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24 avril 2026
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24 avril 2026Analyse : Notre équipe partage son regard général sur cette actualité.
Selon nos experts, « Du spirituel dans la musique brésilienne et dans la chanson en particulier » mérite une attention particulière.
Ce qu’il faut garder en tête
Un orgue, pour une prière, une prière révolutionnaire… 1968 au Brésil. Un certain Gilberto Gil se rêve en prédicateur psychédélique en chantant en latin « Miserere Nobis ora pro nobis » c’est-à-dire en français : « Aie pitié de nous, prie pour nous ». Une formule qui fait référence au Psaume 50, au Miserere et qui sert de refrain à l’introduction d’un disque incontournable de musique populaire brésilienne : l’album Tropicalia ou Panis et Circensis, « du pain et des jeux », encore du latin !
Si ce disque collectif réalisé avec Tom Zé, Caetano Veloso ou encore Gal Costa est aussi important, c’est parce qu’il est considéré comme le manifeste artistique du Tropicália ou Tropicalisme, un style musical engagé contre la dictature militaire qui gangrène le pays et qui introduit le style rock et psychédélique dans la musique populaire brésilienne. Chanter la révolution en latin sur des paroles sacrées peut paraître étonnant, et pourtant cela n’est pas unique dans la musique populaire brésilienne, loin de là, cette chanson va même faire des émules ! Voici une petite liste non exhaustive, mon top 3 de sacrées chansons brésiliennes !
Trois ans plus tard, après Gilberto Gil, c’est une autre immense star brésilienne, la chanteuse Claudia, qui enregistre en 1971 ce Jesus Cristo, ce Jésus Christ diablement entraînant. Si le Miserere Nobis de Gil faisait référence aux misères du peuple brésilien et faisait même entendre des coups de canons à la fin de la chanson, ici nulle critique, seulement une glorification de Jésus, très pop, très premier degré.
Autre figure de la MPB, la Musique populaire brésilienne des années 60 et 70, Edu Lobo consacre quant à lui toute la face B d’un album à une Messe Brève, Missa Breve sorti en 1973, où à côté de ce Gloria folk on trouve par exemple ce Kyrie délicieusement dissonant !
Une messe qui en appelle une autre, celle composée par Milton Nascimento. Sa très syncrétique Missa Dos Quilombos, la Messe des Quilombo nommée ainsi car elle rend hommage à la communauté des Quilombo formée au départ par d’anciens esclaves. Plus qu’un disque, il s’agit d’une véritable messe qui a d’ailleurs été célébrée devant 8000 personnes réunies le 20 novembre 1981 à Recife au Pérou pour condamner le racisme et l’injustice de la dictature militaire du Brésil, plus de dix ans après Gilberto Gil et son Miserere Nobis.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : Les faits continueront d’être suivis pour fournir une analyse complète.

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