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24 avril 2026Saint gobain : Le trimestre « le plus dur de l’année » ne s’est finalement pas si mal passé pour Saint-Gobain, dont l’activité a résisté au mauvais temps
Analyse : Notre équipe partage son regard général sur cette actualité.
Notre équipe propose un aperçu rapide des éléments de « Saint gobain : Le trimestre « le plus dur de l’année » ne s’est finalement pas si mal passé pour Saint-Gobain, dont l’activité a résisté au mauvais temps ».
Éléments à garder en tête
(BFM Bourse) – Le spécialiste des matériaux de construction a contenu la baisse de son chiffre d’affaires à 2,3% en données comparables, le mois de mars ayant permis de rattraper en partie un début d’année plombé par une météo atroce. La société a confirmé ses objectifs pour 2026 et livré un message encourageant pour la suite.
En dehors du conflit au Moyen-Orient, un autre évènement s’est invité dans les publications de plusieurs pensionnaires du CAC 40: la mauvaise météo des premiers mois de 2026.
Les mois de janvier et février ont connu de fortes intempéries en Europe. En France, « entre le 7 janvier et le 19 février 2026, la situation météorologique a favorisé le défilé de perturbations et tempêtes actives (Goretti, Nils et Pedro) sur notre pays », explique Météo France. « La plupart des régions ont connu des pluies quasi-quotidiennes sur des sols déjà souvent saturés », ajoute l’agence. Les États-Unis ont, eux, du faire face à un hiver particulièrement rude.
Plusieurs groupes du CAC 40 ont fait référence à ces intempéries pour justifier leurs contre-performances. Mercredi, Eurofins expliquait que cette mauvaise météo avait plombé ses activités de tests alimentaires au premier trimestre.
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La casse est limitée
Un secteur se retrouve évidemment au premier rang face à ces aléas météorologiques: le bâtiment. Jeudi soir, Vinci a fait était d’une baisse de 5,3% de ses revenus dans la construction, citant notamment « l’impact de conditions météorologiques difficiles en Europe centrale ».
Pour Saint-Gobain, qui a publié son activité du premier trimestre jeudi soir après la clôture du marché, le début d’année s’annonçait également compliqué au vu de cette météo capricieuse des deux côtés de l’Atlantique.
In fine, le spécialiste des matériaux de construction a limité la casse. Saint-Gobain a, certes, accusé une baisse de ses revenus de 2,3% en données comparables à 11,44 milliards d’euros. Mais les analystes redoutaient bien pire, tablant sur un chiffre d’affaires de 10,93 milliards d’euros et une baisse des revenus de 4% en données comparables.
« Pour un trimestre annoncé d’avance comme étant le plus faible de l’année, il s’agit d’un résultat nettement supérieur aux prévisions et d’un signe encourageant pour l’ensemble de l’année », tranche Alphavalue.
À la Bourse de Paris, l’action Saint-Gobain a ouvert en nette hausse (+3,3%) avant de basculer dans le rouge, entraînée par un mouvement d’aversion au risque généralisé qui frappe la place parisienne. Vers 10h45, le titre perd 0,8% quand le CAC 40 cède 1%.
Un bon mois de mars
Dans le détail, l’impact des prix et a été neutre sur le trimestre. La baisse des revenus s’explique donc intégralement par une chute des volumes de 2,3% sur la période. Ce repli s’avère en réalité moins marqué que les attentes des analystes (le consensus était sur -4,3%) et la fourchette indicative de -3% à -5% donnée par la société, remarque Royal Bank of Canada.
Le groupe a rattrapé une partie de son retard du début d’année en mars. « La meilleure publication qu’attendu s’explique essentiellement par un bon mois de mars dans toutes les géographies après les effets météo en Europe/ Amériques du Nord », explique ainsi Oddo BHF.
Par région, l’Europe, qui représente 63% des ventes de la société, a accusé une baisse de 0,9% de ses revenus en données comparables, « globalement pénalisée par des conditions climatiques inhabituelles », confirme Saint-Gobain.
« La France, qui était la principale préoccupation du marché après trois années consécutives de baisse des volumes, a enregistré une baisse de 0,8% (en données comparables, NDLR), soit un net redressement par rapport aux -7% de l’année précédente », souligne Alphavalue.
La zone « Amériques » est de loin celle qui a le plus souffert avec une baisse de 8,5% en données comparables. « La région a été confrontée à la fois à des conditions météorologiques hivernales extrêmes, à l’absence de retombées des tempêtes de 2025 et à une base de comparaison élevée liée aux activités de toitures résultant des tempêtes de 2024. Ces trois facteurs avaient déjà été signalés par la direction dans des communications antérieures », écrit Alphavalue.
A contrario, l’Asie-Pacifique, qui représente un peu moins de 10% du chiffre d’affaires, a enregistré une progression de ses revenus de 7% de ses revenus en données comparables, grâce à une croissance de plus de 10% en Inde et à une bonne dynamique en Asie du Sud-Est, zone qui bénéficie de grands projets d’infrastructures.
Hausses de prix
In fine, Royal Bank of Canada estime que la société a publié « une série de chiffres rassurants ».
À l’issue de ce trimestre, le groupe a confirmé son objectif pour 2026, à savoir une marge brute d’exploitation (Ebitda) de plus de 15%.
Barclays écrit que la direction du groupe a, lors de la conférence téléphonique, livré un message rassurant sur plusieurs points. Le groupe attend une reprise progressive des volumes en Europe et voit à l’heure actuelle peu d’impact lié à la demande au Moyen-Orient. La société n’a, par ailleurs, pas fait part de risques sur ses approvisionnements.
« Le management a été globalement rassurant sur les perspectives (les effets volumes moindres seront compensés par des effets prix) », écrit pour sa part Oddo BHF.
Dans cette optique, la société a indiqué que le spread « prix-coût » serait positif cette année, ce qui vent tout simplement dire que les hausses de prix surpasseront celles des coûts, note Citi. Cela passera par des relèvements de tarifs à compter du trimestre en cours.
« Les prévisions de la direction pour le deuxième trimestre 2026 indiquent des volumes positifs. Mais dans l’ensemble, ceux-ci pourraient ne pas suffire à générer un premier semestre 2026 positif (les volumes américains étant indiqués comme toujours négatifs au premier semestre 2026 avant de devenir positifs au deuxième semestre 2026) », constate, par alleurs, Jefferies.
Dans la mesure où les hausses de volumes et de prix ne seront constatées que dans les chiffres du deuxième trimestre, la banque redoute que le marché attende l’été avant de se focaliser sur la croissance de la société. Ce qui pourrait bien empêcher l’action d’avancer…
Julien Marion – ©2026 BFM Bourse
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Source : www.tradingsat.com
Conclusion : Nous continuerons à partager nos observations sur cette actualité.

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