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24 avril 2026Drones, robots terrestres, contre-attaques… Comment l’armée ukrainienne parvient désormais à contenir la poussée russe – franceinfo
Analyse : Voici les faits principaux observés par nos rédacteurs.
Voici quelques observations de notre rédaction sur « Drones, robots terrestres, contre-attaques… Comment l’armée ukrainienne parvient désormais à contenir la poussée russe – franceinfo ».
Points saillants
En mars, l’armée russe n’a enregistré quasiment aucun gain territorial en Ukraine. Kiev se félicite de sa position sur le champ de bataille, « la plus solide » depuis un an.
Publié
Temps de lecture : 4min
Après une année 2025 éprouvante sur le front, l’armée ukrainienne reprend des couleurs. « Notre position sur le champ de bataille est plus forte, ou plus solide, qu’elle ne l’a jamais été au cours de l’année écoulée », a déclaré le ministre des Affaires étrangères ukrainien, Andriï Sybiga, dans un entretien accordé à plusieurs médias et diffusé mercredi 22 avril. « Nous tenons le front », s’est-il félicité.
L’armée russe n’a enregistré quasiment aucun gain territorial en Ukraine en mars, une première depuis septembre 2023, selon des données de l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW) analysées par l’AFP. En février, elle avait déjà enregistré sa plus faible avancée depuis près de deux ans. « Nous ne sommes certainement pas en train de perdre la guerre », avait alors insisté le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. Franceinfo vous explique comment Kiev parvient à résister à Moscou sur le front.
En prenant le contrôle dans les airs
Les récentes difficultés russes proviennent en partie des progrès de l’Ukraine dans le domaine des drones, qui rendent toute progression sur le champ de bataille périlleuse. « Nous avons minimisé l’avantage russe en effectifs grâce à l’utilisation de drones », estime le chef de la diplomatie ukrainienne. « Face à un tel ennemi, l’asymétrie est la clé », avance-t-il, vantant l’habileté de l’armée à mener des « attaques asymétriques ».
« Désormais, la supériorité en main-d’œuvre [de soldats] n’est plus décisive sur le champ de bataille. »
Andriï Sybiga, ministre des Affaires étrangères ukrainien
Selon Andriï Sybiga, le succès des forces ukrainiennes réside aussi dans leur capacité à « fermer le ciel » avec leur défense aérienne. L’armée peut aujourd’hui abattre « jusqu’à 90% » de drones et missiles russes visant des villes ukrainiennes, un taux en constante progression. Sous la pression des attaques incessantes, l’Ukraine a déjà développé une cinquantaine de modèles d’intercepteurs de drones, un domaine qui n’existait même pas il y a un an.
L’Ukraine entend parvenir dès cette année à « détecter 100% des cibles aériennes » et en « abattre 95% », a fait savoir le ministre de la Défense, Mykhaïlo Fedorov. Pour contribuer à cet effort, le pays a ouvert sa défense aérienne à des sociétés privées (entreprises énergétiques, groupes logistiques ou sécuritaires…) pour qu’elles puissent s’équiper d’intercepteurs et de mitrailleuses lourdes et assurer leur propre sécurité, soulageant ainsi l’armée. De « premières interceptions » privées ont eu lieu fin mars, selon Kiev.
En menant des contre-attaques au sol, notamment grâce à des robots
Sur l’ensemble du front, les forces russes n’ont pris que 23 kilomètres carrés en mars, soit un gain quasi nul. Elles ont même reculé par endroits dans le sud-est du pays, comme cela avait déjà été le cas en février après plusieurs journées de contre-offensives ukrainiennes. Début avril, Kiev a revendiqué la prise de 480 kilomètres carrés depuis fin janvier, ce qui a permis de libérer douze communes occupées par les forces russes dans les régions de Dnipropetrovsk et de Zaporijjia, selon Reuters.
Appuyées par des drones dans les airs, les forces ukrainiennes peuvent également compter sur de nouveaux robots terrestres, équipés de charges explosives ou de canons activés à distance. « Pour la première fois dans l’histoire », une position russe a été reprise dès l’été 2025 grâce à ces robots « au sol », a révélé Volodymyr Zelensky, mi-avril. « Avant, on voyait les drones terrestres comme un petit plus. Maintenant, c’est la fondation de toute notre stratégie militaire », soutient un soldat dans ce reportage de France 2.
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Le ministère de la Défense ukrainien a annoncé samedi une accélération du déploiement d’autres robots terrestres utilisés pour des « missions de logistique et d’évacuation » des blessés. Kiev entend en commander 25 000 unités au cours du premier semestre 2026, soit deux fois plus que sur toute l’année 2025. « L’objectif est de transférer jusqu’à 100% des activités logistiques de première ligne vers des solutions robotisées », avance le ministère.
En profitant des difficultés russes
Ralentie dans sa progression, l’armée russe a lancé son habituelle offensive de printemps dès le 17 mars, a rapporté l’ISW, mardi. Depuis, « elle a échoué à obtenir le moindre gain tactique significatif » et a même « perdu environ 10 kilomètres carrés » sur le front, selon cet institut de référence. Confrontées à de « lourdes » et « croissantes » pertes humaines, les forces russes souffrent aussi de « taux de recrutement en baisse ». Ces difficultés combinées remettent en cause les tactiques de l’état-major ukrainien, fondées sur des vagues d’assauts et des missions d’infiltration « intensives » qui déciment les troupes russes.
Selon Volodymyr Zelensky, « entre 30 000 et 35 000 » militaires russes sont désormais tués chaque mois, un chiffre « effrayant ». Depuis la mi-2025, la Russie perd « six soldats contre un pour l’Ukraine », contre trois pour un au début du conflit, a affirmé le président ukrainien au Monde, fin mars.
La récente stagnation russe s’explique aussi par des problèmes de communication dans les rangs, comme l’a rapporté Bloomberg. Ces derniers mois, les troupes ont été privées d’accès à Telegram et, surtout, coupées des terminaux Starlink introduits en Ukraine, qui leur donnait accès à internet par satellite. Ce réseau américain « permettait aux unités russes de contrôler leurs forces et leurs drones en temps réel, d’avoir une vision d’ensemble de la ligne de contact et de prendre des décisions adaptées », selon un commandant de brigade ukrainien.
La perte de ces terminaux en février, sur décision de SpaceX, a constitué « une catastrophe » pour Moscou, avait alors avancé le ministère de la Défense ukrainien. L’armée russe a minimisé l’ampleur de l’impact, sans toutefois parvenir depuis à reprendre l’ascendant sur le front.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Nous vous tiendrons au courant des prochaines évolutions importantes.

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