
« La France n’est pas totalement sortie du jeu », affirme Bruno Tertrais, directeur adjoint de la Fondation pour la recherche stratégique
24 avril 2026
La guerre au Moyen Orient « est illégale, c’est une grosse erreur », réaffirme le chef du gouvernement espagnol Pedro Sánchez
24 avril 2026Au détroit d’Ormuz, la guerre des nerfs fait flamber les tensions entre Américains et Iraniens
Analyse : Un rapide aperçu de cette information selon nos journalistes.
Selon notre équipe, l'article intitulé « Au détroit d’Ormuz, la guerre des nerfs fait flamber les tensions entre Américains et Iraniens » mérite un regard attentif.
Points importants
Le bras de fer continue au Moyen-Orient, vendredi 24 avril. Alors qu’il n’y a toujours pas de négociations prévues entre Washington et Téhéran, la tension est de plus en plus forte autour du détroit d’Ormuz. Sur place, c’est une véritable guerre des nerfs qui se joue pour le contrôle du détroit, plus que jamais au centre de toutes les attentions. Cette guerre des nerfs prend deux dimensions : une bataille navale et une guerre de communication.
**Dans ce domaine, Donald Trump a pris un ton triomphal jeudi dans le Bureau ovale. « Nous avons le contrôle total du détroit« , affirme le président américain, précisant qu’aucun navire « ne peut entrer ou sortir sans l’aval de la marine des États-Unis« . Il ajoute un peu plus tard sur son réseau social « avoir tout le temps du monde » concernant l’Iran.
Dans les faits, il reste très difficile d’attribuer le contrôle du détroit. Ce que l’on constate surtout ces derniers jours, c’est que le trafic est retombé à son plus bas niveau : à peine plus de cinq passages par jour depuis dimanche, contre plus d’une centaine avant le début de la guerre.
Des incidents de plus en plus nombreux
La circulation est paralysée, mais les incidents sont de plus en plus nombreux. Désormais, pas un jour sans qu’un navire ne soit ciblé ou arraisonné. Jeudi 23 avril, la marine américaine a procédé à l’interception et à l’inspection d’un pétrolier sous sanctions dans l’océan Indien. Une opération mise en scène sur les réseaux sociaux, comme l’avaient fait un peu plus tôt les gardiens de la révolution en prenant d’assaut un cargo tentant de quitter le Golfe persique.
Pour accentuer la pression, le président américain a confirmé l’arrivée d’un troisième porte-avions dans la région. Il a également ordonné de « détruire tous les bateaux iraniens posant des mines dans le détroit. » Cette tension a de nouveau fait bondir les cours du pétrole jeudi soir. Le baril de Brent reste au-dessus des 100 dollars, et l’inquiétude grandit : si le blocus se poursuit, les capacités de stockage de l’Iran, mais aussi des pays du Golfe pourraient rapidement atteindre leurs limites. « La plus grande menace de l’histoire« , selon le directeur de l’Agence internationale de l’énergie.
Les conséquences de la crise se font de plus en plus ressentir. Comme si tous les voyants du tableau de bord se mettaient à clignoter : des signaux d’alerte apparaissent sur tous les continents et dans tous les secteurs concernés par cette crise énergétique, qui touche le pétrole, mais aussi d’autres matières comme les engrais. Entre hausse des prix et risques de pénurie, la crise va replonger plus de 30 millions de personnes dans la pauvreté, alerte l’ONU. Une situation d’autant plus inquiétante qu’il faut anticiper un effet de décalage dans le temps : plus la crise dure, plus le retour à la normale prendra du temps.
Source : www.radiofrance.fr
Conclusion : La rédaction suivra cette actualité pour vous fournir un point de vue complet.

9999999