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Nos rédacteurs mettent en avant les points clés de « Milei interdit l’accès de la presse au Palais présidentiel : “une mesure sans précédent” ».
Résumé des éléments principaux
L’animosité de Javier Milei à l’égard les journalistes a gravi un nouvel échelon ce jeudi 23 avril. Le président argentin d’extrême droite leur a fermé, jusqu’à nouvel ordre, les portes du palais présidentiel. “C’est une décision inédite, dénoncée par toutes les organisations de presse locales, qui se produit après des milliers d’insultes et d’attaques verbales du président argentin contre les journalistes, et après la révocation [ces derniers mois] de plusieurs accréditations de ceux qui couvrent l’actualité du pouvoir exécutif”, écrit El País América, à Buenos Aires.
Le quotidien Página 12 rappelle quelques-unes des injures habituelles du président aux journalistes, “sa marque déposée”, selon le journal de gauche : “Vendus, fils ou filles de pute, rats, ordures immondes, zoo de corrompus, tueurs à gages avec micros, misérables…” Et surtout, ce qui est devenu l’un de ses axiomes : “On ne hait pas suffisamment les journalistes.” Une phrase répétée à volonté et transformée en acronyme par ses partisans sur les réseaux sociaux, comme une punchline : “Nolsalp” (pour “No odiamos lo suficiente a los periodistas”).
“Garantir la sécurité nationale”
Sur ses réseaux sociaux, le responsable de la communication officielle, Javier Lanari s’est justifié en évoquant une mesure “préventive”, après une affaire d’“espionnage illégal”, rapporte le quotidien conservateur La Nación. “L’unique but est de garantir la sécurité nationale”, a-t-il ajouté.
L’organisme gouvernemental chargé de la sécurité de la Casa Rosada (le palais présidentiel argentin) a, de fait, porté plainte contre deux journalistes d’une chaîne de télévision argentine pour avoir diffusé une vidéo tournée en dehors des espaces autorisés. Pour Página 12, c’est “une excuse ridicule”.
El País América rappelle que le gouvernement est actuellement sous le feu des critiques et éclaboussé par plusieurs affaires de corruption présumées, dont le cas de l’enrichissement personnel de son actuel chef de cabinet, Manuel Adorni. Ancien porte-parole du gouvernement, ce dernier entretenait justement avec les journalistes accrédités une relation extrêmement hostile. Aussi bien Javier Milei que sa sœur, Karina, secrétaire générale de la présidence, qualifient les révélations de la presse le concernant d’“ordures médiatiques”.
La fermeture du palais présidentiel a fait réagir les organismes de défense de la liberté de la presse, inquiets de cette escalade. “Il s’agit d’une mesure sans précédent, écrit La Nación. La salle de presse de la Casa Rosada est toujours restée ouverte, durant les périodes démocratiques comme sous les gouvernements dictatoriaux.”
Source : www.courrierinternational.com
Conclusion : Cette situation fera l’objet d’une observation continue de notre rédaction.

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