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24 avril 2026Analyse : Quelques observations de notre équipe pour mieux comprendre les enjeux.
Notre équipe propose une synthèse des informations de « Fabrice Toledano, directeur marketing de Trenitalia France – franceinfo ».
Points clés à connaître
Après la diffusion d’un numéro de « Complément d’enquête » consacré à la SNCF et à ses prix qui déraillent, Tristan Waleckx interrogeait le numéro 2 de son principal concurrent : Trenitalia, qui assure déjà quelques trajets sur le réseau français et affirme proposer des tarifs plus bas. Est-ce vraiment le cas ?
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Tristan Waleckx : On est de retour Gare de Lyon, d’où partent les trains de la SNCF, mais aussi ceux d’un petit nouveau, Trenitalia, dont vous êtes le numéro 2. Fabrice Toledano, bonsoir. Trenitalia, ce sont ces trains rouges que l’on voit juste derrière nous. Vous avez lancé trois lignes : Paris-Lyon, Paris-Marseille, Paris-Milan. À terme, vous serez présents sur tout le territoire français ?
Fabrice Toledano : Vous avez raison, on a commencé fin 2021, et il se trouve qu’on a encore développé l’offre en 2025, puisque nous avons ouvert une ligne entre Paris et Marseille à hauteur de 4 allers-retours par jour. Et en décembre 2025, on a intensifié la ligne Paris-Lyon, puisque désormais, on opère 14 allers-retours par jour en semaine entre Paris et Lyon. Nous avons annoncé déjà, effectivement, un projet pour fin 2029-début 2030, pour relier Paris et Londres. Pour ça, évidemment, on a lancé une nouvelle commande de trains.
On voit qu’il y a un nouveau train qui part de la Gare de Lyon. À terme, il y aura combien de trains par jour de Trenitalia ?
On a prévu de rajouter 10 allers-retours par jour entre Paris et Londres fin 2029. On a passé une commande de nouveaux trains. On a lancé aussi la construction d’un atelier de maintenance près de Paris, justement pour pouvoir être autonomes dans la maintenance de nos trains.
Vous avancez des prix qui sont moins chers. On a regardé sur votre site internet pour le mois de mai. Vous savez qu’il va y avoir de nombreux week-ends prolongés ce mois-ci… Si on veut partir la veille du 1er mai de Paris à Marseille, par exemple, pour avoir le meilleur tarif Trenitalia, il faut se réveiller tôt, à 6 heures du matin, pour 72 euros. Et on a regardé sur le site de la SNCF, au même horaire, on trouve le même train à 45 euros. On a regardé pour la semaine suivante, encore un jour férié, la veille du vendredi 8 mai. Le meilleur tarif est encore de 72 euros pour Trenitalia, contre 59 euros à la SNCF, censée officiellement être la compagnie la plus chère. Comment ça se fait ?
Les prix, en fait, sont évidemment liés au remplissage de nos trains, donc plus les trains sont remplis, plus évidemment les prix montent.
Est-ce que ça veut dire que c’est peut-être un peu de la com’, c’est-à-dire qu’on a une moyenne de billets moins chers, mais évidemment pour les dates qui n’intéressent pas vraiment les voyageurs ?
Au contraire, nos prix Paris-Lyon, par exemple, commencent à partir de 23 euros. Il faut comprendre qu’il y a 97% des clients qui sont satisfaits du rapport qualité-prix parce que, effectivement, ils trouvent des prix très intéressants.
Là, pourquoi les veilles de pont, finalement, on est moins cher à la SNCF que chez Trenitalia ?
Vous prenez un exemple où, effectivement, la veille de ponts, les trains sont déjà pleins. Donc c’est à ce moment-là que les prix sont les plus chers. Mais quand on regarde globalement en semaine ou un week-end normal, c’est vrai que le analyse qualité-prix est souvent plus attractif.
En tout cas, là, ce sont des dates particulièrement intéressantes, et elles sont moins chères chez vos concurrents de la SNCF…
Après, c’est une question d’offre et de demande. À partir du moment où il reste peu de places disponibles et que la demande est là, effectivement, les prix peuvent être plus élevés. Maintenant, il faut quand même se rendre compte que si on prend les lignes où nous sommes présents, par exemple Paris-Lyon et Paris-Marseille, l’année dernière on sait que sur le Paris-Lyon, en moyenne, les prix ont baissé de 10% grâce à la concurrence. Sur le Paris-Marseille, les prix ont baissé jusqu’à 30%.
Ça baisse pour tout le monde, pour votre compagnie, mais y compris pour la SNCF.
Oui, parce que le jeu de la concurrence permet aussi aux prix de baisser, alors que sur les lignes où il n’y a pas de concurrence, les prix n’ont pas vraiment baissé.
(…)
Ce texte correspond à une partie de la retranscription de l’interview diffusée dans « Complément d’enquête » le 23 avril 2026, à la suite de « SNCF : quand les prix déraillent ! ». Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.
Source : www.franceinfo.fr
Conclusion : Nous continuerons de surveiller cette situation pour vous informer.

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