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«Je fais des réserves de carburant avant que ça augmente encore plus.» Comme Dogan, patron d’une petite entreprise de déménagement à Renens (VD), de nombreux automobilistes en Suisse s’inquiètent de l’influence de la guerre en Iran sur le prix de l’essence. La vendeuse de la station-service à Lausanne où il a fait le plein confirme la tendance. Mais «pour le moment, on ne le sent pas encore dans le chiffre d’affaires», tempère le gérant de la station, qui préfère garder l’anonymat.
Ailleurs, la fréquentation grimpe déjà fortement. À Pfäffikon (SZ), une employée d’une station-service Migrol dit avoir vu défiler près de 500 clients lundi, contre environ 300 habituellement.
«Bien sûr qu’on s’inquiète quand une guerre éclate»
Beaucoup réagissent par crainte d’une nouvelle hausse. «Bien sûr qu’on s’inquiète quand une guerre éclate», confie Daniel, venu faire le plein plus tôt que prévu.
D’autres relativisent. Sarah, dont le plein coûte 35 francs, admet que «c’est énervant quand ça devient plus cher, mais je ne peux rien y faire». Un homme d’âge moyen estime pour sa part que ces variations «font partie du jeu»: «Ça monte et ça descend tout le temps. C’est normal quand on a une voiture.»
Un chiffre d’affaires en hausse
Matthias Hübscher, directeur de Volenergy, confirme une ruée vers les pompes. Exploitant plus de 700 sites en Suisse, dont les stations BP, l’entreprise a vu dimanche son chiffre d’affaires dépasser de 30 à 40% la moyenne. «L’escalade au Moyen-Orient et les reportages dans les médias ont provoqué cette ruée», explique-t-il.
Outre les troubles politiques, la météo et la douceur entraînent certainement aussi une plus grande fréquentation. En raison de la hausse déjà massive des coûts d’approvisionnement en essence et en diesel, Volenergy doit augmenter les prix à la pompe. En fonction du site et de la région, la hausse est actuellement d’environ cinq centimes pour l’essence et de dix centimes pour le diesel.
Les conséquences de la guerre se font également sentir sur le prix du mazout. Chez Migrol, par exemple, les 100 litres sont passés de 94,21 francs la veille du début de la guerre à 126,51 francs ce jeudi.
«On est loin du chaos»
Si le choc des prix peut influencer le comportement des automobilistes à court terme, Matthias Hübscher estime que la situation se normalisera rapidement. «Nous sommes loin d’une situation de pénurie de carburant ou de chaos.»
Une demande auprès des stations-service Avia le confirme également. «À ce jour, nous n’avons reçu aucune indication, selon laquelle la demande de carburant dans les stations-service Avia aurait particulièrement augmenté», précise l’entreprise.
Le prix du carburant vous inquiète-t-il?
Carolin Teufelberger (cat), née en 1991, travaille depuis 2024 pour 20 Minuten en tant que rédactrice au service Actualités & Société.
Daniel Graf (dgr), né en 1991, travaille pour 20 Minuten depuis 2020. Depuis le 1er janvier 2024, il dirige la rubrique « News & Gesellschaft ».

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