
Donald Trump ordonne de détruire « tous les bateaux » posant des mines dans le détroit d’Ormuz
23 avril 2026/2026/04/23/69ea0ac34bb20562896458.jpg?w=150&resize=150,150&ssl=1)
Le prêt de 90 milliards d’euros à l’Ukraine définitivement validé par l’Union européenne après la levée du veto hongrois – franceinfo
23 avril 2026« Le Hezbollah est dans une logique d’intimidation et de surenchère verbale contre l’État libanais », selon un journaliste
Analyse : Cette nouvelle a été passée en revue par notre équipe.
Notre rédaction partage son avis sur les points importants de « « Le Hezbollah est dans une logique d’intimidation et de surenchère verbale contre l’État libanais », selon un journaliste ».
Ce qu'il faut connaître
Les discussions qui s’ouvrent à Washington, jeudi 23 avril, entre ambassadeurs israélien et libanais se déroulent dans un contexte très tendu, en raison des multiples violations du cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah annoncé le 17 avril, à l’issue du premier round de négociations. Le Liban demande une prolongation d’un mois de la trêve, le strict respect du cessez-le-feu et l’arrêt par Israël des opérations de destruction dans le Liban-Sud. Le désarmement du Hezbollah reste un des points-clés des négociations, mais d’après Gabriel Blondel, reporter au quotidien franco-libanais L’Orient-Le Jour, le mouvement « a toujours trouvé des prétextes pour conserver ses armes ».
franceinfo : le Liban, selon vous, n’a pas d’autre choix que la négociation ou la guerre ?
Gabriel Blondel : pour sortir d’une guerre, il faut forcément passer par les négociations. C’est la seule porte de sortie pour essayer d’aboutir à une vraie désescalade. Car même s’il y a officiellement un accord de cessez-le-feu depuis le 17 avril, les frappes israéliennes et les tirs de roquettes du Hezbollah contre des positions tenues par Israël se poursuivent au Liban-Sud. On est encore très loin d’une vraie cessation des hostilités. C’est pour cela que ce qui va se jouer aujourd’hui à Washington, avec la demande libanaise de prolonger le cessez-le-feu et d’arriver à une vraie fin des opérations israéliennes, va être très important. Les négociations sont la seule porte de sortie pour essayer d’aboutir à une vraie désescalade.
Cette désescalade pourrait-elle marquer la fin des opérations israéliennes au Liban-Sud ?
Dans un premier temps, c’est a minima l’arrêt des frappes et des opérations de démolition qui, dans les faits, se poursuivent à un rythme encore plus élevé. Israël pratique des opérations de dynamitage, fait exploser des quartiers entiers de tous les villages qu’elle contrôle tout le long de la zone tampon que Tel-Aviv essaie d’imposer de facto au Liban-Sud pour poursuivre ses frappes contre les membres du Hezbollah. Ces opérations conduisent à des drames, comme la mort, mercredi, de la rédacteur Amal KhalilOuverture dans un nouvel onglet, qui était en reportage au Liban-Sud. Tout le pays a suivi ce drame à la télévision. Il y a eu un ciblage, sans aucun doute, comme ça a déjà été le cas avec une autre équipe de journalistes. Il faut rappeler que peu importe la ligne éditoriale des médias pour lesquels les journalistes travaillent, en aucun cas ils ne doivent être des cibles militaires.
Le désarmement du Hezbollah, est-il un sujet clivant dans la société libanaise ?
Bien sûr, c’est le principal *(/monde/proche-orient/liban/reportage-on-va-continuer-a-combattre-dans-le-sud-du-liban-le-hezbollah-enterre-ses-combattants-et-rejette-tout-accord-avec-israel_7956149.html)ujet de clivageOuverture dans un nouvel onglet. Malgré le retrait unilatéral de l’armée israélienne du Liban-Sud en 2000, le Hezbollah a toujours voulu conserver ses armes, il a toujours trouvé des prétextes. Dans la situation actuelle, où l’armée israélienne occupe une bande de terre de 5 à 10 kilomètres en fonction des secteurs, on voit mal comment le Hezbollah pourrait à nouveau accepter d’aborder la question de son désarmement. C’est d’ailleurs l’objet de la logique d’intimidation et de surenchère verbale qu’il déploie contre l’État libanais ces derniers jours en proférant des menaces à peine déguisées contre le gouvernement, en particulier contre le Premier ministre Nawaf Salam. Le Hezbollah est dans une logique d’intimidation et de surenchère verbale contre l’État libanais.
Le désarmement du Hezbollah est réclamé par Israël et les États-Unis. Dans le contexte que vous décrivez, que peut faire le gouvernement libanais ?
Ce désarmement ne pourra se faire que dans le cadre d’un consensus entre Libanais. Et pour cela, il faut que l’État, aujourd’hui incarné par le président Joseph Aoun, soit renforcé. La diplomatie de la FranceOuverture dans un nouvel onglet et d’autres pays cherchent à renforcer l’armée libanaise et la posture de l’État pour donner de la consistance à son action politique. Si l’État libanais arrive à négocier un arrêt des frappes par Israël et un retrait progressif de son armée, ça lui donnera le dessus sur le Hezbollah. Ça lui permettra de contrer l’argument selon lequel il doit rester armé parce que les Libanais sont faibles, que la négociation ne mène à rien, et que donc, la seule possibilité c’est de rester dans cette confrontation perpétuelle, suicidaire contre Israël.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : La rédaction continuera à observer cette actualité pour informer ses lecteurs.

9999999