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23 avril 2026Analyse : Voici les points saillants relevés par nos journalistes.
Notre équipe analyse l'article « Acteur ou IA ? Pour Mathieu Kassovitz, « dans deux ans, plus personne ne s’en souciera » » pour en tirer les points essentiels.
À savoir
• Il prévoit d’utiliser l’IA pour son prochain film, inspiré d’une BD de guerre, et fait le parallèle entre son studio IA et celui créé pour les effets spéciaux du premier Star Wars.
• Minimisant les craintes pour la propriété intellectuelle, le réalisateur voit l’IA comme une opportunité économique.
Tout le monde n’est pas totalement frileux face à l’essor de l’IA dans le 7e art. Après les récents propos favorables de Sandra Bullock ou Reese Witherspoon, c’est au tour de Mathieu Kassovitz de défendre l’utilisation de l’intelligence artificielle. Le réalisateur de La Haine était au World AI Film Festival, qui s’est tenu à Cannes les 21 et 22 avril − un comble quand on sait que le Festival de Cannes refuse tout film contenant de l’IA − et en a profité pour défendre sa vision de cette technologie auprès du Guardian.
Et force est de constater qu’en comparaison de la grande majorité de ses collègues du milieu du cinéma, il y est très favorable et rejette même les accusations de vol de la propriété intellectuelle. « Pour l’instant, tout le monde a peur, reconnaît d’emblée le réalisateur. Mais d’ici quelques années, vous aurez de véritables superstars de l’IA. Des acteurs virtuels avec des millions d’abonnés. Ils seront présents sur votre téléphone et, lors de la promotion d’un film, vous pourrez interagir directement avec eux. »
Le prochain film de Kassovitz fait avec IA
Plus que des prédictions, Mathieu Kassovitz compte mettre en pratique l’IA dès son prochain projet. Il s’agira d’un film inspiré d’une BD de guerre des années 1940 de l’auteur Edmond-François Calvo, notamment connu pour La bête est morte. Ce film sera presque entièrement réalisé par IA, à l’aide d’un studio dédié à cette technologie qu’il a créé dans un geste que l’artiste aux deux César compare à la création de Industrial Light and Magic, le célèbre studio d’effets spéciaux imaginé en 1975 pour le premier Star Wars.
S’il y croit aussi fort, c’est aussi car il prédit qu’acteur en IA ou véritable comédien, « dans deux ans, plus personne ne s’en souciera ». Mathieu Kassovitz confie également avoir déjà ressenti « une émotion qui (lui) a donné des frissons » devant le regard d’un personnage généré par l’IA. Dans un jeu d’équilibriste parfois contradictoire, l’acteur de 58 ans affirme dans le même temps que cela lui « brise le cœur » de voir à quel point une performance en IA peut être convaincante désormais.
Convaincante, certes, mais pas humaine, comme l’avançait la présidente du Festival de Cannes Iris Knobloch le 9 avril dernier quand elle affirmait que « l’IA imite très bien, mais ne ressentira jamais d’émotions profondes ». Une manière pour elle de rejeter, cette année encore, l’utilisation de l’IA sur la Croisette.
« Nous sommes tous des voleurs », selon Kassovitz
Mais qu’importent les risques pour certains métiers comme celui de comédien de doublage, le réalisateur des Rivières pourpres et Babylon A.D. balaye d’un revers de la main les inquiétudes liées aux questions de droit d’auteur et de propriété intellectuelle. Sa justification ? « La Haine a été réalisé à partir d’autres films. Eux aussi ont plagié. J’ai repris des plans de Scorsese qui les avait lui-même repris de Kurosawa qui les avait lui-même repris d’Eisenstein. À moins de créer quelque chose de toutes pièces, nous sommes tous des voleurs. Donc, même si l’IA prétend tout voler, elle ne vole rien. »
Par contre, « si je vois un film, si je vois des types qui font La Haine et qui s’approprient l’œuvre et en font des conneries, bien sûr que je vais les poursuivre en justice », glisse dans le même temps l’acteur qui sera prochainement à l’affiche du diptyque sur Charles de Gaulle.
À l’heure où Val Kilmer sera bientôt ressuscité à l’écran dans le film As Deep as the Grave et où l’IA s’immisce sournoisement dans les productions hollywoodiennes pour réduire les coûts, Mathieu Kassovitz y voit un outil précieux et une opportunité d’économie inédite. Ainsi, son adaptation de La bête est morte a été mise à l’arrêt pour étudier les possibilités offertes par l’IA. Selon lui, le coût des effets visuels de son prochain film devrait ainsi passer de 50-60 millions de dollars à seulement 25 millions grâce aux progrès de cette technologie.
Source : www.huffingtonpost.fr
Conclusion : Notre équipe continuera d’examiner les faits et de proposer des analyses.

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