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23 avril 2026Analyse : Notre rédaction met en avant les points essentiels à retenir.
Nos journalistes proposent un aperçu de l'article « France: Deliveroo et Uber Eats visés par une plainte pour «traite d’êtres humains» ».
Résumé à retenir
En France, les plateformes Deliveroo et Uber Eats font l’objet d’une plainte pour « traite d’êtres humains », déposée mercredi 22 avril auprès du parquet de Paris par quatre associations de livreurs. Une démarche inédite qui dénonce des conditions de travail jugées indignes et une précarité extrême.
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À l’origine de cette plainte contre Deliveroo et Uber Eats : la Maison des livreurs de Bordeaux, la Maison des coursiers à Paris, ainsi que les associations AMAL et Ciel. Elles accusent les plateformes d’exploiter la situation de travailleurs très vulnérables, en grande majorité immigrés.
Selon les données avancées, la situation est particulièrement difficile : les livreurs travailleraient en moyenne 63 heures par semaine pour un revenu d’environ 1 000 euros nets mensuels, ou 1 480 euros bruts, soit environ 300 euros de moins que le salaire minimum. un étude de Médecins du monde publié fin mars évoque également une forte dépendance à l’algorithme des plateformes.
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Des conditions de travail dénoncées
Les associations s’appuient sur des témoignages recueillis dans toute la France et sur des données issues d’enquêtes menées depuis plus de deux ans. Plus de 200 livreurs ont ainsi été interrogés dans le cadre de la plainte.
Selon ces organisations, le système imposé aux coursiers est opaque, les contraignant à accepter « n’importe quelles conditions de travail » tout en étant considérés comme « totalement indépendants ». Sur un millier de livreurs interrogés, 98% seraient nés à l’étranger et 64% ne disposeraient pas de titres de séjour.
Circé Liénart, coordinatrice de la Maison des coursiers de Paris, souligne les effets de cette situation : « On voit que cela a des conséquences sur la santé et la vie des travailleurs », explique-t-elle, ajoutant que ces conditions peuvent conduire à une précarité extrême et parfois à des accidents graves.
Un recours à la justice faute d’alternative
L’avocat des associations, Thibault Laforcade, affirme que la voie judiciaire a été choisie après l’échec d’autres démarches. « Plusieurs canaux ont été utilisés, le politique, le journalistique, le scientifique. Ils ne fonctionnent pas », estime-t-il, dénonçant « une forme d’acceptation du système économique » et de ses conséquences.
« Nous avons donc décidé d’en activer un autre, peut-être le dernier, celui de la justice », poursuit-il, espérant ainsi « enrayer un cheminement inexorable depuis plusieurs années ». Il précise que les associations ont rassemblé des documents sur les conditions de vie, de santé et de rémunération des livreurs afin de « documenter au maximum » le dossier et appeler à l’ouverture d’une enquête.
Avec cette plainte, les associations espèrent également créer un cadre légal, aujourd’hui inexistant selon elles, et encourager des initiatives similaires à l’étranger. De leur côté, les plateformes contestent fermement les accusations. Uber Eats affirme que cette « plainte […] ne repose sur aucun fondement », tandis que Deliveroo dit « contester vigoureusement les intentions qui lui sont prêtées » et « rejeter fermement toute assimilation de son modèle à une situation d’exploitation ou de traite des êtres humains ».
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Source : www.rfi.fr
Conclusion : La rédaction reste attentive et continuera à observer les faits.

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