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5 mars 2026Trump veut intervenir dans la succession du Guide suprême iranien et juge le fils de Khamenei « inacceptable »
– / AFP
Après l’élimination du guide suprême Ali Khamenei dans une frappe, Donald Trump affirme vouloir peser sur le choix du futur dirigeant iranien.
Donald Trump veut peser sur l’avenir du pouvoir iranien. Dans un entretien accordé au site américain Axios, le président américain explique vouloir être directement impliqué dans le choix du futur dirigeant de l’Iran, après la mort du guide suprême Ali Khamenei.
L’entretien est le second échange du genre entre Donald Trump et Axios pour détailler sa stratégie et sa vision du conflit en cours. Au fil de la conversation, le président américain affirme qu’il estime nécessaire de participer « personnellement » au processus de succession. Une implication qu’il compare à son rôle dans les discussions politiques autour du pouvoir au… Venezuela. « Je dois être impliqué dans le choix, comme avec Delcy Rodriguez », explique-t-il.
Dans cet échange, Donald Trump évoque également le nom qui circule le plus pour succéder à Ali Khamenei : Mojtaba Khamenei, l’un de ses fils. Le président américain reconnaît lui-même que ce scénario apparaît aujourd’hui comme le plus probable dans les cercles du pouvoir iranien. Mais il laisse clairement entendre qu’il s’y oppose. « Le fils de Khamenei est un poids plume (…) Le fils de Khamenei n’est pas acceptable pour moi. Nous voulons quelqu’un qui apporte la paix et l’harmonie à l’Iran », affirme-t-il.
Ali Khamenei, qui dirigeait la République islamique depuis 1989, a été tué samedi 28 février dernier dans une frappe au début de l’offensive israélo-américaine contre l’Iran. Si Mojtaba Khamenei est souvent cité parmi les favoris, d’autres noms circulent également, comme celui d’Hassan Khomeini, petit-fils du fondateur de la République islamique Rouhollah Khomeini.
Cette perspective d’une succession dynastique à la tête de la République islamique serait jugée inacceptable par Donald Trump.
La question de la succession du guide suprême est cruciale en Iran. Le futur dirigeant est normalement choisi par l’Assemblée des experts, un organe religieux chargé de désigner le chef de la République islamique. « La plupart des personnes auxquelles nous pensions sont mortes (…) et maintenant nous avons un autre groupe. Ils sont peut-être décédés aussi (…) bientôt, nous ne connaîtrons plus personne », a-t-il déclaré mardi à propos des possibles futurs dirigeants iraniens.

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