Europe – franceinfo » est un article à suivre.
Ce qu’il est utile de savoir
Invité politique de « La Matinale » jeudi 23 avril, le ministre salue deux hommes « morts pour la France », et rappelle l’importance de la mission que mène la France à travers sa « participation à la Finul », au Liban, face au Hezbollah qui « agit comme un proxy de l’Iran contre les intérêts » du pays.
Quatre jours après avoir été blessé dans l’attaque attribuée au Hezbollah, qui a coûté la vie à l’adjudant Florian Montorio au Liban, un second soldat français, le caporal-chef Anicet Girardin, est décédé, a-t-on appris mercredi 22 avril. Dans le sillage d’Emmanuel Macron, Benjamin Haddad, ministre chargé de l’Europe, tient à saluer la mémoire du casque bleu dans « La Matinale » du 23 avril. « Le travail qui doit être fait, c’est la responsabilité des autorités libanaises pour arrêter et pour traduire devant la justice les responsables, le Hezbollah, qui a visé ce contingent de la Finul pendant qu’il était en train de faire des activités, notamment de déminage », souligne-t-il.
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.
Alix Bouilhaguet : Nous avons appris hier la mort d’un deuxième militaire français de la Finul lors d’une attaque au Sud Liban attribuée au Hezbollah. Après l’adjudant Florian Montorio, c’est donc le caporal-chef Anicet Girardin qui a perdu la vie. Comment la France doit réagir ?
Benjamin Haddad : Je vais rendre hommage d’abord à la mémoire du caporal-chef Anicet Girardin qui est mort, après, vous l’avez dit, l’adjudant Florian Montorio. Ils sont tous les deux morts pour la France dans le cadre de leur mission qu’ils tenaient dans la Finul pour soutenir les forces armées libanaises, soutenir la population du Liban, l’intégrité territoriale du Liban. La France ne sera pas intimidée, on le dit de façon très claire.
Est-ce que c’est la France qui est visée, qui est attaquée ?
C’est la France, par sa participation à la Finul, donc la mission de l’ONU au Liban, qui vise à soutenir les forces armées libanaises pour désarmer le Hezbollah. Maintenant, le travail qui doit être fait, c’est la responsabilité des autorités libanaises pour arrêter et pour traduire devant la justice les responsables, le Hezbollah, qui a visé ce contingent de la Finul pendant qu’il était en train de faire des activités, notamment des activités de déminage.
Il n’est pas question pour la France de quitter la Finul après ces drames ?
Non, on le dit de façon très claire, on est au sein de la Finul. Puis le mandat de la Finul viendra à son terme à la fin de l’année, mais on continuera, en accord avec les autorités libanaises, dans un cadre qui reste à définir, mais un cadre international, à travailler aux côtés des autorités libanaises puisque l’objectif, encore une fois, c’est que les forces armées libanaises puissent reprendre le contrôle de l’intégralité du territoire, puissent prendre le contrôle de ce qu’on appelle le monopole des armes au Liban et qu’on puisse mener à la paix et puis l’intégrité, la souveraineté pour ce pays. Le Hezbollah a une responsabilité immense dans la situation aujourd’hui. Il agit comme un proxy, comme un relais de l’Iran contre les intérêts du Liban.
Il y a une deuxième séance de discussions directes entre Israël et Liban qui va débuter aujourd’hui même à Washington, et pourtant, la France en est absente. Pourquoi est-ce qu’Emmanuel Macron n’a pas pu s’imposer à la table des négociations alors qu’on a des liens historiques avec le Liban ? Est-ce que c’est parce qu’Israël s’y est opposé ?
La vérité, c’est qu’aujourd’hui déjà il y a un effort diplomatique qui peut être historique de dialogue entre le Liban et entre Israël. C’est ce que la France n’a cessé d’appeler de ses vœux. Et puis nous avons été impliqués dans ce dialogue, nous avons été aux côtés des autorités libanaises. Le Premier ministre libanais était il y a quelques jours à Paris, aux côtés du président de la République. On restera aux côtés du Liban. Je parlais de notre rôle dans la Finul, donc nous avons un rôle aussi sur le terrain, et d’ailleurs, encore une fois, nous avons perdu deux hommes en lien avec ce rôle, cette implication de la France, et donc nous continuons à prendre nos responsabilités. Je rappelle qu’il y avait 49 dirigeants, chefs d’État et de gouvernement qui étaient à Paris la semaine dernière, aussi dans le cadre de la coalition que nous voulons mettre en place pour assurer la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz. La France prend ses responsabilités, joue un rôle moteur et on peut en être fier, et je veux rendre hommage encore une fois, aux près de 700 soldats français qui sont sur le terrain, qui prennent des risques pour défendre leur pays, pour défendre le droit.
Après cet entretien, vous participez au Conseil européen à Chypre, aux côtés d’Emmanuel Macron. Au menu la réponse apportée par l’Europe au conflit en Iran, un détroit d’Ormuz qui est toujours bloqué, des négociations qui semblent au point mort… Que peut faire l’Europe ?
Je vais vous donner l’exemple à l’instant de la coalition que nous avons mise en place la semaine dernière à Paris. Quarante-neuf chefs d’État et gouvernement autour du président de la République pour commencer à travailler aux cadres légal, politique et diplomatique, pour pouvoir déployer une mission qui assurera la liberté de navigation dans le détroit d’Ormuz.
Mais ça, c’est quand ? Une fois que les armes se seront tues ?
C’est quand les conditions seront remplies, donc une fois qu’on ne sera pas dans une guerre active. Il s’agit de pouvoir, de façon pacifique, assurer la navigation.
Mais dans ce cas-là, est-ce qu’on aura vraiment besoin de sécuriser, est-ce que le trafic ne va pas simplement reprendre ?
Je vous donne un exemple voisin. Puisque vous savez que dans la mer Rouge, où on avait eu notamment les épisodes avec les Houthis ces dernières années, nous avons déployé une mission européenne qui s’appelle Aspides. Il y a des frégates françaises aux côtés des Italiens, des Grecs notamment, qui assurent la liberté de navigation. C’est une mission qui fonctionne. On a d’autres missions, par exemple, autour de la Corne de l’Afrique, pour lutter contre la piraterie. Donc nous avons ces missions européennes. Et là aussi, on a un exemple des Européens qui prennent leur sécurité en main.
Un dernier mot sur ce sujet-là. D’après Donald Trump, les discussions entre Américains et Iraniens pourraient reprendre dès vendredi. Est-ce qu’il faut le croire ?
Il faut le souhaiter. Il faut souhaiter qu’on puisse trouver une voie diplomatique à des problèmes qui sont réels et qui sont graves. Le programme nucléaire iranien, le programme de missiles balistiques de l’Iran, le soutien de l’Iran à des proxys terroristes et déstabilisateurs dans la région… Donc encore une fois, ce sont des sujets que nous avions mis sur la table depuis longtemps. Vous savez, les Français, les Européens, ont négocié pendant longtemps avec l’Iran, notamment sur la question du programme nucléaire. Ce sont des sujets extrêmement complexes, qui demandent du temps dans la négociation et à la diplomatie.
Cliquez sur la vidéo pour regarder l’entretien en intégralité.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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