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24 avril 2026Analyse : Un résumé des points clés mis en avant par notre rédaction.
Notre rédaction a sélectionné quelques points clés concernant « le ministre de l’Education lui répond ».
Les points essentiels à retenir
Le ministre de l’Education revendique une « exigence » accrue de la part des correcteurs à quelques semaines du bac et du brevet des collèges. « L’orthographe n’est pas une religion », lui rétorque ce jeudi sur RMC Cécile Duflot. Sur l’antenne des Grandes Gueules, Edouard Geffray lui a répondu, déplorant « l’abandon progressif » de la maîtrise rigoureuse de la langue.
Le ministre de l’Education Edouard Geffray réclame une « exigence » accrue sur l’othographe, la grammaire et la syntaxe, à quelques semaines des épreuves écrites du baccaulérat et du brevet des collèges. Ce qui ne manque pas de faire réagir Cécile Duflot, dans sa chronique « Voix de gauche« , sur RMC. Ce à quoi le ministre lui a répondu, plus tard ce jeudi, au micro des Grandes Gueules.
« Souvenez-vous que je suis une psychopathe de l’orthographe repentie. J’étais une très bonne élève, très sage, convaincue que l’orthographe était la chose absolue à maîtriser. Je reste encore marquée par ce ‘malgré que’ qualifié d’abomination en rouge sur une copie. Aujourd’hui encore, une faute me pique les yeux. J’ai même quitté quelqu’un, il y a très longtemps, parce qu’il avait écrit ‘infiniment’ avec deux M. Si cette personne m’entend, je lui présente mes excuses, car ce n’est pas si important.
« De la poésie »
J’ai continué à lire, notamment l’histoire de l’orthographe, et j’ai compris que la langue française est souvent illogique et absurde. Par exemple, ‘chariot’ et ‘charrette’ viennent du même mot, mais l’un a un seul R et l’autre deux, sans raison. Cette complexité est devenue un outil de distinction sociale. Pendant longtemps, plusieurs orthographes coexistaient, puis on les a figées, transformant l’orthographe en une sorte de religion et en instrument de sélection scolaire. Le français n’est pas si compliqué à l’oral, mais à l’écrit, c’est incroyable : un simple son comme ‘o’ peut s’écrire de multiples façons. Ce n’est plus de l’orthographe, c’est de la poésie.
« Beaucoup ont d’autres talents que l’orthographe », rappelle Cécile Duflot
Ce n’est pas inutile, mais si l’on dit ‘des chevals’ au lieu de ‘des chevaux’, on comprend. Pourtant, tout le monde corrige immédiatement. On pourrait penser qu’il existe des règles simples, mais elles sont pleines d’exceptions : ‘chacals’, ‘narvals’, et non ‘chacaux’ ou ‘narvaux’. Le vrai enjeu de la langue, c’est de se comprendre, de s’exprimer et d’agir ensemble. L’obsession de l’orthographe devient dysfonctionnelle lorsqu’elle empêche des personnes talentueuses de progresser.
Quand on affirme qu’un élève qui fait trop de fautes n’aura pas la moyenne, on oublie que des personnes comme Thomas Edison écrivaient en phonétique. Beaucoup ont d’autres talents que l’orthographe. Juger une copie de sciences ou d’histoire uniquement sur ce critère n’a pas de sens si elle est compréhensible.
« Vive l’orthographe mais vive aussi la capacité à s’en libérer »
C’est un peu une lubie récurrente. Un ministre de l’Éducation qui manque d’idées proclame ‘vive la dictée’ ou veut renforcer le poids de l’orthographe au bac. C’est un marronnier ancien et inutile. Alors oui, vive l’orthographe, mais vive aussi la capacité de s’en libérer. »
« Tout le monde part en fixette sur l’orthographe », réagit le ministre de l’Education sur RMC
Des propos qui ne sont pas restés sans réponse puisque le ministre de l’Education nationale, Edouard Geffray, était l’invité ce jeudi des Grandes Gueules, sur RMC. » J’ai dit orthographe, grammaire, syntaxe. C’est le cumul des trois, c’est-à-dire la maîtrise de la langue », rappelle-t-il. « C’est intéressant, parce que du coup, tout le monde part en fixette sur l’orthographe. »
Selon lui, « la première inégalité professionnelle, quand vous passez un entretien, quand vous faites un CV, quand vous faites une date de motivation, c’est la maîtrise de la langue. » Et le ministre de développer son propos: « Un élève qui ne relie pas sa copie, et dont le niveau d’expression est calamiteux, il y a un moment où il faut que notre devoir, et ce n’est pas par plaisir, c’est de dire cette copie-là, elle ne peut pas avoir la moyenne. C’est tout. »
« Abandon progressif » de l’exigence
Edouard Geffray revendique et assume une « exigence » et non pas une « annonce » ou une « politique générale », face à l' »abandon progressif » et « l’afaiblissement collectif » d’une maîtrise rigoureuse de la langue française. « C’est très progressif en réalité, c’est un truc qui s’est un peu installé, et en se disant, de toute façon, aujourd’hui, les jeunes ont moins besoin des lignes. »
Selon lui, manier l’orthographe, la grammaire et la syntaxe seront d’autant plus important dans le futur puisque dans « un monde où tout se fait par les réseaux sociaux, les jeunes vont être amenés à prompter de l’IA (écrire une consigne, exprimer ses besoins à un outil d’intelligence artificielle générative, NDLR), etc. S’ils n’ont pas un vocabulaire suffisant, s’ils n’ont pas une expression de qualité, ils seront marginalisés », anticipe le ministre.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : Cette situation mérite une attention continue de notre équipe éditoriale.

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