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24 avril 2026plongée dans les entrailles de la centrale de Tchernobyl, quarante ans après la catastrophe nucléaire – franceinfo
Analyse : Notre rédaction partage quelques observations générales.
Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « plongée dans les entrailles de la centrale de Tchernobyl, quarante ans après la catastrophe nucléaire – franceinfo ».
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Les journalistes de France 2 ont pu pénétrer dans le bâtiment, au plus près du réacteur numéro 4, qui a explosé le 26 avril 1986. Ils ont aussi rencontré des habitants qui ont survécu à la catastrophe.
Monumentale et menaçante, la centrale nucléaire de Tchernobyl est à l’arrêt, mais toujours radioactive, à l’approche des quarante ans de la catastrophe, dimanche 26 avril. Les équipes du « 20 heures » de France 2 ont pu pénétrer dans les entrailles du bâtiment. Avec une tenue complète de protection, ils se sont aventurés dans un dédale de couloirs, jusqu’à arriver au sarcophage construit par les Soviétiques et à la nouvelle arche de confinement. Les deux structures recouvrent le réacteur numéro 4, qui a explosé le 26 avril 1986, provoquant la plus grande catastrophe nucléaire de l’histoire.
L’objectif est de pouvoir démanteler un jour le réacteur. Mais la tâche s’annonce compliquée, dans une zone où la radioactivité peut s’avérer mortelle, comme en témoigne le compteur Geiger de la reporter Dorothée Olliéric, chargé de la mesurer. « Nous sommes à 58 microsieverts par heure. C’est une dose très, très forte. C’est l’endroit, sans doute, le plus radioactif au monde. On va quitter la zone dans quelques secondes », témoigne l’envoyée spéciale.
Direction ensuite la salle de contrôle. C’est ici que s’est jouée la tragédie. Depuis, rien n’a été touché. Le 26 avril 1986, les ingénieurs se tiennent devant le pupitre, effectuant des tests sur le réacteur, qui devient incontrôlable. Ils tentent alors de tout stopper, en appuyant sur un bouton qui va faire exploser le réacteur.
À l’époque, Petro Khmil, âgé de 24 ans, est le chef d’un petit groupe de pompiers, de garde cette nuit-là. Depuis leur immeuble, à trois kilomètres de la centrale, ils voient l’explosion et sont les tout premiers à intervenir. « On n’avait pas de protection particulière, juste des bottes renforcées et notre uniforme ordinaire », se souvient-il.
Très vite, des hélicoptères survolent la zone en dépit du danger, déversant plomb et sable pour étouffer la combustion. Des moyens dérisoires. La déflagration propulse dans l’atmosphère un panache de particules radioactives. Pendant dix jours, elles vont se répandre sur l’Ukraine, la Russie et une large partie de l’Europe. La poussière radioactive contamine fortement les alentours de la centrale.
Près de 50 000 personnes vivent alors à Prypiat, la ville la plus proche. Elles sont évacuées le lendemain. Aujourd’hui, la cité se trouve dans la zone d’exclusion de dix kilomètres établie autour de la centrale. Personne ne retournera à Pripyat. Il faudra plus de 250 000 ans pour que le plutonium disparaisse. Quant à l’uranium, il persistera des milliards d’années.
Les équipes de France 2 se sont rendues dans la deuxième zone d’exclusion, qui s’étend sur trente kilomètres autour de la centrale de Tchernobyl. La population a également été évacuée après la catastrophe. Mais quelques mois après, beaucoup sont rentrés. On les appelle « les revenants ». Aujourd’hui, il en reste 35, dont Halina Voloshyna. « Le moment de l’évacuation, c’était poignant. Les gens pleuraient, ils s’accrochaient à leurs baluchons, à leurs sacs. Tout le monde était en larmes », raconte-t-elle, émue. A l’époque, elle est finalement autorisée à lutter contre l’incendie de la centrale nucléaire. A-t-elle aujourd’hui des problèmes de santé ? « Je vais très bien, assure-t-elle. J’ai 77 ans. Vous pouvez vérifier sur mon passeport ».
Aujourd’hui, la menace de la guerre plane sur Tchernobyl. La centrale est contrôlée par les Ukrainiens. En février 2025, un drone russe s’est écrasé sur le toit qui protège le sarcophage. L’incident a été maîtrisé. Mais Tchernobyl est peut-être passée près d’une nouvelle catastrophe nucléaire.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : L’équipe continuera à observer la situation pour mieux informer nos lecteurs.

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