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Voici notre analyse rapide sur « le grand plan d’électrification lancé, malgré les freins dans certains secteurs ».
Ce qu’il faut observer
Le gouvernement a également donné des détails sur son plan d’électrification du pays, pour sortir de la dépendance aux énergies fossiles, dans le contexte actuel des guerres. Parmi les mesures proposées, remplacer les chaudières à gaz par des pompes à chaleur, où encore aider les agriculteurs à l’achat de tracteurs électriques. Des mesures qui pour les professionnels ne sont pas concrètes.
En pleine crise sur les prix des carburants, le gouvernement a détaillé jeudi 23 avril son grand plan électrification, destiné à sortir la France de la dépendance aux énergies fossiles. Avec toute une série de mesures d’accompagnements et d’aides pour passer à l’électrique et « produire l’énergie que nous consommons ».
C’est notamment sur la route avec la relance du leasing social dès le mois de juillet avec 50.000 nouveaux véhicules électriques. Mais aussi des mesures d’aides pour sortir du gaz. Le budget des aides va doubler, pour atteindre 10 milliards d’euros par an d’ici à 2030.
Avec une vingtaine de mesures, le gouvernement vise large, pour sortir au plus vite de la dépendance au pétrole et au gaz. Une volonté d’accélérer “parce qu’il y aura d’autres crises énergétiques à l’avenir”, résume un conseiller. D’autant que la France produit déjà plus d’électricité qu’elle n’en consomme.
Alors sur la route, l’électrique doit devenir l’évidence, explique le gouvernement. Le leasing social sera relancé pour les plus modestes. Des aides à l’achat seront ouvertes aux professionnels, avec 10.000 euros pour une camionnette électrique, et jusqu’à 100.000 € pour un camion. Les bornes de recharges seront, elles, multipliées par 5.
Le gouvernement veut aussi électrifier, les bateaux de pêche, les engins de chantier et aider les boulangers à changer leurs fours à pain. Une enveloppe de 10 millions d’euros va notamment être débloquée pour permettre l’achat de tracteurs électriques.
Des limites pour les agriculteurs
Mais sur le terrain, les freins à l’électrification sont encore nombreux. Régis est éleveur laitier et depuis 5 ans, il a fait passer plusieurs de ces outils à l’électrique. « C’est un aspirateur qui va aspirer le lisier et qui va l’emmener à la fosse qui est à l’extérieur du bâtiment. C’est surtout un gain de temps et surtout un gain d’entretien, car sur l’électrique, on n’a plus de panne », explique-t-il.
Le problème, ce sont les gros tracteurs pour labourer ses champs. « L’électrification des tracteurs n’en est qu’à ses balbutiements. Aujourd’hui, toutes les marques ont des projets dans les cartons, mais on ne peut pas acheter à l’heure actuelle de tracteur électrique. La crainte qu’on a, c’est qu’on va être sur des investissements assez importants, on parle de 30 à 40% de plus qu’un tracteur classique », s’inquiète Régis.
Autre sujet d’inquiétude, l’autonomie de ces machines. Vincent Ferry est membre du bureau des jeunes agriculteurs en charge de l’innovation. « On est pas du tout aujourd’hui en capacité de faire une journée de travail de 8, 10, 12 heures sur des batteries », estime-t-il.
Concernant la pêche, certains chalutiers restent en mer, 15 jours. La solution pour Éric Guygnec, c’est plutôt l’hybride. Il a d’ailleurs choisi d’équiper l’un de ses bateaux et chaque année. « On va faire des économies de 20% mais 20% pour nous, c’est 100.000 euros. La solution, elle est là », juge-t-il.
Mais son projet est lancé depuis 4 ans et aura coûté plus de 2 millions et demi d’euros. “Pour avoir accès à ces fonds-là, pour être éligible, c’est un boulot monstrueux. Décarboner un bateau, un pêcheur seul ne peut pas le faire, c’est impossible », déplore-t-il. L’objectif du gouvernement, ce sont 500 bateaux électriques d’ici 2030. Il va nous falloir un sacré coup de pouce conclut l’armateur.
Fin du chauffage au gaz, une ambition réalisable?
Outre ces annonces, le gouvernement veut aussi éliminer le chauffage au gaz des logements. Il sera désormais interdit dans le neuf et après une rénovation financée par MaPrimeRénov. Une annonce qui n’est pas du goût de Jean-Christophe Repon, président de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises de bâtiment, invité sur RMC ce vendredi matin.
“Il existe des situations où le gaz, actuellement, n’est pas convertible en pompe à chaleur. On parle par exemple des appartements haussmanniens, de certains appartements de ville qui sont déjà sur du gaz et qu’il est difficile de déconstruire pour pouvoir y poser une pompe à chaleur en site urbain. Nous, il nous apparaît inaudible pour le particulier de se projeter dans la rénovation énergétique dans un programme. Donc on partage le constat, mais on ne partage pas les annonces”, déplore-t-il.
En tout, ce plan représente 10 milliards d’euros d’aides par an d’ici à 2030. De quoi créer 600.000 emplois, espère le gouvernement, car ces dispositifs seront tous fléchés vers des équipements fabriqués en France ou en Europe.
Source : rmc.bfmtv.com
Conclusion : La rédaction reste attentive et continuera à observer les faits.

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